CHRONIQUES DE CONCERTS

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POWER OF METAL - LYON
Avec : SYMPHONY X, NEVERMORE, PSYCHOTIC WALTZ, MERCENARY, THAUROROD
Date du concert : 04-03-2011
Lieu : Transbordeur - [ 69 ]
Affluence : 1000
Contact organisateur : http://www.base-productions.com/
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 10 mars 2011 - Chroniqueur : mistermag666 - Photographe : RULA Grégory


C’est un public pour l’instant assez restreint qui accueil les finlandais de THAUROROD. Il faut dire qu’il n’est pas encore 19h et que beaucoup trainent encore à la buvette ou ne sont pas encore arrivés. Malgré tout, les membres du groupe ne se laissent pas démotiver pour autant et entament leur set avec un Power Metal qui, sans être exceptionnel, est tout de même agréable à l’oreille. Il faut reconnaitre que le genre est déjà bien fourni et il devient vraiment difficile pour un groupe de Power de se sortir du lot. THAUROROD réussi quand même à captiver le public avec d’une part, par des compositions qui, à défaut d’être innovantes et dénuées de bons gros riffs accrocheurs, restent quand même de qualité, et d’autre part, par un jeu de scène qui, sans être lui aussi innovant, reste assez bien structuré. Les lights sont bien calées, le chanteur possède une voix très agréable, et les musiciens, talentueux, profitant de l’effet live pour se prendre au jeu des photographes, enchainent les riffs, tantôt heavy, tantôt speed, avec une dextérité digne des plus grand groupe du genre. Le problème avec le Power Metal, c’est justement le Power Metal ! C’est le genre de musique que je me plais à classer dans la colonne « métal passe-partout ». Aujourd’hui, il n’est plus évident de proposer du nouveau, on a alors l’impression de vite tourner en rond, car les groupes n’arrivent plus à avoir une identité qui leur est propre. Je ne dis pas que THAUROROD est mauvais, loin de la ! Mais innover dans une branche qui est « over-bouchée » fait relever un défi quasi-impossible à réaliser. THAUROROD propose un Power Metal agréable, certes, mais malheureusement, sans identité ! Et sans identité, un groupe aura vite fait de se faire oublier à cause d’une impression de déjà-vu. Malheureusement, c’est cette impression de déjà-vu qui ne me laissera pas un souvenir impérissable du groupe, un peu a l’image d’un concert de Freedom Call ouù j’ai pu assister il y a quelques années et où un des mes ami m’a rappelé récemment qu’on les avait vu ! Quoiqu’il en soit, ne nous lamentons pas, la soirée ne fait que commencer et comme le dis si bien Freddy Mercury, « the show must go on »…….




C’est « From Danmark » que nous viens ce soir le groupe MERCENARY. Apres THAUROROD et son Power Metal traditionnel, les danois envoient un son plus proche d’un Thrash/Death « Mélodique » à la IN FLAMES ou autre KILLSWITCH ENGAGE, avec beaucoup de puissance et de riffs bien lourds. Le chanteur René Pedersen sait y faire avec le public et rapidement, l’ambiance commence à monter un peu plus que précédemment. Je me retrouve rapidement dans un style musical que j’apprécie assez, ce qui ne me déplait pas non plus, ainsi qu’à nos « djeunz » locaux qui eux aussi, ne regrettent visiblement pas de s’être déplacé ce soir. Le line-up quadri-personnel envoie des compos taillées pour le live, avec beaucoup d’énergie, et de petits pogos s’organisent ici et là dans une fosse qui n’est toujours pas complètement remplie. MERCENARY propose un style assez agressif par rapport au premier groupe qui est monté sur scène, mais encore une fois, un style sans identité propre. Le groupe reste quand même bon, mais on revient vite à cette impression de déjà vu. Les compositions sont bonnes, le public headbang, il faut dire que René est un bon frontman qui n’a pas peur de se mouiller pour créer l’osmose entre le groupe et le public. Les jeux de lumières, très bien gérés, sont eux aussi visuellement très réussis, et retranscrivent assez bien l’ambiance du style musical de MERCENARY, un style bien puissant comme on aime voir en live. Les autres musiciens, sans être exceptionnels, restent pour le moins assez bon, et les riffs puissants qu’ils envoient donnent à leur show cette ambiance propre au Thrash/Death où le personnel se situant dans la fosse est litteralement déchainé. C’est au bout d’une grosse demi-heure que le groupe quittera la scène, car il faut dire qu’avec 5 groupes à l’affiche de la tournée « Power Of Metal » ca fait du monde qui attend derrière et ca s’enchaine avant qu’on ait eu le temps de dire « ouf ». J’ai personnellement bien aimé MERCENARY, mais une fois de plus, avec un peu de recul, c’est encore cette impression de déjà-vu qui m’envahi, comme si on avait réchauffé un KILLSWITCH ENGAGE surgelé attendant patiemment son passage aux micro-ondes. Il devient de plus en plus difficile pour les groupes de nous proposer du neuf, et ca ce sent. Continuons tout de même à être enthousiaste, la soirée ne fait que commencer, et il reste encore 3 groupes à passer…





Le public, toujours assez restreint, accueille maintenant PSYCHOTIC WALTZ qui profite de la tournée « Power Of Metal » pour se réunifier. Nous avons donc sur scène un groupe californien qui nous propose plus un rock progressif assez « baba cool » qu’un Power Metal bien puissant, et qui a la particularité de posséder un guitariste handicapé dans un fauteuil roulant. Ne connaissant pas du tout ce groupe, je m’installe confortablement et profite du spectacle. Autant être franc, je ne vois pas pourquoi ce groupe fait partie de cette tournée car sincèrement, pour moi, ce n’est pas du métal. J’ai l’impression d’être dans une sorte de pseudo Woodstock, avec les hippies en moins, ou dans un concert de Jazz un peu musclé, avec une musique qui, bien que techniquement très bien réalisée, m’endors littéralement. Je ne suis visiblement pas le seul à avoir cette impression car rapidement, la population présente dans la salle migre petit à petit vers le coté buvette du Transbordeur. Le groupe PSYCHOTIC WALTZ n’a malheureusement pas sa place sur cette tournée, malgré des compostions techniquement redoutables, complètement décalée, où on se rend compte que les différents musiciens maitrisent tous très bien leur art respectif, un son aussi clair que le cristal, et des lumières ambiantes tres bien gérées qui sont en accord parfait avec le style musical du groupe. C’est malheureusement ce coté « too much prog » qui rebute le public, car il n’est vraiment pas facile d’accrocher, surtout quand on ne connaît pas les chansons. Les musiciens sont tous très bons, c’est clair, mais la mayonnaise ne prend pas. Le combo américain n’aura pas enflammé le Tranbo, et aura presque réussi à endormir une grosse partie du public qui tentera de rester réveiller en buvant quelques bières car, il faut le reconnaitre, l’ambiance du bar est plus chaleureuse que celle de la zone concert. PSYCHOTIC WALTZ reste néanmoins un groupe, qui, personnellement, est très (trop) technique. Ca part à gauche, à droite, devant, derrière, et quand on ne connaît pas les compos, c’est très difficile d’assimiler la musique car a peine un accroche sur un riff, ca repart dans l’autre sens, et c’est cette débauche de technicité qui n’aura pas enthousiasmée les lyonnais qui sont venu pour du lourd et du puissant ce soir. Si je ne savais pas ce qu’est le Progressif, j’aurais l’impression d’avoir à faire à un mélange de Rock/Jazz brouillon où les musiciens ont l’air de vouloir faire ce qui leur passe par la tète. Les membres se retirent de scène avec quand même quelques applaudissement, car on peut saluer leur courage pour nous avoir proposé un style qui n’a, d’un point de vue personnel, pas du tout sa place dans le thème de cette soirée, ainsi que le guitariste en fauteuil roulant pour s’être jeté dans ces conditions dans une tournée pareille, car pour lui, ca ne dois pas être évident. Heureusement, NEVERMORE arrivera à point levé pour réveiller le public…




Voila enfin l’heure pour NEVERMORE de monter sur scène. Un des photographes me dit 5 minutes avant le début du show que d’après son petit sondage perso effectué pendant le début de la soirée, beaucoup sont apparemment venus pour eux. N’ayant jamais vu NEVERMORE, je me dis que mes oreilles vont avoir droit à du lourd. Le Transbo est maintenant bien rempli au moment où les gars montent sur scène, et le public est au "taquet". Première surprise, c’est une bassiste qui joue dans NEVERMORE. N’étant pas trop au courant de l’actualité du groupe, j’apprends plus tard que la demoiselle remplace Jim Sheppard qui se fait opérer d’une tumeur au cerveau. Le set débute avec la bombe « Inside Four Walls » et je me demande alors pourquoi je ne suis pas dans la fosse pour participer moi aussi à cette tuerie ! Profitant du fait qu’un des photographes laisse parler ses émotions à grand coup de headbanging, je me dis alors que je n’ai pas le droit de le laisser seul et je me met moi aussi en mode « metal up your ass ». Les américains débutent avec du gros matos et le Transbo, maintenant bien rempli, vibre sous l’influence de la musique. Le groupe enchaine ensuite 3 titres de leur dernier album « The Obsidian Conspiracy » à savoir, « Moonrise », « The Termination Proclamation » et « Your Poison Throne ».


Il n’y a pas à dire, les compos du dernier album de NEVERMORE ont été taillées sur mesure pour le live. Les jeux de lumières sont fantastiques et s’accordent à la perfection avec la musique, le public est vraiment bouillant, il n’y a qu’à l’entendre hurler les « Prepare to death, Forget Will » ou autre « Rise ! Rise ! » qui prouvent que le dernier album du groupe n’est pas du tout passé inaperçu dans les oreilles de nos métalleux lyonnais. Warren Dale nous demande si nous sommes prêt à supporter une accélération du tempo, et nous voila maintenant avec un titre de leur album « This Godless Endeavor », le speedé « Born » ! Musicalement parlant, NEVERMORE n’offre aucun répit ! Les riffs monstrueux de leurs compositions sonnent encore dans mes oreilles, malgré les soucis de santé du chanteur, apparemment d’origine diabétique. En effet, Warren aura passé beaucoup de temps assis sur l’estrade sur laquelle était posée la batterie, et laissera souvent le public chanter à sa place, lui-même arrivant péniblement à assurer certaines parties de chant. S’enchaine ensuite le « calme » « The Heart Collector » qui permettra au chanteur d’essayer de se reposer un peu, accompagné de lumières douces qui donnent un coté chaleureux et convivial à cette chanson, succédée par « The River Dragon Has Come », avec sa petite intro bien calme, avant de nous emmener une nouvelle fois vers des riffs plus sombre et plus lourds. A cause du nombre importants de groupe à l’affiche de cette tournée « Power Of Metal », la fin du set de NEVERMORE touche bientôt à sa fin. Les américains envoient le dernier titre live de leur nouvel album, « Emptiness Unobstructed », et force est de constater que cette fois ci, le chanteur est aux abois et peine vraiment à assurer la tache qui lui est incombée, les montées de chant pendant le refrain étant toute simplement CA-TA-STRO-PHIQUES! Le groupe terminera tant bien que mal son set avec « This Godless Endeavor », tiré de l’album éponyme ! Le bilan du show de NEVERMORE n’est pas si dramatique car malgré un chanteur trop souvent assis, ou errant sur scène tel un zombie tout droit sorti d’un film de Romero, ou encore grignotant et « chantant » la bouche pleine, et une bassiste peut-être intérimaire, certes, mais néanmoins talentueuse, les musiciens du groupe ont quand même assuré un show de qualité, avec des compos bien calées, une technique impeccable, et ont fait partager de bons moment musicaux à nos hardos régionaux. Espérons juste que les soucis de Warren Dale se résolvent assez rapidement car sinon, j’ai bien peur que cette tournée « Power Of Metal » nuise sérieusement à l’image de NEVERMORE car des concerts comme ça, ça me donne justement envie de leur dire « nevermore »………




L’heure est enfin venue pour SYMPHONY X de monter sur scène. Les cris du public qui appellent Michael Romeo et Russel Allen résonnent dans les murs du Transbordeur. Les monstrueuses lights éclairent la scène, les musiciens se mettent en place et le show démarre sur « Of Sins And Shadows »! Que dire a cet instant ? Russel Allen n’a pas encore commencer à chanter qu’il fait déjà son show, Michael Romeo, souriant, nous envoie du gros son, Michael Lepond est déchainé derrière sa basse, Michael Pinnella isolé au clavier et Jason Rullo caché derrière ses futs suivent leurs collègues. Les boys sont en pleine forme et nous le montre ! N’ayant encore jamais vu ce groupe, je suis déjà sous le charme. Allen est une bête de scène et le public apprécie. Michael et sa guitare nous en met plein les yeux, ce show démarre fort, c’est indéniable. Le set se poursuit sur un morceau de leur dernier album, « Paradise Lost », intitulé « Domination ». Le temps pour Michael Lepond de commencer avec la petite intro technique à la basse et ca repart de plus belle ! SYMPHONY X nous prouvent qu’ils savent aussi bien envoyer du mélodique que des compositions plus lourdes et plus sombre, surtout sur des titres comme celui la ! Les lights rouges éclairent les membres du combo américain, ce qui ne fait que renforcer cette impression de rage, comme si la voix de Russel ne suffisait pas! Russel qui continue de monopoliser la scène en bougeant dans tout les sens, à l’image d’un Bruce Dickinson survolté ! Ce n’est QUE le début du show, et la salle est déjà littéralement en feu, ce groupe est vraiment énorme ! On continue sur « The Serpent Kiss » avec son riff principal bien heavy, techniquement très au point, tout comme les autre morceaux du set. Il est maintenant l’heure pour moi de quitter la zone photo et d’aller m’installer sur les gradins, car comme toujours, il y a 2 écoles de « placement », la fosse pour l’ambiance, et les gradins pour le son, et comme je voulais vraiment profiter au maximum d’une bonne acoustique, j’ai donc naturellement privilégié les gradins.


On enchaine avec « Paradise Lost », plus calme, qui permet au clavier de prendre un peu la parole sur l’intro car nous l’avons pour l’instant peu entendu, et arrive Russel qui nous sort LA voix ! C’est incroyable de quoi cet homme est capable. D’un point de vue personnel, Il fait vraiment partie de ce que j’appelle le « tierce gagnant » des chanteurs, avec Jorn Lande et Bruce Dickinson. Ces 3 chanteurs d’exception sont capables de faire passer aussi bien de la rage que de l’émotion au travers de leur chant. La partie de chant clair sur le début de ce magnifique morceau me donne des frissons et me fait presque monter les larmes aux yeux, je profite en même temps d’un son d’une clarté incroyable car d’où je suis, j’arrive a discerné chaque note de batterie, de clavier, de guitare et de basse. Celui qui ose dire que SYMPHONY X n’avait pas de bon son n’était tout simplement pas à la bonne place, car je vous assure qu’il était d’une qualité exceptionnelle. Romeo ne laisse rien passer et ses solos, qui ennuient peut-être certains qui ne sont pas fan de démonstratif, sont aussi bien réalisés sur scene que sur les versions studio des compos. Apres ce petit interlude assez calme, on repart sur du bon Heavy/Prog avec « Inferno » et son intro « décalée ». Allen n’arrête pas et continu de bouger sur toute la scène, comme s’il avait consommé des substances non autorisées, et Romeo, quant a lui, continu d’enterrer techniquement tout les guitaristes qui sont passés ce soir sur la scène du Transbordeur. Je reste admiratif devant autant de talent et de technique, que ce sois au niveau du chant que des instruments et je commence à regretter le fait d‘avoir attendu autant de temps pour voir SYMPHONY X. Le combo américain enchaine maintenant avec un titre issue de l’album « Twilight In Olympus » nommé « Smoke And Mirrors » avec son intro tres symphonique, et poursuis avec « Set The World On Fire » de leur dernier album en date. D’un point de vue personnel, cet album qu’est « Paradise Lost » à vraiment marqué un tournant dans la carrière du groupe, avec des titres qui, même s’ils restent tres progressifs, sont beaucoup plus rageurs que sur les précédents opus. Les compos de cet album joué ce soir sur scène rendent le public encore plus déchainé, ce qui rend Russel Allen encore plus performant. Nous nous approchons malheureusement déjà de la fin du set et c’est pour moi une surprise car ils nous balancent une chanson de « V », album qui, au passage m’a fait connaitre ce groupe, « Evolution », avec ses riffs heavy et sa double grosse caisse tres rapide. Le show se termine sur « Eve Of Seduction » et permet d’apprécier 5 minutes de plus ce merveilleux groupe. Je ne peux dire qu’une seule chose, c’est que je ne suis pas prêt d’oublier ce concert. Le seul « reproche » que j’aurais à faire étant simplement le fait qu’Allen et Romeo assurent tellement tout les deux qu’ils arrivent à rendre invisible les autres membres du groupe. Il faut dire que ce sont de vrais show-men, et qu’ils savent faire pour arriver à  sortir cette énergie qui leur sert de carburant. Apres 3 premières parties d’horizon tres différents, allant du Power Metal traditionnel au « Psychédélique/Prog », en passant par un « Trash/Death Mélodique », et NEVERMORE, avec son style propre à lui, SYMPHONY X aura clôturé la soirée « Power Of Metal » avec beaucoup de brio. La bande a Allen et Romeo peut être fière de nous avoir donné un show d’une telle qualité, car pour un concert, c’en était un bon, c’est le moins qu’on puisse dire. Je termine ma chronique avec un seul désir, celui de revoir rapidement SYMPHONY X car personnellement, c’est un groupe énorme qui a, ce soir, gravement assuré…






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