CHRONIQUES DE CONCERTS

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STONER RISE 2011 - LYON
Avec : THE ELDERBERRIES, 7 WEEKS, MUDWEISER
Date du concert : 15-03-2011
Lieu : Le Marché Gare - [ STONER RISE 2011 - LYON ]
Affluence : 190
Contact organisateur : http://www.myspace.com/7weeksmusic
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 20 mars 2011 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


Le Stoner Rise 2011, tournée de « wild and heavy rock n’roll » parcourant la France pour dix dates en ce Mois de Mars, fait étape à Lyon ce mardi 15. C’est la salle du Marché gare qui a été choisie pour nous faire vibrer au son du gros rock, le vrai, celui qui tache. Trois formations « frenchies » au menu, trois groupes qui alternent leurs prestations scéniques chaque soir et aujourd’hui ce sera MUDWEISER qui ouvrira le bal Sudiste suivi de 7 WEEKS, pour terminer avec THE ELDERBERRIES.


Pour un jour de semaine, l’affluence est bonne, et l’on sent des gens motivés se presser contre la scène au démarrage du show de la bande à Reuno. Reuno le frontman de LOFOFORA entre autres qui vient ce soir avec MUDWEISER (n’y voyez pas une quelconque publicité pour une certaine boisson US !), nous abreuver de bon son bien gras, bien rock, bien métal, mais avec un peu de blues et même du rythm’n blues donc. Le combo semble sorti tout droit du bayou sudiste des states avec ses compositions aux accents psychédéliques quelques fois. Le métal prend souvent le dessus avec cette guitare décapante de Ole, cette basse au son énorme raclant les planches de la scène dans les mains de Jay complètement possédé, cette batterie groovy dirigée par Xav maitre des fûts. Et puis il y a le maitre de cérémonie et sa voix particulière, son charisme évident, son omniprésence sur scène. Des titres puissants, accrocheurs, destructeurs de neurones extraits du premier album en passant par un « She’s Like Cocaïne » extrait du nouveau vinyle « Drug Queens » entre autre, tout défonce ce soir même si Reuno prétend avoir fait un show approximatif en fin de set. Nous, on en reprendrait bien encore un peu, car ce fut excellent tout bonnement, quelle claque !





Place maintenant à 7 WEEKS de Limoges, quatuor devenu trio apparemment. Guitare basse batterie, tout simplement pour envoyer du gros rock stoner surtout, post-grunge un peu, mais toujours accrocheur et bien en place. Le son est donc bon, les compositions aussi, celles notamment du dernier album « all Channels Off » qui avaient donné lieu à un coup de cœur de la part du webzine pavillon666. Ce soir le trio est implacable dans le rendu scéniques de ses titres binaires et « groovy » qui possèdent en fait une démarche peut-être hybride à certains moments, mais sont redoutablement variés en fait pour peu que l’on adhère au travail de composition du groupe qui est bien recherché. Il faut remarquer le chant du bassiste profond mais aussi éraillé à souhait selon les compositions. Les riffs de la six cordes interpellent avec notamment de petites distorsions faisant la différence. Et puis du côté rythmique c’est lourd et précis, ça ne rigole pas, ça claque. 7 WEEKS semblent avoir satisfait un public en attente de rock-fort, métallisé sur les bords, et émotionnel en même temps. Mission réussie donc pour les musiciens de limoges ce soir.





On s’installe, on s’installe, un peu plus longuement cette fois car nous allons accueillir un combo Franco/Anglo/Canadien de Clermont-Ferrand, THE ELDERBERRIES avec cinq musiciens sur les planches. Et ce quintette va nous clouer au mur dès les premiers titres avec une démonstration efficace de ce qui pourrait être du rock « biberroné » aux seventies avec un son énorme bien de notre époque et une présence scénique remarquable. Ici on navigue entre les (bonnes) influences de LED ZEPPELIN, des RAMONES et d’AC/DC. Les riffs « dirty » du groupe renvoient inévitablement au stoner, à la démarche primaire des STOOGES, bref du rock puissant, rebelle et psychédélique d’il y a une quarantaine d’années. Et sur la scène, ces compositions, ces allures déglinguées, ces envois ravageurs d’un autre temps, ça marche. ça marche tellement bien que le public du Marché gare en prend plein les conduits auditifs avec une certaine jouissance « rock n’rollienne » basée sur un certain mix rock/blues/punk historique au son bien actuel. Du neuf avec du vieux peut-être, mais on se prête au jeu facilement avec ces compositions racoleuses de toute façon. Bell découverte, pour moi évidemment, mais aussi pour la plupart des gens venus ce soir assister et participer à la grand’messe du rock, du vrai, du lourd, celui qui tache, le l’ai déjà dit, mais cette phrase résume bien la démarche proposée par l’affiche du Stoner Rise 2011.





Conclusion ? Il n’y a pas de conclusion, tout a été dit dans cette petite chronique d’un petit (grand ?) concert comme on aimerait en voir plus souvent.



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