CHRONIQUES DE CONCERTS

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UNLEASH THE HOSTILE TOUR - ANNECY
Avec : BENIGHTED, KRONOS, GOROD
Date du concert : 08-04-2011
Lieu : Le Brise Glace - [ 74 ]
Affluence : 300
Contact organisateur : http://www.myspace.com/transylvaniaprod
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 15 avril 2011 - Chroniqueur : Black.Roger - Photographe : Black.Roger


La tournée Unleash the Hostile Tour débutait à Annecy ce vendredi 8 Avril. Transylvania Prod, avait choisi pour ce concert le Brise Glace, salle située au bord du lac, où l’après-midi d’un été précoce incitait les premiers baigneurs à patauger dans les eaux bleues au pied des montagnes. Mais vers vingt heures, ce sont les amateurs de brutal death, Savoyards et autres Lyonnais, qui envahissaient le parking des Marquisats, impatients d’en découdre avec les trois groupes issus de la crème actuelle du métal brutal Frenchie, GOROD, KRONOS et BENIGHTED, qui ne sont pas venus là pour rigoler (si, un peu quand même !).


 


Trois combos donc avec chacun une heure de show prévue pour défendre son style. On commence à 21 heures avec GOROD. Les Bordelais ouvrent le feu et quelques secondes suffisent à envoyer en l’air ceux des premiers rangs qui doivent être en manque de métal brutal visiblement. Ca vole donc de partout, les boissons aussi, merci. Mais le death assez technique de GOROD va calmer un peu le jeu avec des passages plus alambiqués, plus recherchés, voir limite jazzy par moments. Alors on se regarde dans la salle, on se demande si il faut bourriner ou pas dans ces moments là. Alternance donc d’ambiances décalées avec des envois costauds. Le groupe tient la scène de bonne façon, il a déjà tenu celle du Hellfest auparavant ne l’oublions pas et une certaine maitrise instrumentale est d’actualité. Alors on va dire que les compositions de ceux du Sud-Ouest sont accrocheuses, carrées, avec guitares et basse inventives, mais sur scène ce n’est pas toujours évident de contenter un public évidemment partagé entre technicité et déferlante massives, ce soir donc les avis resteront partagés.


 





 


Le Brise Glace a cette particularité de posséder des rideaux de scène, alors pendant les changements de plateau, on entend tout, mais on ne voit rien, c’est la magie des vieux théâtres peut-être, alors quand les rideaux s’ouvrent, tout le monde se colle contre la barrière d’un seul élan. Ce nouvel élan sera ce soir pour accueillir les Vosgiens de KRONOS qui sont attendus d’oreille ferme car un nouveau hurleur/frontman est à découvrir. On dirait que l’arrivée de Tom a « boosté » le groupe dans une direction encore plus brutale, car même si les samples « Héllèniques » d’intro sont bien à leur place, les envois sont semble-t-il plus puissants, plus « rentre-dedans » tout simplement. Ce soir KRONOS nous offre un set époustouflant de death alliant technique et avancées « rouleau compresseur » avec un son d’une efficacité redoutable. Inutile de vous dire sue dans la fosse, le défoulement physique ne baisse pas d’intensité pendant tout le show. Je me suis même demandé si c’était le même KRONOS que j’avais vu il y a quelques années, c’est vous dire… Alors mes amis, que dire ? Que cette petite heure de brutalité intelligente, avec des lights percutants, fut excellente tout simplement, quelle claque !


 





 


La pression va encore monter d’un cran avec l’arrivée sur les planches de Julien, Gab, Litchi, Eric et Kikou, autrement dit les bouchers Stéphanois de BENIGHTED qui arrivent avec sous le bras leur nouveau méfait, le sixième déjà, « Asylum Cave ». Alors, attention, comme le dit souvent le frontman entre deux « gruiks » et deux « growls », il va y avoir de la cervelle contre les murs. Le public n’attends que ça d’ailleurs avec une certaine frénésie sous-jacente. C’est un BENIGHTED des grands soirs qui va donc transformer le Brise glace en temple du grind/death psychologiquement dérangé comme le héros du nouvel album Josef Fritzl. Rythmique insoutenable du maitre des futs Kevin de plus en plus percutant, riffs et soli destructeurs de neurones, chanteur obsédé dans ses cordes (vocales) particulières, sans parler du bassiste fou qui va même faire le tour de la salle avec son instrument. Les amateurs d’émotions fortes boivent « comme du petit lait » les nouvelles compositions sans oublier notamment un petit « Slut » de « Icon » ou un petit « Fœtus » de « Insane Cephalic Production », l’un, sinon le meilleur album du groupe selon les discussions au bar, mais cela reste à prouver ! De toutes façons, BENIGHTED « c’est de la bonne » comme dirait mon ami le grindcoreux détraqué. Alors on voudrait que le gig ne finisse pas, il y a tant de bons titres dans leur discographie, mais il faut bien terminer cette soirée qui a vu nombre de stage-diving passer sur nos têtes, sans compter circles-pit, wall of death et autres démonstrations perturbées. Tout s’arrête, mais tout revient avec deux morceaux en rappel pour enfoncer le clou dans nos cervelles dérangées (qui à dit comme d’habitude ?). Ce fut donc un show excellent encore une fois, il n’y a rien à rajouter.


 





 


Merci Annecy, merci Transylvania Prod, merci au public qui a contribué à placer l’ambiance à un haut niveau, et naturellement merci aux trios formations qui ont éclaté la scène Savoyarde.



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