CHRONIQUES DE CONCERTS

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ROTTEN SOUND - PARIS
Avec : ROTTEN SOUND, TRAP THEM, GAZA, THE KANDIDATE, HAUST
Date du concert : 11-04-2011
Lieu : GLAZ’ART - [ 75 ]
Affluence :
Contact organisateur : http://www.myspace.com/garmonboziainc
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 17 avril 2011 - Chroniqueur : Hellbangeuse - Photographe : hellbangeuse http://www.flickr.com/photos/hellbangeuse


Le Glaz’Art accueille ce soir une affiche des plus brutale avec les finlandais de ROTTEN SOUND pour chef de file. Autant dire que la sueur et le sang sont au rendez-vous, tout comme le public qui a visiblement fait le déplacement.


 


Les Norvégiens de HAUST ont pour mission d’ouvrir les hostilités et c’est avec une certaine conviction que ceux-ci commencent à jouer. Leur musique pourrait presque être qualifiée d’expérimentale tant le mélange entre Black Metal, Hardcore et Punk se révèle explosif et original. Voilà un groupe hargneux qui envoie la sauce avec empressement et sans aucun compromis. On sent la formation complètement investie dans son jeu et même si le public a parfois du mal à suivre, le set n’en reste pas moins efficace et intense.


 



 


Quelques minutes plus tard, c’est déjà au tour de THE KANDIDATE de montrer les crocs face à un Glaz’Art qui commence à peine à s’échauffer. Menée par Jacob Bredahl (ex-Hatesphere), la petite troupe a de quoi nous surprendre avec un Thrash-Hardcore efficace et entraînant. Le public ne s’y trompe pas et les premiers pogos qui commencent nous promettent fougueusement quelques bleus à l’arrivée. Toute cette énergie que communique le groupe est d’ailleurs corroborée par un son de qualité et par des musiciens expressifs ne restant pas cachés derrière leurs instruments. Une belle prestation, mais décidément bien trop courte à la vue de ce que THE KANDIDATE est capable de nous offrir.


 



 


Les Grindcoreux de GAZA n’ont visiblement pas volé leur nom à la vue du chaos qui s’installe dans la salle dès que ceux-ci prennent possession de la scène. Face à la rapidité et à la violence de la musique des Américains, le pit s’excite et se lâche, créant au fil des morceaux un incroyable bazar qui écrase tout sur son passage. Les membres du groupe ne s’y trompent pas et viennent ainsi jouer et chanter à l’intérieur même du pit. Pour autant, le groupe reste sérieux dans son interprétation des morceaux avec un son qui reste largement audible malgré la complexité du style. Le cœur et la qualité sont ainsi les deux forces motrices d’une prestation à la violence et à la puissance rares mais maîtrisées.


 



 


Si le chaos est déjà bien installé dans la salle, TRAP THEM nourrit visiblement l’intention de l’entretenir voire même de l’intensifier. D’autant plus que quelques fans sont là pour aider la cause, à coup d’échange de micro avec le crieur en chef Ryan McKenney et de stage-divings inspirés qui se terminent directement au sol. Le grindcore de TRAP THEM assure de son côté sa complète déconstruction mélodique tout comme la voix de Ryan aime à se montrer à la limite de ses capacités avec des hurlements hachés et écorchés au possible. Un groupe pour auditeur avertis, parfaitement à sa place ce soir à en juger par le sourire qui s’affiche sur la quasi-totalité des visages de l’audience.


 



 


Des balances sensiblement plus longues viennent entretenir l’impatience d’un public qui n’attend plus que les maîtres de cérémonie. ROTTEN SOUND finit par arriver humblement sur scène et commence immédiatement le show par le duo « The Effects »-« Praise de Lord ». De quoi mettre efficacement la machine en route avant de nous présenter son dernier rejeton sorti en mars : « Cursed ». Près d’un tiers de l’album est joué ce soir avec un public qui accueille ces nouvelles compositions comme il se doit à coup de slams, pogos et headbangs passionnés. L’ambiance est donc à son comble et le Grind Death nordique de ROTTEN SOUND toujours aussi en forme, prêt à nous botter sévèrement les fesses. Si les musiciens et Keijo Niinimaa ont l’air calmes et sereins sur scène, ceci n’est rien d’autre qu’une illusion visuelle tant le son et le chant délivrés ce soir sont dignes du déchainement d’un psychopathe en furie. Les Finlandais frappent forts et intensément depuis plus de quinze ans et cette vigueur ne semble pas prête de s’estomper, comme vient de le prouver ce set violent et acharné.


 




 


Pour une soirée brutale, ce fût une soirée brutale aussi bien du côté du public que de la musique proposé par 5 combos tous très en forme. La sueur emplit ainsi les murs d’un Glaz’Art lessivé qui restera néanmoins parler avec des groupes toujours disponibles pour échanger avec leurs fans. En deux mots : intensité et humilité.



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