CHRONIQUES DE CONCERTS

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UNLEASH THE HOSTILE TOUR - VALENCIENNES
Avec : BENIGHTED, KRONOS, GOROD
Date du concert : 15-04-2011
Lieu : Igelrock - [ 59 ]
Affluence : N.C
Contact organisateur :
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 27 avril 2011 - Chroniqueur : borgir62 - Photographe : borgir62


Avec une telle programmation, l'IgelRock de Valenciennes devient le lieu qu'il faut fréquenter actuellement si on veut assister à un gros concert Metal. En effet, après Headcharger et avant des affiches alléchantes dont Septic Flesh, Demonical ou Anaal Nathrakh, la Péniche accueillait une des deux dates nordistes du Unleash The Hostile Tour, qui mettait à l'honneur BENIGHTED, KRONOS et GOROD, rien que ça. A tous ses détracteurs qui critiquent le son plus que médiocre, l'Igelrock peut désormais s'appuyer sur des groupes modèles. C'est vrai, les balances ont duré dix ans, les membres des 3 groupes se sont surement arracher les cheveux (sauf les nombreux chauves présents sur scènes), mais quand des groupes se donnent autant de peine et en sont récompensés, on ne peut que saluer l'effort.


 


Arrivés sur les coups de 19h, heure initiale de l'ouverture des portes, les membres de GOROD ne vont pas chômer et vont faire leurs balances sans trop se soucier du timing. A titre personnel, je ne trouve pas ça dérangeant, tant le groupe s'est appliqué afin de nous offrir un régal pour les oreilles. C'est donc à 21h, au lieu de 20h prévu initialement, que les excellents Technical Death Metalleux démarrent leur set sur "Earth Pus" face à un public des plus timides. Alors que Gorod appelle à la débauche d'énergie aussi bien sur scène que dans la fosse, ce soir l'ambiance ne sera pas au rendez-vous pour cette première partie, contrairement aux Paradis Artificiels 2010 où ils ouvraient pour Loudblast, face à une quinzaine de surexcités, un an plus tôt, jour pour jour. Si le nombre a évolué ce soir, l'animation n'en a pas fait autant. Avec un line-up relativement récent, qui se traduit par la présence de Nicolas (Arcania) à la guitare et Julien (Zubrowska) au chant, le quintette est des plus à l'aise sur scène, notamment porté par un Barby toujours aussi impressionnant d'aisance. Le public ne lui rend pas ce bon accueil et restera en retrait tout le long du concert, au grand dam des bordelais. Pourtant, le show auquel nous assistons est excellent et la setlist retenue est des plus motivantes. "Gilded Cage", "The Path" (que j'aurai plutôt tendance à mettre en première de part sa petite intro) ou "Programmers Of Decline". En guise d'au revoir, Gorod nous proposera l'exceptionnelle "Disavow Your God" aussi bonne sur CD que sur scène. Un set maîtrisé à la perfection qui aura mérité les applaudissements du public qui, sur les dernières minutes, se réveillera légèrement... Il y a de fortes chances que les prochains passages du groupe se fassent désormais sur Lille.


 




 


Alors que la plupart termine leur cigarette et leur bière sur le pont, les vosgiens de KRONOS viennent réveiller un public un peu léthargique. Là encore, le groupe a connu un changement de line-up, puisque l'écossais Chris Lewis remplace Kristof derrière le micro. Ce fut d'ailleurs assez drôle d'entendre Chris nous balancer un "We're Kronos from France" et de nous parler constamment en anglais. Néanmoins son intégration au sein du groupe ne semble pas avoir été très dfficile, il suffit de voir la complicité avec Thomas notamment pour s'en rendre compte. Ouvrant sur "Mashkhith", puis "Opplomak", il ne faudra guère de temps pour que je considère le tout comme une énorme claque dans la face. Impressionnants de brutalité, de vitesse, on assiste là à une leçon de brutal death des plus intenses. N'ayant jamais porté attention aux précédents méfaits de Kronos, je suis resté littéralement bouche bée, notamment sur "Monumental Carnage" et "Bringers Of Disorder". Impossible de reprendre son souffle, Kronos enchaîne les morceaux à vive allure, entrecoupé par quelques mots de Chris, en anglais. Espérons que d'ici leur prochain passage en octobre (même endroit), le colosse aura appris quelques mots en français. Mis à part ça, on ne pourra rien leur reprocher ce soir. Bien qu'ayant eu beaucoup de mal à faire les réglages, ce qui fut le cas pour Gorod, et le sera également pour Benighted, l'attente valait la peine tant nous avons bénéficié d'une très bonne qualité de son. Enfin ! On commence à voir des spectateurs motivés, certains se rapprocheront de la scène progressivement et on se met à espérer à une boucherie sur Benighted


 




 


D'enfer il n'y aura pas, admettons-le tout de suite, mais une ambiance un peu plus propice à la fête. Des pogos réguliers mais assez peu fournis, il faut dire que la salle est à moitié remplie alors que BENIGHTED va tout ravager sur son passage. Une intro glauque et "Prey" lance ce qui va être un set exceptionnel en tout point. A la batterie, Kikou nous montre l'étendue de son talent, prouvant que les batteurs français sont vraiment en train d'exploser à la face du monde (faut-il d'ailleurs encore le prouver ?). Le côté joyeux nous viendra du côté de la basse, avec un Candy arborant un marcel rose et surtout, un magnifique tatouage Bob l'Eponge à la jambe gauche. Heureusement son jeu n'est pas fait pour rire et ne cesse d'impressionner notamment aux backing vocals ou lorsqu'il s'agit de venir jouer au milieu du public, voire même de l'autre côté de la salle, devant le bar ! Les Stéphanois faisant la promotion de leur dernière galette "Asylum Cave", c'est donc sans surprise que des titres comme "Let The The Blood Spill Between My Broken Teeth" ou la très joyeuse "Fritzl", sont exécutés à la perfection, morceaux sur lesquels Julien nous prouvera qu'il maîtrise aussi bien le chant hardcore que grind et les cris de porcs, tout en passant par quelques touches blacks et des growls bien poussés. Quelle démonstration aussi bien dans l'interprétation que dans le comportement sur scène. Une sacrée énergie se dégage de cette formation, et Benighted n'est pas là pour faire dans la dentelle. Une partie du public ne s'y trompe pas et entonne quelques chants festifs (pas forcément les plus adaptés, mais qui tiennent la route au carnaval de Dunkerque), au détriment des pogos et des circles pit qui ne font pas long feu, ce à quoi Benighted répondra en lui offrant un "Saw It All" destructeur puis enchaîne avec un joli cadeau: "Forsaken" en duo avec notre ami ecossais, Chris. Une nouvelle fois, on assiste à une merveille de concert et ce titre n'est que le reflet des 3 sets joués ce soir, dévastateurs au possible ! En dépit des chroniques plus qu'exceptionnelles de leur dernier opus, impasse ne sera pas faite sur les précédentes créations, et c'est ainsi que l'on pourra redécouvrir l'album "Identisick" (2006) par l'intermédiaire de "Nemesis" et "Collapse" et on cloturera sur un autre extrait de "Icon", avec "Grind Wit" qui viendra nous achever.


 





 


Benighted met donc un terme à ce qui aura été un concert exceptionnel, ou les principaux ingrédients étaient présents, à savoir des groupes accessibles, motivés et talentueux et un son de très bonne facture. Manquait juste une partie du public, qui aura probablement préféré l'affiche du lendemain à Dunkerque, où Malevolent Creation était présent. Merci à l'Igelrock pour son accueil, une nouvelle fois très chaleureux et à Triptykproductions pour cette belle affiche.



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