CHRONIQUES DE CONCERTS

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THE UGLY WORLD TOUR 2011 - BORDEAUX
Avec : CHILDREN OF BODOM, ENSIFERUM, MACHINAE SUPREMACY
Date du concert : 03-05-2011
Lieu : Le Krakatoa - [ 33 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.krakatoa.org/
Interview :
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Date de la chronique : 10 mai 2011 - Chroniqueur : Bodomania - Photographe : Bodomania


Rien de tel qu'un bon concert pour attaquer la semaine! Surtout en ce jour endeuillé par l'annonce du décès de Patrick Roy, notre fervent défenseur... Alors, afin de rendre hommage à ce grand Monsieur, partons en croisade Scandinave, et emplissons-nous les oreilles de bonne musique, de grande Musique. Un style composé par des musiciens qui comptent "parmi les plus créatifs de la sphère musicale en France et dans le monde", dixit l'homme à la veste rouge. Une pensée pour lui alors que le Krakatoa se dresse déjà devant nous...


Arrivée sur place, à peine le temps de jeter un coup d'œil à l'entrée, le set des MACHINAE SUPREMACY a débuté. Au vu des nombreux spectateurs qui errent dehors ou près du bar, les avis semblent donc partagés. Mais une fois dans la salle, bien remplie et réchauffée, il devient difficile de se frayer un chemin. Avec une fosse compacte et bien agitée, on peut se dire que les Suédois ont tout de même réussi à séduire une partie du public. Sur scène, le groupe se défend assez bien, même si Robert Stjärnström, parfois à la limite de la justesse, manque quelque peu de puissance. Noyé dans des parties instrumentales heavy, modernes, agrémentées par des samples electro survitaminés sur "Force Feedback" ou encore "Rocket Dragon", porté par un très bon solo d'Andreas Gerdin. Après l'album "Overworld, s’ajouteront quelques morceaux issus de leur dernier opus "A View From The End Of The World". Pourtant fondé il y a dix ans, le groupe reste encore méconnu dans notre cher pays, alors cette tournée aux côtés des Finlandais est l'occasion parfaite pour faire la promotion de leur compilation "The Beast Of Your Decay", sortie cette année même. Sans toutefois déchainer la foule, l'accueil est plutôt bon, quant à l'ambiance de ce soir, elle est tout simplement excellente, les bordelais sont apparemment très motivés... ça tombe bien, la première partie l'est aussi. Les membres ont beau être statiques, chacun donne son énergie et le jeu reste solide et efficace. Le bassiste, Johan Hedlund ne lésine pas, et les saccades introductives et autres mélodies de "Nova Prospekt", entraînées par Jonas Rörling et Andreas Gerdin, feront brandir de nombreuses mains. Le set s'achève sur les notes du power "Through the Looking Glass", rythmé par le frappeur Niklas Karvonen. Rien de transcendant, mais un premier set rafraichissant délivré en toute humilité par des musiciens dynamiques et souriants.


 




 


Le registre musical étant varié ce soir, nous nous arrêtons à présent sur le Viking/Folk Metal des terres finlandaises. ENSIFERUM était déjà parmi nous en 2009 pour la sortie de "From Afar", en compagnie de TRACEDAWN et METSATÖLL. Certains d'entre vous ont donc déjà pu assister à leur show, mais revoir leur prestation dans d'aussi bonnes conditions vaut indéniablement le coup. La salle du Krakatoa, assez grande et bénéficiant d’un très bon son, fera donc honneur à cette belle affiche, d'autant plus qu'elle est pleine à craquer lorsque la troupe débarque sur scène. Une entrée toute de kilt vêtue guidée par le thème conquérant de "By The Dividing Stream". Leur dernier album sera de nouveau bien représenté, car le titre éponyme repris en chœur suit la lancée. Mais il est aussitôt rejoint par des accords plus anciens, ceux du traditionnel et épique "Token Of Time". Les mélodies entêtantes se multiplient, portées par le désormais chanteur/guitariste à plein temps, Petri Lindroos, qui déverse son chant déchirant. L'ex-NORTHER est aussi bien soutenu par ses compères qui multiplient les interventions vocales musclées, 100% paganisantes. Pendant que le charismatique Sami Hinkka s'agite en levant sa basse, faisant de ses déplacements des appels au carnage à la manière d'un Steve Harris à barbe venu du grand nord, pogo et slam se succèdent dans la fosse. Petri, moins démonstratif mais tout aussi présent fait à son tour scander la foule. Poing levé, les metalleux répondent en force, rythmant avec entrain "Guardians Of Fate". Le tempo s'accélère et le succès est total sur "Ahti", seul rescapé de l'album "Victory Songs", qui voit s'accroître le nombre d'headbang à la minute distribué par Markus Toivonen. Derrière son clavier, Emmi Silvennoinen, nous balancera à son tour quelques notes recouvertes par des envolées capillaires. Mais deux défenseurs d'"Iron" arrivent déjà. C'est le moment de reprendre en chœur le fédérateur "Lai Lai Lai" guidée à mi-parcours par une cavalcade rythmique façonnée des mains de Janne Parviainen. La festoyade s'achève sur les "Tatadada Tatadada" successifs d' "Iron", entonnés par un public aussi moite que survolté. Les Vikings terminent leur prestation sous les acclamations d’un public qui n’aurait certainement pas refusé quelques titres de plus. Mais en tout cas, une chose est sûre, ENSIFERUM vient de placer la barre très haute...


 





21h30. Une plus longue attente sépare ce qu'on pourrait qualifier des deux têtes d'affiche de la soirée. Même si la salle reste quasiment pleine, (certains ont apparemment peur de perdre leur place), c'est le moment parfait pour atteindre le chef de la sécurité afin d’aboutir pour de bon (enfin pour 3 titres sans flash) au pit réservé aux détenteurs du holy pass. La quête se termine, il était temps... Les roadies s'affèrent, l'un d'entre eux déclenchera même quelques hilarités en nous délivrant avec humour un check sound très inspiré derrière l'un des claviers de Janne. Et oui, il y'en a deux, un de chaque côté, c'est ce qu'on appelle être prévoyant! La fumée investit la scène, la faucheuse en fond, "Not My Funeral" peut résonner...


 


Sorti au mois de mars, "The Relentless Reckless Forever" se trouve être le petit dernier d'une discographie qui aura fait débat ces dernières années, en particulier depuis l’enregistrement d’"Are You Dead Yet?". Mais que chacun soit rassuré, même si les premiers albums seront survolés, il y en aura pour tout le monde ce soir. Dans l'excitation générale, à coup de "Bodom Beach Terror" et "Needled 24/7", un doublé "Hate Crew Deathroll" redoutable s'impose ensuite. Le constat est sans appel, ce qui avait partagé les fans à l'époque de sa sortie, est sans nul doute toujours aussi efficace en live... Comme quoi, les avis, avec le temps... Des titres plus récents et hautement thrashisants s'en suivent, appuyés par les cordes d'Henkka, qui nous offrira au passage, quelques mots en français… nous faisant part du plaisir d'être de retour après si longtemps... Effectivement, leur dernière venue datant d'il y a huit ans, lors de leur tournée avec SOILWORK, ce show était forcément très attendu. D’ailleurs, le public est bien plus nombreux et vivant qu'à l'occasion de cette date antique. Ayant amassé de nombreux fans depuis le temps, qui n'étaient surement pas en âge de d'assister à ce concert à Barbey, du sang neuf vient donc se mêler aujourd'hui aux "anciens" dans la Hate Crew. Le bassiste chauffe le public qui est aussi réactif en bas, qu'au balcon. La tournée ayant débuté il y a deux mois, on ressent peut-être un peu de fatigue de la part des musiciens, mais pas non plus de quoi regretter d'être les 33èmes sur la liste! Roope est dans l'ombre mais l'énergie, la maîtrise et la décontraction naturelle du personnage sont encore et toujours là, de quoi le faire ressortir de l'obscur côté droit de la scène. Janne est également assez discret ce soir, pas de reprise délirante d'un hit au clavier, mais comme à son habitude, de nombreux rires et duo partagés avec Alexi. Janne, qui nous adressera également quelques mots… dans sa langue natale! D'où les "fucking" interjections adressées par son compère. La température a augmenté et ce ne sont pas les riffs acérés, les battements infernaux de Jaska sur "In your face", ou bien les notes agressives et mélodiques de"Living Dead Beat" qui vont rafraichir l’ensemble. Seules les bouteilles d'eau déversées sur les premiers rangs, ou les médiators régulièrement distribués rendront la déshydratation plus supportable. Un medley mi-"Hatebreeder", mi-"Follow The Reaper" nous prend alors par surprise. Mais à ce stade là, la communion avec le public est très bonne, alors malgré ce raccourci, le plaisir est grand. Surtout avec "Children Of Bodom" et "Hate Me!", deux titres définitivement taillés pour la scène, tout comme les albums dont ils sont issus... Le tout aussi puissant et old school "Downfall" continue d’enflammer la salle, qui nous sert un pogo interminable durant ces minutes de jouissance auditive. Ce qui tombe plutôt bien, car la fin n'est pas encore arrivée… Sous les applaudissements, "Was It Worth It" débute le rappel incontournable, avant de nous servir un "Hate Crew Deathroll" pour la route. Ce morceau très bien choisi pour la fin du set donnera lieu à un égosillement général sur le fameux "We're all for none and none for all", sous la direction du frontman/chef d'orchestre. La sortie bien qu'ovationnée sera toutefois rapide. Quelques remerciements donnés à la vitesse de la lumière avant de repartir vers les coulisses. Cependant, Jaska viendra distribuer ses baguettes et serrer généreusement toutes les mains tendues vers lui avant de quitter les planches...


 





Pour conclure la soirée, et comme cela était indiqué devant la porte de la salle (quelle bonne organisation!), les membres d'ENSIFERUM sont disponibles à la fin du set de COB. Il n'en faudra pas plus pour les bordelais qui s'amassent déjà devant l'entrée, lieu de ravitaillement liquide et textile, afin de partager cette session dédicace. Les musiciens répondront durant de longues minutes, avec une extrême gentillesse, aux harcèlements des fans. Quelques membres de MACHINAE SUPREMACY sont également présents, alors, un dernier souvenir pour la fin... C'est les oreilles et les bras bien chargés que le public quitte l'antre du Krakatoa. L'organisation et les groupes ont été plus qu'à la hauteur de l’évènement, et les bordelais venus en grand nombre, n'auront certainement pas regretté le déplacement. En espérant seulement ne pas avoir à attendre aussi longtemps pour revoir une aussi belle affiche à Bordeaux…


SET-LIST MACHINAE SUPREMACY


_ Truth Of Tomorrow


_ Force Feedback


_ Rocket Dragon


_ Overworld


_ Nova Prospekt


_ Through The Looking Glass


 


SET-LIST ENSIFERUM


_ By The Dividing Stream


_ From Afar


_ Token of Time


_ Into Battle


_ Twilight Tavern


_ Guardians Of Fate


_  Ahti


_ Lai Lai Hei


_ Iron


 


SET-LIST CHILDREN OF BODOM


 _ Not My Funeral


_ Bodom Beach Terror


_ Needled 24/7


_ Shovel Knockout


_ Roundtrip to Hell and Back


_ In Your Face


_ Living Dead Beat


_ Children Of Bodom / Hate Me!


_ Blooddrunk


_ Angels Don't Kill


_ Downfall


 Rappel:


_ Was It Worth It?


_ Hate Crew Deathroll



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