CHRONIQUES DE CONCERTS

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HATE ETERNAL - PARIS
Avec : HATE ETERNAL, OBSCURA, BENEATH THE MASSACRE, DEFILED, DEEP IN HATE
Date du concert : 05-05-2011
Lieu : Nouveau Casino - [ 75 ]
Affluence : NC
Contact organisateur : http://www.myspace.com/trendkillentertainment
Interview :
 Pavillon 666 - metal rock webzine  
Date de la chronique : 14 mai 2011 - Chroniqueur : GOHR - Photographe : GOHR


Si il y a une formation que nous n’avions pas eu l’occasion de voir depuis un bon moment en région parisienne, il s’agit bien de HATE ETERNAL. Il faut dire que la vie n’a pas toujours souri au groupe, entre le décès de son bassiste il y a quelques années, les soucis financiers et les coups de main donnés par sieur Rutan à MORBID ANGEL en tant que guitariste live. Que reste-t-il donc de cette formation culte, après quinze ans d’une difficile existence ? Les américains parviendront-t-ils à déchaîner la fougue d’un Nouveau Casino en plein milieu de la semaine ?


 


Avant de nous consacrer aux maîtres du brutal-death, faisons un détour par la relève : DEEP IN HATE. Il s’agit d’un jeune combo parisien dont le second album « Origins of inequality » n’a vu le jour que très récemment. J’ai pour ma part apprécié ce cd, malgré quelques évidentes longueurs et c’est avec joie que je m’aperçois que celles-ci ont complètement disparu en live. La formation assène riffs techniques et mosh part avec une grande précision, et il est fort agréable de voir un groupe qui bouge beaucoup malgré les difficultés des plans qu’il exécute. La demi-heure en compagnie de la formation est d’autant plus excellente qu’elle est synonyme d’un grand professionnalisme… bref un groupe qui devrait vraiment décoller.


 




 


Après un court changement de plateau, c’est aux nippons de DEFILED de monter sur scène. Alors que DEEP IN HATE avait fait monter la pression, DEFILED arrive lui comme un cheveux sur la soupe. Son Death-métal old-school n’est pas foncièrement mauvais, influencé entre autre par les premiers albums de CRYPTOPSY, mais le son est totalement catastrophique. Il s’agit ni plus ni moins d’une déflagration continue de fréquences basses, à se demander même comment cela se fait que le public ait l’air d’apprécier. Une performance décevante compte tenu du potentiel de ce groupe.


 




 


Arrive enfin le premier « gros » groupe de la soirée : les québécois de BENEATH THE MASSACRE. Fort d’un album et d’un Ep qui sonnèrent un peu comme une « révolution » dans le monde du Death-technique, et depuis suivi par de nombreuses formations comme BRAIN DRILL ou les français de UPHEAVAL, le groupe a une position de leader à tenir. Sur scène BTM est comme sur CD, il s’agit d’un rouleau compresseur que rien n’arrête, terriblement brutal et précis. Quel plaisir que de regarder les mains de Dennis Bradley se balader aussi frénétiquement sur son manche ! Elliot Desgagnés n’est pas non plus en marge et est probablement le chanteur le plus charismatique de la soirée. Il s’agit d’une espèce de brute au timbre agressif qui a pourtant l’air très gentil quand il s’adresse au public. Finalement il est à l’image de son groupe, brutal et attachant : la recette du succès.


 




 


Changement total de registre avec OBSCURA, qui depuis deux ans passe très régulièrement en France. Quoi qu’il en soit, contrairement aux précédents concerts donnés dans la capitale, les teutons orientent ce soir leur set autours de leur nouvel album, l’excellent « Omnivium ». Sa complexité ne semble nullement être un rempart pour OBSCURA qui l’exécute avec une simplicité déconcertante, en transmettant son essence même, c’est-à-dire, ses ambiances, ses mélodies, sa violence etc. Quelques détours sur les singles de « Cosmogénésis », dont l’inévitable « Anticosmic overload » et le public est comblé. Un concert d’une grande élégance, pour un groupe qui est sûrement l’élite du Death-metal actuel, de quoi donner une leçon d’efficacité et aussi d’humilité à bon nombre de formations. Nous regrettons seulement l’absence du bassiste Jeroen Paul Thesseling, actuellement en tournée avec son autre groupe, les non moins brillants PESTILENCE.


 




 


Après un ultime changement de plateau, c’est aux vétérans de HATE ETERNAL de débarquer. Un constat s’impose : la formation est désormais un trio, ce qui ne pose vraissemblablement aucun soucis au père Rutan, dont le groupe semble se porter à merveille. D’ailleurs, au-delà de sa musique, qui a toujours été réputée pour être très carrée, HATE ETERNAL s’avère être d’une efficacité sans limite d’un point de vue scénique, chose a priori peu simple puisque le guitariste et le bassiste se partagent le chant, ce qui limite leurs déplacements. Peu de dialogues avec le public, certes, mais une précision imparable. Le groupe enchaîne vite ses singles tels que « King of all kings », ou encore « Powers that be », tous autant d’hymnes à la violence que le public semble apprécier. Il faut admettre que ces groupes à l’ancienne ont quelque chose d’agréable, prenez les solos de guitares, baveux et thrashy. Certes, c’est passé de mode, mais cela fonctionne toujours ! Nous sommes loin du shred à tout va d’un OBSCURA, mais cela confère un cachet à la musique de HATE ETERNAL, qui est un groupe plus fin qu’il n’y paraît.


 





 


Que dire de plus ? Malgré la déception DEFILED, il s’agit probablement de la plus belle date typiquement Death-métal de l’année… à la rigueur, ceux qui l’ont manquée pourront se rattraper au concert de THE FACELESS le 23 mai où DEEP IN HATE assure l’ouverture.



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