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chroniques de concerts

NAPALM DEATH - 03-02-2026 | Pavillon 666

NAPALM DEATH

Avec : Dopelord, The Varukers, Whiplash, Napalm Death

Date du concert : 03-02-2026

Lieu : Antipode - Rennes [35]

Affluence :

Chronique réalisée le 11-02-2026par : SpadeMayhem. Photographe : Spade Mayhem




Je ne vous l'apprends certainement pas : Dopelord, The Varukers, Whiplash et Napalm Death sont actuellement en tournée. Intitulée “Campaign for Musical Destruction”, cette kermesse aux airs de cataclysme scénique a déjà beaucoup fait trembler l’Europe ces dernières semaines.

Ainsi, le 3 février, j’ai eu la chance de pouvoir assister à la démolition métaphorique de l’Antipode à Rennes, grâce à Garmonbozia. Mais, ce concert m’a-t-il vraiment “détruite” ? Allez, je vous raconte !

Premier set : Dopelord. La formation se targue d’une solide discographie de cinq albums et pèse dans le game du doom / stoner aux accents occultes, aromatisés à l’herbe polonaise, un peu comme leurs cousins Belzebong. Bourrée de fuzz épais, de chants clairs entêtants et de solos endiablés, la musique de Dopelord a embrasé la salle. Rien n’est encore détruit à ce stade, même si un certain effritement s’est produit.

Si Dopelord était la flamme, le groupe suivant était la mèche. The Varukers a envahi la scène et a soudainement changé de ton en nous disant “Maintenant, ça va taper fort”. Ceux et celles qui sont férus de punk et de D-Beat connaissent sans doute ce groupe à crêtes, qui a émergé à peu près en même temps que The Exploited. On revoyait donc nos classiques ce soir, en plongeant la tête la première dans leur musique énervée et engagée. L’ambiance s’est donc réchauffée davantage et les premiers pogos ont secoué la salle, accompagnés par des morceaux aux trames efficaces. The Varukers nous a donc mis un premier vrai coup de masse dans la tronche, pour mon plus grand plaisir.

Après le stoner / doom et le punk hardcore, place au speed / thrash ! Et oui, il y en a pour tous les goûts dans cette tournée dévastatrice. Au tour de Whiplash, qui a parachevé l’ignition, avant l’arrivée du napalm. Venant tout droit des Etats-Unis, le trio envoie des morceaux denses, avec des riffs incandescents et une voix qui attaque. Un son résolument old school qui a tout renversé sur son passage. Littéralement.

Quid de l’explosion finale, à savoir Napalm Death, la tête d’affiche de cette soirée monumentale ? Barney était en super forme mardi dernier, et a pris possession de la salle grâce à son énergie contagieuse. Je vous l’avoue, c’était ma première fois face à Napalm Death, et je suis ressortie rincée de l’expérience, tellement l’ambiance était chargée de violence et de rage, que ce soit côté scène ou côté foule.

La destruction promise a bel et bien eu lieu mardi dernier à Rennes. En tout cas, moi j’ai été complètement démolie par les courbatures les jours suivants (Rires). C'était peut-être ça en réalité le but de cette campagne européenne : un effondrement du public après toutes ces bagarres en fosse (Rires bis). Ainsi, la soirée fut excellente à l’Antipode et j’ai déjà envie de recommencer. Merci à Garmonbozia, je suis comblée !

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