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KRAGENS
CHRONIQUE KRAGENS - review
Contact groupe http://www.kragens.com
Audio / Video
Mise en ligne le : 12 septembre 2007  | Intervieweur : S.Y.L. | Traducteur :

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
Encore tout vibrant suite à l’écoute de leur dernier album « Infight », rendez vous avec les principaux concernés afin d’obtenir plus d’information sur cette dernière réalisation choc.

Interview de Renaud Espeche, Vocals

1/ Bonjour Kragens, nous vous avions déjà interviewé lors de la sortie de «Dying In The Desert » cependant pour ceux n’ayant pas suivi, pouvez vous vous présenter à nouveau ? Quel est votre line up actuel ? Y a-t-il eu des changements dans l’équipe depuis l’album précédent ?

Kragens a la particularité de réunir à la fois des précurseurs du métal français des années 80 et des jeunes couteaux des années 90 : moi-même Renaud Espeche, j’étais batteur dans Démon Eyes première formation, puis chanteur du groupe Lynx. Denis Malek était bassiste de Lynx, et Olivier Gavelle, batteur, a formé Ace et Dirty Side. Nos 2 guitaristes sont plus jeunes : Cédric Sellier a fondé Strutters, et Gil Giachino Médusa. Gil a remplacé Ludwig Laperche il y a 2 ans. Depuis « Dying », Chris Boltendahl de Grave Digger nous a repéré et nous a signés sur Locomotive Records pour l’export, et le Japon avec Gencross. Thundering records continue son travail sur la France.


2/ Vos album successifs paraissent de plus en plus puissants, tout en recelant une part d’obscurité croissante. Comment percevez-vous votre évolution musicale depuis vos débuts ?

C’est une bonne analyse ! Dans « Dying » le côté obscur commençait à se révéler, sur des titres comme « Kragens » en particulier. La puissance aussi. Mais comme tout premier album, ce son n’était pas définitif. Avec « Seeds Of Pain », le visage dépressif, mélancolique du groupe s’est affirmé. Il est vrai que notre musique est vraiment triste, ce n’est pas du heavy trash festif, du Tankard ! Pourtant on est plutôt bon vivants et fêtards ! Sur « Infight » notre troisième album, on ressent la maturité de l’équipe actuelle. On trouve les titres plus efficaces, plus accrocheurs, et l’ambiance négative finalement on l’a peaufinée, et même sur certains morceaux comme « Lake Of Fire » ou « Metalize », on l’a accentuée. Nous pensons qu’enfin on tient notre son. Un mélange de Trash et de Heavy enrobé d’influences de métal moderne.


3/ « Infight » frappe vraiment fort ! En particulier au niveau des vocaux ! Est ce un élément que vous avez voulu particulièrement travailler ?

Merci ! Les vocaux n’ont pas été une priorité, c’est tout naturellement que j’ai posé les voix, qui se devaient d’être en harmonie avec les ambiances. Mais l’album étant plus cohérent que « Seeds » le précédent, j’ai resserré ma palette de voix : sur « Infight », nous n’avons pas invité de guests en voix. Sur « Seeds », ou Julien Truchan du groupe Benighted nous a gentiment gratifié de ses compétences Death, il était évident que ca le méritait. Mais dans « Infight » notre côté death est très mineur. J’ai plus travaillé mon côté heavy agressif, thrash guerrier. Les voix mélodiques sont très présentes aussi, dans le côté aérien ou triste, dans le grave. Et enfin les voix blacks, que j’imagine comme des réponses démoniaques aux propos principal. Bref en tant que chanteur je me suis vraiment épanoui sur « Infight », et les sessions ont été un vrai plaisir ! J’ai bien été coaché et guidé par les autres membre du groupe, c’est un travail commun. En session, je ne me suis pas relâché, et il fallait que le chant soit joué comme au théâtre. Mais oui, j’appuie ton commentaire, « Infight » frappe fort, parce que nos compositeurs Cédric et Gil aussi se sont dépassés dans leur travail.


4/ Comment s’est déroulé l’enregistrement ? Êtes-vous pleinement satisfaits du résultat obtenu ?

Oh oui, même au-delà…Les batteries ont été enregistrées à Nice, à l’Access Studio. Gil a enregistré les guitares, basses, claviers et cordes dans son propre studio. Ensuite j’ai fait les voix au NSR Studio avec notre complice Laurent Nafissi, qui est un maître de l’oreille et qui sait guider les sessions parfaitement. Après nous avons confié le mixage à Tue Madsen, cet été, c’est le nouveau mixeur d’Halford, le danois qui produit aussi The Haunted ou Mnemic, ou Moonspell. Et lui aussi s’est dépassé, en terme de prod les groupes français n’ont pas à rougir.


5/ Y a t il un thème sur cet album ? De quoi parlent vos textes ?

Le terme « Infight » signifie pour nous le combat intérieur. Ca peut être un individu dans son dilemme entre le bien et le mal. Mais aussi dans une équipe, ou toute chose est créée dans un process ou le combat et le conflit ne sont jamais loin…mais qui à l’arrivée génère un produit commun que chacun s’approprie. La cover exprime ca, une arme que chacun tire a soi, mais aussi que chacun utilise dans l’unité. Ensuite dans l’album je développe des thèmes qui me sont chers en tant que militant : dans « Deaf And Blind » je dénonce la révolution bolchévique, « Lake Of Fire » parle de l’enfer biblique et des ses armées de démons. « Angels Among Monsters » parle de la fin des enfants des Goebbels lors de la chute de Berlin. « Tyranny Of God » traite du non sens de la religion. « Ten Treasons We Fight » est un appel à la révolution. Dans « The Falling Man » je tente de raconter la fin d’un homme qui se jette d’une des Twins le 11 septembre pour échapper au feu. « Only The Weak Survive » parle du paradoxe suivant : souvent les faibles sont plus malins que les forts, et se protègent mieux par instinct, pour résumer. « Mask Of the Damned » parle du rapt de Natascha Kampush. Et Metalize est un hommage au métal en général.


6/ En vous écoutant certains pourrons vous rapprocher de diverses autres formations, mais vous, quelles sont vos réelles influences ? Pouvez-vous nous donner votre dernier coup de cœur musical du moment ?

Difficile tant nos goûts sont différents, divergent ou convergent ! Gil est très fan d’In Flames, Nevermore, moi j’aime beaucoup Killswitch Engage ou Chimaira, et surtout le dernier Slayer. Cédric n’est pas sectaire, il aime en particulier Kreator ou Annihilator. Denis penche plus vers le heavy métal classique.


7/ Quels sont vos projets, vous verra t on sur scène bientôt ?

Déjà il ya a la promo de l’album, qui est vendu en France avec un bonus de choix sans surcoût : le DVD de notre concert au Killerfest. En novembre on ouvre la tournée française de Nightmare, avec Hydrogyn et Freedom Call.


8/Pour conclure, un petit mot pour vos fans ? Comment inciteriez-vous les autres à venir vous découvrir ?

Oui, merci à ceux qui nous soutiennent en achetant nos albums ou en venant à nos concerts. Pour les autres, je leur promets qu’ils prendront autant de plaisir que nous, quand on écoute « Infight » ou qu’on en interprète les morceaux sur scène. Et puis une bonne dose de pur métal guerrier, rien de mieux pour se défouler, ca évite de taper sur ses gosses (ou sur sa femme… !)


9/ (subsidiaire) : avez-vous enfin pu rencontrer Angela d’Arch Enemy ??

Ahhhhhhhh ! Non…par contre les collègues de Gojira ont eu l’immense privilège de lui voir porter leur T-shirt bien calé sur ses superbes nouveaux seins ! Mais bon, on va bientôt rencontrer la chanteuse d’Hydrogyn…

 

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