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GIKTOR VELU
CHRONIQUE GIKTOR VELU - review
Contact groupe http://www.myspace.com/giktorvelu
Audio / Video
Mise en ligne le : 02 février 2009  | Intervieweur : GOHR | Traducteur :

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
1) Salut à vous GIKTOR VELU, pouvez-vous présenter le groupe ? Que signifie GIKTOR VELU ?

Eihwaz Berkano (chant/guitare) : On nous pose souvent la question car ce nom intrigue. C’est un nom directement issu de la Champagne profonde, en hommage à un vigneron qui s’appelait Victor Gélu, chez qui j’ai fait les vendanges il y a longtemps. Ce nom ne signifie rien au niveau musical. Ca reflète bien le style du groupe, sa diversité, et ce nom ne nous catalogue aucunement dans un genre fixe.
Le projet remonte à 2000, à l’époque où j’étais dans un groupe de black, nommé NYARLATHOTEP et où j’avais quelques idées de riffs qui n’allaient pas dans cette veine. Progressivement, j’ai réussi à trouver un line-up peu stable en éclusant pas mal de musiciens (pas de motivation, de disponibilité, niveau trop faible...). J’ai tout lâché, jusqu’en 2006 où j’ai décidé d’enregistrer une démo pour chercher des musiciens sérieux. Avec un truc audio à peu près présentable, ressemblant à une démo, j’ai fini par trouver Ravenaz (ex-SAHAR), actuel guitariste, puis le reste du line-up jusqu’à celui d’aujourd’hui. Ca n’a vraiment pas été facile, car Dijon possède plein de musiciens, mais tantôt indisponibles ou bien pas sérieux du tout, voire tout simplement n’ayant pas un niveau technique suffisant. Mais ça l’a fait finalement. Au final, j’ai bien dû essayer 12 ou 15 musiciens! Mais je ne regrette pas. Aujourd’hui GIKTOR VELU a de quoi être tranquille au niveau compos pendant quelques années. Ce projet me tiens énormément à cœur, toutes mes influences y sont, du Death au Black, du Heavy au Thrash, avec quelques touches jazz parfois…

2) Cela va faire maintenant un petit moment que « Bud Av Krieg » est sorti, pouvez-vous revenir sur son enregistrement.

E.B : il est sorti il y a 6 mois maintenant. L’enregistrement a été fait maison (batterie dans un garage, les guitares et basse chez moi et le chant à Paris), comme la production, dans un home studio. Ca a été somme toute très rapide, puisque tout à été bouclé en 5 mois. On a eu de bonnes chroniques malgré le son honnête mais cru, qui ne vient pas d’un studio à 2000 euros la journée. On est en Europe, la plupart des médias cherchent la prod qui sera parfaite, c’est bien humain, non ?

3) Quelle en a été sa réception ?

E.B : Pavillon 666, French Metal, Spirit of Metal, U-zine, Metallian sont quelques uns des retours. L’ensemble est assez positif, les chroniques nous ont catalogués dans du Grind, du Black, du Death. On a bien rigolé avec ces affiliations, car on fait du old school, certes mais du metal en général, en raison des influences nombreuses et diverses. On a réussi à vendre quelques exemplaires grâce à Myspace, on a eu également de bons retours des internautes ou metaleux croisés en concerts. Quand on a mis en ligne les prémixes de l’album, on a eu droit à 9.000 visites en un mois. Ca fait bizarre ! Mais c’est génial de voir autant de retours, même si Myspace n’est pas la « vraie vie ».


4) Pour en revenir à cet album, de quoi parlaient les textes ? J’ai cru déceler à plusieurs reprises des références au satanisme, quel rapport entretenez-vous à cela ?

E.B : en effet, il y a 2 textes qui parlent de la religion (Under the sign of Satan et In nomine veritas). Ces textes ont été écrits il y a longtemps mais reflètent mes idées, à savoir que toute religion est une secte, je les mets toutes dans le même moule. Je ne crois pas en Satan, ni en Dieu. Je crois en des choses réelles, pas au virtuel. Les religions se disent tolérantes, mais elles cherchent toujours des nouveaux adeptes, en leur faisant un bon lavage de cerveau au passage. Mon Dieu est unique, le tien est faux. C’est marrant, il y a un seul Dieu, selon elles, mais 50.000 interprétations, 30.000 noms, et c’est même pas crédible pour deux sous. La société actuelle peut se passer de ce baratin. La religion a fait beaucoup de mal dans l’Histoire (Obscurantisme, Inquisition, Croisade, l’Esclavagisme avec la conférence de Valladolid…). A quoi sert-elle, mis à part à asservir des moutons et donner le pouvoir à quelques prélats ?

5) Plusieurs critiques de l’album sur Internet relevaient, d’une part son efficacité mais aussi de son défaut majeur, à savoir une tendance à peut-être trop mélanger les styles. Qu’avez-vous fait de cette critique ? Avez-vous épuré vos nouvelles compositions ou les avez-vous encore plus orientées dans le mélange des genres ?

E.B : en fait, pas mal de compos sont déjà écrites. Nous allons rester dans la deuxième solution, le mélange des genres. Pour ce qui est d’épurer les compos, pas mal de groupes le font, avec beaucoup de succès. Notre musique est amenée à évoluer sans cesse, au vu des prochaines compos. Celles-ci vont aller très loin au niveau des influences. Je pense que le second album va beaucoup surprendre, voir étonner certains auditeurs. Il est probable qu’une partie de ceux qui ont aimé Bud Av Krieg nous délaisseront, tandis qu’une nouvelle frange nous rejoindra. Comme disaient les Tontons flingueurs, « c’est du brutal ! », mais ça sera une autre vision que « Bud Av Krieg ». Ce sera sur une période de l’Histoire qui a été un événement majeur dans notre civilisation.

6) Votre musique est indéniablement influencée par le Métal old-school, que ce soit Black, Death ou Heavy. Quel regard portez-vous sur la scène Métal moderne ?

E.B : Franchement, au niveau musical, aucun. Y a toujours les vieilleries qui marchent du tonnerre. Je n’écoute pas de groupes actuels, sauf chez le bassiste qui en met quand je vais chez lui. Sinon, les cds sont trop chers et je deviens de plus en plus difficile. Les autres pourront te répondre mieux que moi.
Par contre, au niveau de la mentalité, ça fait de plus en plus peur. De plus en plus de bars ou salles ferment, car n’étant pas aux « normes de sécurité » de conditions drastiques. C’est de plus en plus difficile de trouver des lieux à écumer, si on ne sait pas où « taper ». Les gens ne se déplacent quasiment plus, sauf pour voir leurs potes jouer ou juste pour les très gros groupes. La scène underground n’a sans doute jamais été aussi forte que durant ces dernières années, la preuve en est tous les groupes en activité. Mais pour se développer, si quelques uns s’entraident, ce n’est hélas pas le plus courant. Certaines assos se bouffent le nez dans la même ville.
Certains groupes trouvent des concerts, mais c’est du taf de passer des coups de fils, quémander un truc aux lieux, alors que c’était naturel avant (la bouffe, par exemple).

Dans la plupart des endroits où les groupes peuvent jouer, les responsables prêtent leur espace, sans frais pour eux, à la charge des groupes de faire leur propre pub et de tout organiser. C’est tout bénef pour eux. Les groupes amènent les clients ! Je ne crache pas dans la soupe, vu que j’accepte d’organiser des dates pour le groupe car on a envie de jouer, mais c’est un fait. Il y a juste une seule fois où j’ai refusé une date, prévue à 600 km de Dijon (où nous sommes), car l’entrée était gratuite et notre défraiement était un sandwich ! J’aime bien jouer, faire des concerts, mais faut pas abuser non plus. Il faudrait que les groupes fassent des échanges plus souvent et se fassent des réseaux, afin de s’entraider. Il y a moyen de promouvoir le Metal et un paquet d’assos et de fanzines, ou webzines le font. Mais il y a peu de reconnaissance de la part du public. On a eu Vader à Dijon, avec God Dethroned, dans une salle qui peut contenir 800 personnes environ. S’il y avait 200 entrées, ça a été le bout du monde. L’organisateur a dû s’arracher les cheveux. Dans certains endroits, il y a tellement de concerts par week-end, que les gens ne sortent plus ! A l’inverse, certaines régions souffrent d’un manque de structures associatives. Bougez- vous aux concerts !

7) Avez-vous d’autres projets en dehors de GIKTOR VELU ?

E.B : Oh que oui ! Eternal Sollipsism, différents groupes où je suis musicien de session, le projet de passer le permis moto, de déménager, avoir un 2ème enfant, développer mon asso… voilà quoi. Ah, si, dormir une journée de 35h, organiser un concert pour Cœur de Metal avec ma copine, etc.

8) Qu’en est-il du futur du groupe ? Un nouvel album est-il au programme pour 2009 ?

E.B : Normalement, on enregistre le successeur en fin d’année prochaine. Tout le groupe est fin motivé et on propose déjà dans les concerts un aperçu. Il ne sera pas du tout orienté Thrash/death, mais plus Heavy/black. On a quelques dates et on en cherche encore pour compléter les mois. Sans parler de tournée qui serait bien prétentieux, on essaie de faire connaître le nom de GIKTOR VELU un peu partout.

9) Si vous avez quelque chose à dire à vos fans où aux lecteurs de notre webzine la parole est à vous.

E.B : merci à toi d’avoir pris le temps de nous poser toutes ces questions, ton asso gagne à grossir encore plus. Notre bio est sur votre site également. On a eu une sacrée bonne chronique du concert de Lyon (merci Roger, de Pavillon). Nous recherchons un label (original, je sais) et on vous attend tous à nos concerts. Rendez-vous sur notre page (www.myspace.com/giktorvelu) pour savoir où on joue. Si vous êtes en recherche de groupes, on est là !

 

original INTERVIEW - pavillon 666 - webzine metal rock

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