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SINN
CHRONIQUE SINN - review
Contact groupe http://www.sinnproject.com
Audio / Video
Mise en ligne le : 29 mai 2009  | Intervieweur : MazaK | Traducteur :

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
Pavillon666 : Salut ! Votre projet SINN a presque déjà dix années d’existence, vous sortez votre premier album « Suspension ». Pouvez-vous nous faire un petit récapitulatif de votre parcours ?

Vinz : Pas presque... Mais dix ans révolus... Entre les instabilités de line up des 4 premières années, les difficultés à sortir de l’anonymat et la volonté d’avoir sa propre identité musicale, il fallait bien du temps pour permettre à SINN d’arriver là où nous en sommes maintenant. La plupart des groupes connaissent la même évolution. Le plus dur c’est de tenir la distance, beaucoup splittent avant de pouvoir concrétiser.

Ben : SINN est issu du split du groupe Exhauster en 1998. 10 ans pour un 1er album, ça semble long (et ça l’est). Mais on peut relativiser les choses, car aujourd’hui, « sortir un album » est à la portée de tout le monde, et donc a une portée surtout symbolique plus qu’une quelconque signification de réussite. Nous disons plutôt que nous sommes à notre 3eme production, sachant que nous avions enregistré une dizaine de titres pour un album prévu en 1999, mais jamais sorti (d’où ont été tiré les 3 morceaux de la « démo » SINN ). Nous avons ensuite enregistré d’autres morceaux toujours en vu d’un album, mais comme précédemment, nous n’avons gardé que 6 morceaux qui ont constitué le mcd « The 666 X Murder Project ». Et finalement, « Suspension » qui est notre véritable 1er album, mais loin d’être un premier essai.

Pavillon666 : Que se cache derrière le mot SINN (que l’on prononce « chine ») ?

Oliv : A l’origine ce mot vient de l'expression gaélique "Sinn Fein" qui outre le fait de signifier "Nous Seul" est aussi le nom de la branche politiquement correcte du mouvement indépendantiste irlandais. Outre la phonétique (prononcer "Chine"), la signification première du mot en dehors de toute imagerie ou de tout cliché nous convenait parfaitement..

Pavillon666 : Il semblerait que le groupe attache pas mal d’importance aux textes ! sujets de société, religion, guerre…etc. Quelques explications !

Vinz : Personnellement les groupes qui n’ont rien à dire m’ont toujours ennuyé…

Ben : On parle vraiment de tout, entre autre de sujets de société. On évoque des thèmes qui nous concernent, pour lesquels nous avons parfois un parti pris, mais le groupe n’est pas politisé, ne revendique aucune appartenance idéologique ou religieuse, ce qui nous permet d’aborder tout ce qu’on veut sans contrainte. La religion, la guerre ont une place très importante et sont omniprésentes dans notre société, il est normal d’en parler. L’ensemble des textes est assez sombre, violent, laisse peu de place au côté positif. Mais les choses évoluent, nous sommes actuellement en pleine préparation du prochain album, et les sujets abordés sont différents, certains plus optimistes, d’autres plus introspectifs.

Pavillon666 : Justement le titre final est un poème de Jorge Cordova, prisonnier américain exécuté en 1999 ! Comment est venue l’idée et pouvez-nous nous parler de ce personnage ?

Ben : On est tombé sur ce texte totalement par hasard sur internet il y a quelques années. L’idée de l’utiliser pour illustrer un de nos morceaux a tout de suite germé. Originellement le morceau devait figurer sur « The 666 X Murder Project ». Nous avons obtenu l’autorisation de la CCADP (Canadian coalition against death penalty) pour utiliser ce texte de Jorge Cordova, condamné à mort et exécuté au Texas. Nous précisons que cette chanson n’est pas, pour nous, un plaidoyer anti peine de mort, juste un texte fort écrit dans des circonstances particulières. Nous ne connaissons pas les faits pour lesquels Jorge Cordova a été condamné. Nous n’avons jamais cherché à les connaître d’ailleurs. C’est juste un instantané, un moment précis qu’on a voulu restitué, celui d’un homme qui va être exécuté et qui écrit un poème dans le couloir de la mort.

Pavillon666 : Votre Cd comprend une plage vidéo, avec un clip plus que réussi ! Comment s’est déroulé le tournage et pouvez-vous nous présenter le réalisateur ?

Vinz : Le réalisateur n’est autre que mon beau-frère, Gino Kokolo qui a à son actif quatre courts métrages. Ceci nous a permis d’avoir un tarif défiant toute concurrence. En gros, le budget du clip n’a servi qu’à payer les frais matériel du tournage. Toute l’équipe (tous amis de Gino) était bénévole. Un grand merci à eux au passage. Toutes les séquences d’extérieur on été réalisées en photos animées et faites par petites séances entre deux… Pour les séquences où l’on nous voit jouer c’était à la fois super passionnant et assez « stressant ». Ca paraît idiot mais c’est super dur de faire du play-back en donnant l’impression d’y être pour de vrai… Moralité il fallait bien plusieurs prises de vue pour avoir quelque chose de satisfaisant au final… Après, pour le montage, on a laissé Gino faire à son idée tout en ayant au préalable défini tout le synopsis… Et le résultat est franchement bluffant !

Pavillon666 : N’avez-vous jamais pensé à ajouter à SINN une seconde guitare ?

Vinz : On y avait pensé, plus pour la scène que pour le studio. Pour avoir un plus gros son en live ce qui est assez important pour un groupe de métal…

Ben : L’idée de base de SINN était de n’avoir qu’un seul guitariste, et de laisser une place importante à la section basse batterie. On a ensuite cherché un 2nd guitariste pour les concerts, mais pas facile de trouver quelqu’un qui soit disponible que pour la scène (surtout gratuitement), qui accepte de jouer ce qu’on lui dit, sans avoir aucune implication dans les compos. On a donc finalement abandonné l’idée.

Oliv : Et puis l'idée aussi était de rendre quelque chose d'assez brut je pense... donc, même si en studio certains arrangements donnent lieu à la superposition de plusieurs mélodies ou parties, le morceau en lui même ne perd pas dans sa globalité lorsque nous le jouons live et gagne peut être même en énergie.


Pavillon666 : Votre avis sur la fameuse loi Hadopi ?

Vinz : Sujet à polémique que celui-ci... Mon avis c'est que comme toujours, on pond une loi quand le mal est fait et bien installé... Pour la plupart des gens la musique est devenue une chose gratuite… Et en même temps, vu comme les majors ont tiré les prix, ça ne pouvait qu’arriver là où on en est actuellement : personne ne veut payer 25 euros un album qui n’en coûtait que 12 il y a dix ans… De plus le piratage fait plus de mal aux majors qu’aux artistes… Maintenant à chacun sa conscience.

Oliv : Il y a 10 ans on allait au Zénith pour 150 frs et maintenant pour y voir un show plutôt moyen en terme d'effet, et même parfois de son, tu paies bientôt 50 euros. La balance est énorme! C'est toute une économie et un pan de culture qui va finir par s'éteindre...quand on pense aux intermittents qui galèrent déjà pour faire leurs heures minimum...j'ai plutôt peur. Ce n'est pas forcément qu'un problème de disques je pense, le disque va mal mais le spectacle vivant explose depuis quelques années et du coup les prix flambent!

Pavillon666 : Bonne continuation à vous, on vous laisse le mot de la fin :

Vinz : Achetez notre disque et venez nous voir en concert !

Oliv : Aider nous à devenir riche!!!

Ben : Merci à toi, et n’hésitez pas à jeter un œil et une oreille sur notre page Myspace.
On en profite également pour lancer un appel aux assos, organisateurs de concerts. Sinn est plus que jamais prêt à faire vibrer vos tympans !

 

original INTERVIEW - pavillon 666 - webzine metal rock

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