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YARD OF BLONDES
CHRONIQUE YARD OF BLONDES - review
Contact groupe http://www.yardofblondes.com/
Audio / Video
Mise en ligne le : 06 juin 2013  | Intervieweur : KiLa | Traducteur :

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
Interview de Vincent (chant/guitares) / YARD OF BLONDES / 20 Mai 2013

Bonjour à vous, YARD OF BLONDES ! Des français qui se rencontrent à Los Angeles, c\'est plutôt atypique, vous nous parlez un peu plus de votre rencontre ?

C'est une rencontre assez imprévue, en effet. Quand je suis arrivé à Los Angeles, j'étais en quête de renouveau, sur tous les plans de ma vie et je n'avais pas planifié grand chose, si ce n'est que je voulais continuer à faire de la musique. J'ai rencontré Fanny via des amis communs qui m'ont parlé de cette jeune française qui venait d'arriver, comme moi, et qui, elle, débarquait de Londres. Elle était là pour des raisons similaires, l'envie de dépaysement, de nouvelles inspirations et rencontres. On a fonctionné à 2 pendant environ un an, puis Will & Dean nous ont rejoint, 2 américains basés à Los Angeles et enfin, Ben, notre batteur qui lui est aussi, hasard une nouvelle fois, français. C'est Dean qui l'a rencontré et nous l'a présenté. On n'a pas spécialement cherché à jouer entre français mais ça c'est présenté comme ça.


Qu\'est ce qui à ce moment, vous a donné envie de faire de la musique ensemble ?
Je pense que ce qui fédère tout ce petit monde c'est le projet artistique en lui-même. Au départ, j'avais une vision assez claire de la direction que je voulais prendre et j'ai trouvé l'entourage qui a adhéré à cette idée. L'idée de départ c'était de créer un univers autour du duo fondateur, Fanny et moi, et raconter la vie qu'on avait à ce moment là entre escapades désertiques et vie urbaine à Los Angeles. On avait envie de raconter musicalement la vie au coeur de ces deux vies extrêmement différentes mais qui font l'authenticité de l'expérience californienne. Musicalement, on s'est entendu sur une direction résolument tournée vers le rock, les riffs hérités du stoner et les harmonies pop, après des débuts folks à deux.


Les morceaux étaient-ils déjà composé ou le travail de composition s\'est fait une fois l\'équipe au complet ?

Jusqu'à présent et pour la sortie de cet EP, j'ai composé et écrit toutes les bases des morceaux. On a retravaillé ensuite ensemble ces ébauches pour compléter les morceaux et les arranger.
Les choses sont naturellement en train d'évoluer car, au fur et à mesure, ce projet devient partie intégrante de la vie de chacun et tout le monde commence à apporter sa part personnelle.
Pour cet EP, lorsque Will, Ben et Dean nous ont rejoint, Murderology n'était pas encore composé et c'est en commençant à jouer avec eux que j'ai eu l'idée de ces morceaux. Je savais qu'ils seraient parfait pour interpréter ce genre de chansons.


Quelles sont vos principales influences ?
C'est toujours difficile de parler de ses influences quand on essaie de proposer quelque chose d'original mais, pour cet EP en particulier, je dirais qu'Anne Sexton, Hector Berlioz, Nick Cave, Queens of the stone age, Standstill et Silverchair sont entrés tous en jeu à un moment ou un un autre des procédés d'écriture et d'enregistrement.

Votre premier EP est sorti le 26 Mars dernier, comment s\'est passé son enregistrement ? Vous l\'avez enregistré avec Julian David au Firewater Studios, comment s\'est passé cette collaboration ?

L'enregistrement s'est passé à Los Angeles, au Firewater Studios (www.firewaterstudios.com). C'est le studio de Billy Graziadei, membre de Biohazard. L'association peut paraître étrange aux yeux de beaucoup de monde mais Billy est un mec en or, ouvert, toujours prêt à filer un coup de main pour aider les projets qu'il aime, quelque soit le style. Julian David était, quant à lui, à la production. On l'a rencontré via Dean qui travaillait avec lui sur un projet de berceuses folks. Sa perspective sur le groupe et ses idées pour concrétiser notre projet nous ont séduit. On a enregistré le EP en 2 jours. Le but c'était de capturer le groupe live qu'on était à ce moment là, en ayant un son assez puissant mais qui puisse laisser de l'air aux mélodies et aux harmonies.

Le visuel de votre EP est très marqué Desert/Rock, qui s\'en est occupé ?
Le visuel du EP a été réalisé par un jeune photographe français qui s'appelle Yougo Jeberg. (http://www.yougojeberg.com/)
J'ai découvert son travail grâce à David Gitlis (Enhancer / HK corp) qui m'a parlé de lui et j'ai adoré son univers. Ses photographies respirent la jeunesse, la folie, et les grandes aventures humaines. J'ai voulu qu'on puisse comprendre tout cela en un coup d'oeil avec la pochette. Cette femme nue ornée d'un crâne de cerf mort symbolise tout cela pour moi: l'amour, la mort, la nature, la beauté, des émotions fortes parfois paradoxales mais qu'on a voulu traiter ensemble. On a eu beaucoup de chance car Yougo a adoré le projet et nous proposé cette pochette magnifique.

« Murderology » vient donc tout juste de sortir, et pourtant vous êtes déjà reconnus aux Etats Unis, sur la côte Ouest, et avez le soutien de certaines personnalités telles que Billy Graziadei de BIOHAZARD, Quel regard portez-vous sur tout ce soutien dont vous bénéficiez ?
On est très heureux de voir que notre projet résonne dans l'esprit et dans le coeur des gens de manière positive. Que ce soit des inconnus qui viennent nous voir à nos concerts, qui nous supportent, qui nous encouragent, nous envoient des mails ou même parfois nous aident à entrer en contact avec une salle, un ami photographe, ou encore, que sais-je, une radio par exemple, ou que ce soit des personnalités comme Billy ou encore Cameron Crowe (oscar du meilleur réalisateur, réalisateur de Almost famous, Vanilla, Pearl Jam 20, …) , qui vient de nous offrir une review titanesque, c'est toujours gratifiant. On a tous connu des projets qui ne trouvent pas leur écho et on sait notre chance actuelle. Quand tu touches à cela, au partage, à l'entraide, aux rencontres et quand en plus tu donnes du plaisir au gens grâce à ta musique, tu comprends pourquoi tu n'as jamais abandonné et pourquoi il faut continuer. C'est ce que j'aime aussi avec les réseaux sociaux, cette proximité que tu peux avoir au quotidien avec les personnes qui sont réceptives à notre projet et qui donc le font vivre au même titre que nous finalement.


« Band of the month » dans le Deli Magazine, en Août 2012, est ce que ça vous a apporté des opportunités particulières ?
Je pense que ça a été le point de départ pour nous. A partir de ce moment là, on a commencé à compter sur la scène de Los Angeles. Le nom a commencer à circuler et lorsqu'on démarchait, on n'était plus des inconnus mais l'un des groupes qui monte sur la côte ouest et avec qui il faut compter. On a senti que ça nous avait crédibilisé et que les gens ont commencé à nous prendre vraiment au sérieux.


Quels sont votre projets, pour les mois à venir ? Peut-on espérer vous voir sortir votre premier album d\'ici quelques temps ?
Pour le moment, le but c'est de faire vivre Murderology sur scène et de continuer à se faire découvrir. D'ailleurs, on espère concrétiser notre projet de tournée en France en juillet pour commencer à nous faire connaître ici aussi.
D'ailleurs, j'en profite pour faire un appel à ceux qui veulent participer à l'aventure. On sera là tout le mois de juillet et on cherche des lieux cools avec des gens sympas qui ont envie de nous recevoir. On est pas très gourmands et surtout, on a envie de jouer et faire visiter la France à nos potes américains! Voilà pour le court terme. Pour le long terme, on a encore un peu de temps devant nous avant de nous lancer dans l'écriture d'un premier album.

 

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