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TDW
CHRONIQUE TDW - review
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Mise en ligne le : 25 août 2014  | Intervieweur : Maulny77 | Traducteur : Pitite-X

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
1) Bonjour Tom. Beaucoup connaissent Mind:Soul mais on sait peu de choses de votre carrière solo. Pouvez-vous nous parler de TDW, son but, son ambition... ?

Hello Phil, et bonjour à tous les lecteurs de Pavillon 666 ! Je vous remercie de m’inviter sur votre site, c’est un honneur pour moi. Hé bien TDW existe depuis que j’ai l’âge de quatorze ans. Alors que je voulais être programmateur de jeux vidéo, c’est par le plus grand des hasards que je me suis tourné vers la musique. Les circonstances ont fait que j’ai dû composer une mélodie pour l’un de mes projets et le résultat m’a rempli de satisfaction, bien plus que les jeux vidéo ! haha Je suis donc passé à la composition à plein temps. Et, comme j’ai toujours chanté, interpréter mes propres chansons m’a semblé aller de soi, comme de composer pour les autres instruments.

Écrire des paroles ou de la musique représente pour moi un exutoire. Je pense à de nombreux sujets comme la vie, la mort, le comportement des gens, la politique, les médias, les sentiments etc. Je suis extrêmement sensible et tous ces sujets me trottent dans la tête à longueur de temps. Et j’ai besoin d’un support pour mes émotions et mes pensées. TDW tient de la thérapie. Écrire comme je le fais me permet d’être équilibré.

Les gens connaissent mieux Mind:Soul parce qu’on joue en concert et qu’on a sorti un album, mais TDW existe depuis bien plus longtemps. C’est en 2008 que j’ai sorti mon premier « véritable » album, The Haunts, qui a en quelque sorte lancé ma carrière solo. Autre fait marquant, l’album Scrapbook est sorti en 2011. Mais ces albums n’ont jamais eu la promotion de celui-là, parce que j’étais encore un bleu. Je découvre comment promouvoir une musique et un label, en m’en tenant aux bases. À l’heure qu’il est, le label (Layered Reality Productions – www.layered-reality.com) et mes activités en parallèle attire plus l’attention et ça aide beaucoup. Mais je comprends que les gens s’imaginent que TDW est un nouveau groupe, cependant je vous assure que ce n’est pas le cas.

Quoi qu’il en soit, cette formation est consacrée à l’expression créative – j’y mets TOUT ce que je veux, et comme je le veux. La musique peut être fracassante, plus douce ou complètement folle, personne n’a rien à me dire ! En fait de création, j’ai toute liberté, et je compte bien m’en servir.

Avec TDW, j’espère faire des albums dans lesquels je pourrai explorer différents styles musicaux et composer sur des sujets plus variés. J’avais l’habitude de dire que je voulais être un « Frank Zappa prog metal » en sortant beaucoup de musique dans ma vie, et j’ai toujours cette ambition.


2) Êtes-vous seul à composer ? Comment procédez-vous ? Qui vous accompagne dans les parties instrumentales ?

Je compose toute ma musique seul en studio. J’ai l’équipement nécessaire, et je suis capable d’écrire pour tous les instruments. Je chante, et je joue de la guitare, de la basse et du synthé.
Je peux programmer la boîte à rythmes et faire les arrangements, les parties instrumentales et autres éléments plus éclectiques. C’est pour ça que, quand je commence une chanson, je peux choisir les instruments que je vais employer, parce que je sais comment y travailler et le son que je voudrais qu’ils aient dans telle ou telle composition. Comme j’ai lu beaucoup de revues et de livres sur l’orchestration et l’emploi d’instruments spécifiques, si je bosse sur la batterie ou le violon par exemple, je sais ce qui est faisable et ce qui ne l’est pas. Donc oui, j’ai fait toute l’orchestration par moi-même.

Quand je termine une chanson, je cherche généralement des musiciens capables de jouer des instruments qui me sont inconnus, comme pour les solos de guitare ou le violon. J’aime assez travailler avec des gens de l’extérieur ; je garde la haute main sur mes chansons mais je peux y apporter de nouveaux éléments et rendre les titres plus audacieux.

Quoi qu’il en soit, il ne s’agit que de TDW. En effet, quand je compose pour Mind:Soul, j’ai plutôt tendance à demander à tout le monde s’ils aiment mes chansons et ce qu’il faut y changer. En ce sens, Mind:Soul est une démocratie alors que TDW est un travail plus
personnel, plus spirituel. Et c’est tout bénéfice, parce que, si le groupe n’aime pas l’une de
mes idées, je peux toujours l’utiliser avec TDW.


3) Qui sont vos musiciens ? Ne viennent-ils pas tous d’horizons différents ? Comment les
avez-vous convaincus de vous rejoindre ?

Hé bien les musiciens que j’ai invités sont des gens que je connaissais et que j’admirais. Par
mail ou face à face, je leur ai simplement demandé s’ils voulaient participer sur une chanson, si jouer un solo ou chanter pour moi les intéressait. On ne m’a jamais répondu « non » et je suis très honoré. Les gens sont contents de participer à des musiques qui sortent des sentiers battus, et même certains dont j’adore le travail ont tenu à me rejoindre – pour ça aussi, je me sens flatté.

Bien sûr, pour cet album, la liste serait longue, mais c’est une coïncidence. Chaque titre a sa tonalité particulière et j’ai simplement eu l’impression qu’il fallait différents ingrédients.

Pour les chansons les plus heavy, j’ai fait appel à des gars ayant une véritable expérience metal, et des gars comme Michiel van der Werff, Frank Schiphorst, Sybren Boonstra, Norbert
Veenbrink & Sander Stegeman ont permis de rendre les titres plus denses. Sur d’autres, à
l’approche plus subtile et plus progressive, j’ai fait appel à des musicos comme Laura ten Voorde, Lennert Kemper, Rosita Reitsma et Ben van Gastel. Enfin, pour le reste, j’ai contacté
Hanna van Gorcum et Elvya Dulcimer qui ont su apporter à TDW une note totalement inhabituelle.

Donc oui, sur cet album, j’ai effectivement combiné des styles et des artistes très divers :
ma musique l’exigeait. Mais, si j’écrivais un album entièrement heavy par exemple, j’en
appellerais certainement à des metalleux, et, si je fais un album folk, je trouverais des fans du genre pour m’accompagner – en fin de compte, tout dépend de ce que requiert la chanson.


4) Comment avez-vous enregistré les différents éléments ? Avez-vous personnellement rencontré tous ces musiciens ?

J’ai enregistré la base des chansons (guitare, chant, basse et synthé) dans mon studio. C’est là
aussi que j’ai fait les arrangements de la batterie et des parties instrumentales. Au départ, je
voulais une vraie batterie pour cet album, mais je n’ai pas pu, pour des raisons de timing et de
budget. Maintenant, je peux enregistrer des chansons entières dans mon studio, c’est un luxe.

Mon studio s’appelle « The Imagineering Suite » (www.thesuite.nl) ; je l’ai fait construire pour mes propres fins en 2008. Avec le temps, c’est devenu ma principale source de revenus. Je produis aussi de la musique, des vidéo-clips et des sites web pour divers clients.

Quant à l’enregistrement, certains des musiciens ont enregistré dans leur propre studio, d’autres m’ont rejoint. Ça dépendait des convenances, que ce soit en temps ou en finances. Je préfère voir un musicien jouer en face de moi, mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Cela dit, Internet permet de collaborer facilement et de faire ensemble du très bon boulot.


5) Qui est votre producteur ?

Pour ce disque, c’est moi ! J’ai enregistré les chansons et je me suis assuré que tout collait. Je me suis également chargé de mixer. Je suis donc le producteur et l’ingénieur du son.

Cependant j’ai reçu l’aide de René Heimans (MaxXive Productions – www.maxxive.com) qui s’est assuré de la co-production. Il a vraiment assuré sa part de boulot ! Grâce à René, l’album a un son plus ample, plus profond, et plus « cinématographique », si l’on peut dire. C’était la première fois que je produisais un disque avec quelqu’un d’autre et c’était une expérience très enrichissante. C’est comme ça que je procèderai, désormais.


6) Êtes-vous réellement « maladroit » ? Je n’ai pas eu cette impression en écoutant Music To Stand Around And Feel Awkward To! (« musique pour traîner et se sentir maladroit »)

Haha, si si, ça m’arrive !

Je pense que chacun a ses moments de maladresse. Je suis un être sociable qui aime rencontrer des gens, partager des moments, des trucs comme ça. Mais je peux aussi me montrer solitaire et concentré sur ce que je fais. Ainsi, si je me rends quelque part à pied ou à vélo et que je suis plongé dans mes pensées, il arrive que je ne voie pas les gens et on croit que je suis snob. Plusieurs fois, des amis étaient en face de moi et je ne les ai tout simplement pas vus parce que je réfléchissais. Voilà qui est maladroit haha ! Mais je ne fais jamais ça volontairement.

Mais ce n’était pas le propos du titre. En fait de « maladresse », je voulais parler de ces moments où vous devez vivre une certaine expérience (qu’elle soit bonne ou mauvaise) et faire face à la réalité telle qu’elle est. Comme quand on se met en colère et que plus rien ne compte. Vous ne pouvez rien faire à part attendre que ça passe, mais on se sent bête, quand ces choses arrivent. La plupart du temps, votre entourage pleure et souffre, mais, quand vous vivez des moments réellement intenses selon votre point de vue, vous vous retrouvez comme engourdi. Comme si vous étiez conscient qu’il va vous arriver quelque chose d’incroyable, mais que votre esprit ne s’y fait pas. Du coup, vous entreprenez, mais vous vous sentez « maladroit », et c’est un peu ce qui arrive aux personnages de mes chansons.


7) Vu la pochette et le titre, le public ne perçoit-il pas un album-concept ?

En fait, ce n’en est pas un du tout, parce que les chansons ne traitent pas de la même histoire. Il y a longtemps, j’ai écrit un album-concept avec une seule et unique longue histoire (comme c’est le cas d’ailleurs sur un album de Mind:Soul), mais ici il s’agit plus d’un thème sur lequel je brode des histoires à peine liées les unes aux autres. Les personnages traversent tous une expérience à laquelle ils ne peuvent rien changer, mais ils essaient quand même, tout en restant plantés là à se sentir gauches. Le titre représentait aussi une plaisanterie. Voilà treize ans maintenant que je fais dans le prog metal et, à chaque concert, je vois que le public aimerait bien pouvoir se lâcher, pogoter etc., mais ma musique est trop compliquée pour ça.

On se retrouve face à des fans qui chantent vos paroles et secouent la tête en rythme mais qui ne peuvent jamais vraiment se défouler parce que la musique est trop bizarre. Et vous avez toute une foule qui se dit « yeah, la pêche... Bon, quoi d’autre ?! » Ce qui me fait toujours bien marrer, et je tenais à le signaler.

Cette idée de « musique pour traîner et se sentir maladroit » est un concept auquel j’adhère, mais musique était trop complexe pour le pogo ou le headbanging. Si je dois jouer live avec TDW, il faut que je me fasse à l’idée qu’il n’y aura ni walls of death ni crowdsurfing haha.


8) Parlez-nous de la pochette de l’album

C’est une œuvre exécutée par Maarten Gunsing, qui désormais est presque mon artiste attitré. J’aime l’image qu’il donne à mes idées, et son travail est un atout pour ma musique. La pochette repose sur une idée que j’ai eue alors que l’album était presque terminé. Je ne voyais pas comment relier logiquement tous ces personnages dans un contexte normal, et puis il m’est venu à l’idée qu’ils pouvaient tout aussi bien assister à un concert de TDW. Puis je me demandé ce que j’éprouverais si, en tant que front man face au premier rang, je les voyais tous écouter leur propre histoire. Ce que vous voyez, c’est, en gros, la vision que j’ai de la foule ; ce que je vois face à moi, ce sont des individus dont je chante la vie face à eux. Ils semblent à la fois très différents et pourtant liés entre eux, ce qui renforce l’idée d’étrangeté et donne sa cohérence à l’ensemble.


9) Jouez-vous vos compositions sur scène ?

TDW est un projet de studio, c’est toujours comme ça que je l’ai entendu. Je veux que ce soit aussi créatif que possible, je veux travailler en toute liberté. Or, en concert, il faut penser aux limites et à tout le personnel nécessaire à ce genre de démarche. Je veux dire qu’il me faudrait tout un orchestre... et je n’ai pas les moyens !!! Je préfère donc que ça reste comme ça, mais je ne dis pas qu’un jour...

J’aimerais un jour interpréter certaines chansons sur scène, mais je ne le ferai que si je suis absolument certain que les gens en ont envie. Jouer de tels titres en live est difficile et vous ne le ferez pas face à cinq personnes haha ! Et puis, pour les concerts et les tournées, j’ai toujours Mind:Soul. Dans ce sens, mon envie de jouer face aux fans est donc relativement satisfaite.

De plus, nous travaillons sur notre deuxième album et nous avons l’intention de beaucoup nous produire en 2014, 2015 et au-delà, on verra bien où ça nous emmène !


10) Quel est le prochain événement prévu avec TDW?

J’ai déjà différentes choses sur le feu. J’ai trois concepts pour de futurs albums, et je verrai bien lequel semble le plus approprié pour la suite. J’ai tendance à ne pas trop m’établir de programme, parce que cet album vient de me prouver qu’il vaut parfois mieux se laisser porter par le courant. Cet album m’a tout de même surpris et a pris une dimension à laquelle je ne m’attendais pas, alors nous verrons bien ce que l’avenir me réserve.

Pour l’instant, je veux simplement me consacrer aux clips de l’album que je dois terminer. Grâce à l’adorable équipe de B&M, chaque chanson de ce disque a droit à sa vidéo (facebook.com/BiancaMarindaCrew). En gros, nous allons faire de l’album une sorte de film, un projet fabuleux qui me tient vraiment à cœur. Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez les deux premiers clips sur youtube. Nous ajouterons de nouvelles vidéos au fur et à mesure qu’elles seront prêtes.


11) Pour conclure, pouvez-vous nous donner des nouvelles de Mind:Soul ?

Disons que Mind:Soul est en vacances pour l’été et que, dès septembre, nous entamons une tournée aux Pays-Bas. Nous travaillons les nouvelles chansons pour le deuxième album et, en 2015, nous prévoyons de nombreux concerts, peut-être en-dehors de nos frontières. Nous aimerions beaucoup jouer en France, alors n’hésitez pas à nous contacter parce que nous espérons bien rencontrer notre public !

Voilà, j’ai tout dit. Je vous remercie de m’avoir donné la parole et de soutenir ma musique.

Vous assurez !

 

original INTERVIEW - pavillon 666 - webzine metal rock
1) Hello Tom, many people know Mind: Soul but few know your solo career. Can you tell us more about TDW, its purpose, its ambitions ...?

Hello Phil and everyone at Pavillon 666! Thanks for having me on your website! It’s quite an honor!

Well TDW is something that has been there since I was 14 years old. I started making music out of a lucky coincidence as I originally wanted to be a videogame designer, but due to a turn of events I got into music composition for one of my projects and that made me a lot happier than programming, haha! So I switched over and started composing full time. I have always sung as well, so it was a logical choice that I would play and sing on my own songs next to writing parts for the other instruments.

Music and writing lyrics has also been a personal outlet for me. I think about a lot of things such as life, death, things people do, politics, the media, emotions etc. I am highly sensitive, so all these things bounce around in my head 24/7 and I needed a place to put all these emotions and thoughts into. So TDW in a sense is almost like a therapy type of thing. I need to write about the things I write about to be a balanced person.

People know more about Mind:Soul because we play live shows and also have an album out and all that, but I have been doing TDW for much longer. For example in 2008 I released my first "real" album "The Haunts" which kind of started my solo career. I released the album “Scrapbook” in 2011 which was another bigger release.

However I know that these albums never got the promotion this one gets, because back then I was still learning how to do it. I am learning how to promote my music and my label, by doing it basically.

By now, the label (Layered Reality Productions – www.layered-reality.com) and all the things I do get more noticed and that helps a lot. But I understand why people think TDW is new, but it just really, REALLY isn’t.

Anyway, my goal with TDW has been and still is pure creative expression. In TDW I can put EVERYTHING that I want to do in the way I want to do it. The music can be just as heavy or as soft or as crazy as I want without anyone telling me what to do. For me, that creative freedom is amazing and mandatory!

My plans with TDW are to make much more albums in which I can explore more musical styles and write about more subjects. I used to make the joke that I wanted to be like the “prog-metal Frank Zappa” by releasing a lot of music in my life and that is something I still have ambitions for.


2) How you compose, do you do everything yourself. Who’s supported you for the orchestral parts?

I compose all the music by myself in my studio. I have the equipment and abilities to write parts for whatever instrument I need. I sing, I play guitars, bass and synths. I program and arrange drums, orchestra parts and other more eclectic instruments.

So when I start writing a new song I can basically pick whatever instrument I want, because I know how to program it and how it should sound in the context of a composition.

I have spent a considerable amount of time reading articles and books about orchestrations and usage of instruments in the past, so when I program a drum part or a violin part for instance, I know what is playable and what is not. So yes, I did all the orchestra parts myself.

After finishing a song I tend to look around to see if I can find people who can help me with things I cannot play myself like guitar solos or violin solo parts and such. I like to work with outside people to a certain degree, because I can then still keep control of my song, but I can also get some outside freshness in it, to make the song more adventurous.

However, this is just for TDW, because when I write for Mind:Soul I tend to ask everyone if they like my ideas or not and if they want to change things. Mind:Soul is a democracy in that sense. TDW is more of an ego processin which I do a lot of soul searching. But that is actually good for me, because if I have an idea that I like and the band doesn’t like it, I can just use it for myself.


3) How did you convince the musicians to come and join you, who are they? I think they come from many backgrounds?

Well, guest musicians tend to be people I already know or admire quite a bit and I just ask them directly if they want to help out on a song. Either in real life or through e-mail I ask if they would be interested to play a solo or sing some parts. I never had a “no” for an answer so that is very special to me. People like to be a part of this weird music and even some of the people I really admire for their own music wanted to join me and that is very flattering to me!

The list is obviously very long for this record but that was something of a coincidence. Each song demanded a different flavor and I just felt that it was needed to get many different flavours in there. For the heavier songs I wanted to have people who really have metal experience, so having people like Michiel van der Werff, Frank Schiphorst, Sybren Boonstra, Norbert Veenbrink & Sander Stegeman made the songs heavier than they already were. And on other songs I needed more of a progressive and subtle approach, so I went for people like Laura ten Voorde, Lennert Kemper, Rosita Reitsma and Ben van Gastel. And finally some of the songs could use some real folky touches, so I got in touch with Hanna van Gorcum and Elvya Dulcimer who both provided something completely new which I never had before on TDW songs.

So yes, I tried to combine different styles and guest appearances on this record because my music needed it. If I would write a really heavy record for example, I would probably ask metal based
guests, but if I would make a folk record I would surround myself with folk lovers, it really depends on what the songs need in the end.


4) How did you record all these parts, have you met all the musicians?

I recorded the basic tracks (Guitars, Vocals, Bass and Synths) in my studio here. I programmed the Drum and Orchestra parts here as well. I originally wanted real drums on this record, but I could not
get that due to time and money restraints. I am able to record complete songs here now basically, so that is quite a luxury I have.

My studio is called “The Imagineering Suite” (www.thesuite.nl) and I started building it for my own music in 2008. But it became my main source of income over the years. I also produce music, video
and websites for other clients from many different backgrounds.

Some of the guest musicians recorded their parts at their own studios and others came to my studio to lay down their tracks. It really depended on what would work best for people,m time and money wise. I prefer seeing a musician in front of me playing something, but you can’t always have that luxury. But thanks to the internet, you can do a lot together and it is a great way to collaborate for things like this.


5) Who is the producer?

I am the producer for this record. I recorded the material and made sure everything was in the proper state. Then I also made the main mix. So essentially I am the producer and recording engineer.

But for this album I got help from René Heimans (MaxXive Productions – www.maxxive.com) who did co-production duties for me in his own studio. He also mastered the record and did a great job!

Thanks to René, the sound of the record got a lot bigger, wider and more cinematic in a sense. It was the first time I produced the record together with someone else, but this was a great experience, so I will keep doing this from now on.


6) Are you really awkward? Afer listening to "Music to stand around and feel awkward to!" I don't have this feeling.

Haha, well sometimes I am yes!

I think everyone has their “awkard” things. I am a social person and I like meeting new people and sharing stories and stuff like that. But I can also be very solitary and very focused on what I do. For example if I am on my way to somewhere (walking or cycling for example) and I am in deep thought, I sometimes just phase out and people tend to think I am arrogant for not seeing them or something.

I had quite a few times that good friends were standing in front of me and I just didn’t see them because I was so focused on my own mind. That can be quite awkward for example, haha! But it’s never something I would do on purpose to hurt anyone or whatever.

But that was not the goal of the title. To me the title stands for the moments in life that you have to go through certain experiences (good or bad) and you just have to take reality as it is. Example: Let’s say, you get really sick and you can’t help it. The only thing you can do is basically sit or stand around and feel awkward while these things are happening to you. Most of the times the people around you are the ones who cry or feel terrible, but when you go through really intense emotional experiences from your own perspective it almost numbs you. Like you are aware that you are going through something extreme, but your mind cannot really process it. This leads to undergoing it and feeling awkward and that is what all the characters in these songs are doing to a certain extent.


7) Due to its cover and its title, it must be seen as a concept album and which one?

It actually is NOT a concept album, because all these songs have separate stories. I wrote concept albums with one big story in the past (Or like on the Mind:Soul album for instance.) but this is more like a theme on which I based multiple stories which all loosely connect to one another.

These characters all go through an experience that they cannot really change, so the result is that they desperately try to change it, but remain standing around while feeling awkward.

The title was also a joke about something else. I have been into Progmetal for 13 years now and every time I go to gigs I can see an audience of people that would love to go crazy and headbang and be all “metal” but the music is too complicated for that. So what you get is a crowd of people that sings along, bangs their heads and what-not, but can never really release themselves because the music is just too damn weird. So what you get is a whole crowd of people feeling like “YAY ENERGY! ... NOW WHAT?!” which in my opinion is hilarious and I wanted to give a little nod to that.

That concept of “music to stand around and feel awkward to” is something I contribute to as well because my music is also too complex to Mosh or headbang too in standard 4/4 measurements. So if I ever play live with TDW, I think I just have to accept that there will be no wall of deaths or moshpits or whatever, haha.


8) Could you tell us more about this cover

The coverart was made by Maarten Gunsing who is almost my standard coverartist by now. I love the way he envisioned my idea as the album’s artwork enhances the album’s music I think.

It is based on an idea I had when the album was almost done. I could not think of a logical way to get all these different characters together in a normal context and then I realized that they could just all attend a TDW concert in a sense.

And then I thought of what it would look like if I as a frontman would look at the first row and would see these characters together listening to their own stories. So what you see is basically “my perspective” on the crowd and I see these characters I am singing about standing before me. And the characters all look very different and thrown together in a sense, which enhances the awkwardness and so it all connects to each other.


9) Are you able to present your compositions on stage?

Well, TDW always was a studio only project and for me that is what I want it to be mostly. I want TDW to be as creative and free as I want to and if you are playing live you have to think about all the limitations and the amount of people you need to do certain shows and stuff.

I mean, I would need an orchestra to do this live... I CAN’T PAY FOR THAT!!!

So I prefer to have it as a studio thing right now, but never say never.

I would like to perform some songs live once, but I only want to do that if I can be absolutely sure that people want to see it and hear it. Performing stuff like this is hard and you don’t want to do that in front of 5 people or something, haha.

I have Mind:Soul to play live shows with and tour with and stuff like that. So in a sense my thirst to play live is quenched by being the lead singer in Mind:Soul. And now that we are working on our second album we will also play more shows in 2014 and 2015 and beyond, so we’ll see where that takes us.


10) What is your next event with TDW?

I am already working on multiple things. There are three (3) concepts for future albums lying around, so it is just a matter of seeing which one feels the most logical and comes first. I tend to not over-plan things, because this album has proven that sometimes you just have to go with the flow. This album was something of a surprise and became a lot bigger than I expected it to be, so I’ll just see what the future brings me.

Right now I just want to focus on finishing the music videos for this album, as EVERY SONG on this album will get a music video thanks to the lovely girls at the B&M Crew. (facebook.com/BiancaMarindaCrew) The whole album will basically be turned into a film of sorts and that is an awesome project that I want to focus myself on right now.

For those who are wondering, the first two videos have been put into a convenient youtube playlist. This youtube playlist will be updated with every song that is released each month.


11) Before concluding, could you give us news about Mind: Soul?

Basically Mind:Soul is now on summer break and from September onwards we will get back to our Dutch tour. We are working on new material for our second album and in 2015 we will play more shows and will try to go across the border as well. We would also love to play France then, so suggestions for gigs are always welcome because we would love to meet all of you!

So that is all really! Thanks all of you for hearing me out and thanks for supporting my music! You guys and girls all rock!

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