Dire que j’attends les prochaines sorties des Bâtards du Roi est un euphémisme, tant le groupe a été une véritable révélation pour moi, au point d’en devenir une écoute quotidienne.
Je les ai découverts lors de leur passage au Rock’n’Eat à Lyon et grâce à ma collègue Thunder, que je remercie profondément. Tout ce que propose le combo fonctionne sur moi !
Il s’agit d’un groupe originaire d’Orléans qui officie dans un black metal très mélodique, parfois à la limite de l’épique, avec une scénographie travaillée, notamment des masques et des costumes rappelant le Moyen Âge et tout ce qui s’y rapporte. Le tout est chanté en français, ce qui nous permet de comprendre les paroles, le concept et l’histoire proposée, qui s'enrichit d'album en album.
L’histoire démarre avec le premier album, sobrement intitulé Les Bâtards du Roi, où l’on suit les trois fils bâtards de cet univers, qui s’organisent pour assassiner leur père. Un acte qui va plonger le monde dans le chaos. S’ensuit Les Chemins de l’Exil, leur second opus, dans lequel on suit la fuite des trois frères, condamnés par leur crime.
Tout est extrêmement bien narré et j’attendais avec impatience la suite de l’histoire, qui vient de nous parvenir avec un nouvel EP intitulé Ici Meurt la Joie. C’est donc de celui-ci que nous allons parler aujourd’hui !
Nous retrouvons de nouveau nos trois frères bâtards, à savoir Regicide (guitare rythmique et voix), Aeni (guitare lead et voix) et Daemonicus (batterie), qui poursuivent leur fuite, mais pas seuls ! Un nouveau personnage rejoint la troupe : Barron ( Basse)
Ils continuent donc leur fuite du royaume et se retrouvent dans un village isolé, reculé de tout, qui semble lié à des cultes occultes et qui va peu à peu faire sombrer nos personnages. Je ne vous raconte pas tout pour ne pas spoiler, mais, comme toujours, le groupe nous propose un récit prenant qui fonctionne parfaitement avec sa musique.
Et justement, venons-en à la musique !
On est ici sur un black metal centré sur la mélodie, qui mélange voix black, voix claires et leads de guitare tantôt médiévaux, tantôt lumineux, tantôt sombres, et qui ne nous laisse pas indemnes.
Sur Les Chemins de l’Exil, on pourrait notamment citer les mélodies des morceaux « Le Chevalier au Corbeau » ou « Le Val Dormant », qui m’ont littéralement fait pleurer tant je les ai trouvées magnifiques. Le tout est associé à la puissance et à la hargne d’un black metal viscéral et incisif.
Et sur ce nouvel EP ? Eh bien, on ne change pas une équipe qui gagne, avec trois nouveaux titres qui s’inscrivent complètement dans la continuité du second album.
Le morceau éponyme démarre avec des arpèges inquiétants, comme si un mal approchait, avant que le riff puissant de Regicide ne vienne alourdir un peu plus l’ambiance. Celle-ci finit par exploser lorsque le groupe hurle le nom du morceau, le tout couplé à la ligne mélodique d’Aeni, qui est à tomber par terre, et à la batterie de Daemonicus, qui explose tout sur son passage.
La production est vraiment excellente : chaque instrument est à sa place et les voix sont encore plus audibles qu’avant. C’est un vrai plaisir de pouvoir suivre l’histoire contée par les Orléanais, notamment lorsque la voix hurlée se mêle à la voix claire. Du pur régal pour les oreilles !
En parlant de voix, sur « Et la Nuit s’éternise », nous avons droit à une invitée de marque en la personne de Diffamie, chanteuse du groupe Galibot, dont la voix claire ne quitte plus ma tête depuis des jours ! Elle apporte un côté mystique et sombre à un morceau qui l’est tout autant, en plus d’offrir un véritable contraste avec les voix screamées du groupe d’Orléans.
L’EP se termine déjà avec « Où Pourrit la Lumière », un titre incisif, rapide et viscéral, tout en conservant un véritable sens de la mélodie et un refrain mémorable que je ne peux m’empêcher de hurler en même temps que nos protagonistes !
Et oui, j’ai bien dit EP déjà terminé, car ce méfait ne comporte que trois compositions. Avec une qualité d’écriture et une production aussi bonne, on aurait aimé en avoir un peu plus ! Mais il faut voir cet EP comme un bonus au Chemins de l’Exil.
Une chose est sûre : il me tarde de retrouver la suite des aventures de nos frères bâtards, car si la qualité du prochain opus est à ce niveau, il pourrait très largement figurer parmi mes albums favoris au moment de sa sortie !
Line-up
Regicide : Guitare Rythmique et Voix
Aeni : Guitare Lead et Voix
Daemonicus : Batterie
Barron : Basse
Tracklist
1 - Ici Meurt Ma joie
2 - Et la Nuit S'Eternise
3 - Où Pourrit la Lumière
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