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Interview WARSIDE

WARSIDE

Date de publication 14 avril 2026
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Interview publiée le 14 avril 2026 par TomHunter
- Vous avez sorti votre premier EP en 2020. Pouvez-vous nous décrire un peu l'avancement du groupe depuis cette période Covid ?

Depuis 2020, il s’en est passé des choses ! On a profité du COVID pour stabiliser le line-up avec l'arrivée d’Olivier à la basse. Au début, c’était un peu compliqué de défendre l’EP sur scène et on débarquait de nulle part. Mais on a persévéré jusqu’en 2023, qui a été une année charnière. Entre les festivals comme le Sylak ou les Arts Bourrins, et la tournée européenne avec Vader et Vomitory, on a franchi un vrai palier.
L’arrivée de Thomas en 2023 à la batterie a aussi tout changé, il a littéralement boosté notre son. Ça nous a permis d’enchaîner des dates en France avec Benighted ou Kronos et de repartir en Europe avec Vader. En 2025, on a levé le pied sur les lives pour se focus sur l'album, et c'est là que Mathieu nous a rejoint au chant. On revient tout juste du Japon avec Aborted... Le line-up a pas mal bougé depuis les débuts, mais il n'a jamais été aussi cohérent qu'aujourd'hui.



- Pouvez-vous présenter un peu votre lineup ? D'ailleurs, on peut entendre le chant se dédoubler sur certains titres (« Synthetic Abyss » notamment). Est-ce bien Mathieu le seul vocaliste ou y a-t-il une autre personne hurleuse en renfort pour les growls plus aigus ?

On tourne aujourd'hui avec Vincent à la guitare (depuis 2018), Thomas à la batterie (depuis 2023) et Mathieu au chant (depuis 2025). De mon côté (Jérôme), je suis là depuis 2018 aussi ; j'étais initialement à la guitare, mais j'ai repris la basse en 2025 après le départ d'Olivier.
Pour répondre à ta question sur Synthetic Abyss, je te confirme que Mathieu est bien le seul derrière le micro ! Il a une palette vocale super large et maîtrise pas mal de techniques différentes, ce qui lui permet de doubler ses pistes et d'alterner entre growls profonds et cris plus aigus sans problème.


- Quelles sont vos références en matière de death metal et grind ?

Si je devais citer mes classiques, ce serait Dying Fetus, Misery Index, Vomitory et Rotten Sound. On y ajoute bien sûr les influences des autres membres comme Suffocation, Cannibal Corpse ou la touche plus technique d'Archspire pour Thomas et Mathieu.


- Pourquoi se tourner vers Gruesome Records spécifiquement pour ce premier album ? Avez-vous des attentes particulières en choisissant de sortir Cognitive Extinction avec ce label portugais ?

Je suis tombé sur leur site un peu par hasard. Au départ, je cherchais simplement à me procurer la cassette de la première démo de Hideous Divinity. En parcourant leur catalogue, j’ai tout de suite accroché. Ils ont des groupes vraiment solides et on sent immédiatement cet esprit 100 % underground porté par une vraie démarche de passionnés.
Je les ai contactés par mail, et après quelques échanges, le courant est tout de suite passé. On s’est mis d’accord très rapidement car on partage la même vision. En signant avec eux, notre attente principale est de gagner en visibilité. Comme c'est un label portugais très actif, cela nous permet de de toucher une audience plus large.


- Pouvez-vous préciser globalement de quoi parle ce premier opus ?

Cet opus, c’est l’autopsie d’un esprit qui crève sous la pression moderne, bouffé par des pulsions primaires et des pensées toxiques. On a voulu mettre en musique ce point de rupture où « l’intellect » abdique et où la réalité n’existe plus.

- Cognitive Extinction a été enregistré par le talentueux Kevin Paradis. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette collaboration ?

On voulait impérativement des batteries acoustiques enregistrées en studio. Après une date avec Benighted, Thomas a branché Kevin pour lui proposer le projet et c’était parti. On a passé quatre jours chez lui : c’est ultra carré, très pro et l'ambiance était excellente. Bosser avec un mec de ce calibre dans de telles conditions, c’était un pur plaisir


- Quels ont été vos plus beaux souvenirs de scène, festivals compris ?

La Roumanie en 2024 avec Vader. Le public à Timișoara était en furie, une ambiance de chaos total. Il y a aussi le Laurus Nobilis au Portugal… notre matos était resté bloqué à Lyon, donc on a dû jouer avec ce qu'on trouvait. On s'est retrouvé avec un son ultra "roots" et sauvage sur une belle scène, encore avec Vader... l'accueil a été monumental. Le Dortmund Fest, rencontrer les gars de Malevolent Creation et croiser ceux de Dying Fetus, c’est le genre de moment qui marque. Le Japon avec Aborted, récemment. Une expérience de fou ! Le public était génial, l'ambiance électrique... Un voyage mémorable qui a vraiment marqué le groupe.


- Le titre de votre album engage forcément le débat sur une humanité en déclin cérébral et rétrograde. Un sujet peu rare dans le style pratiqué, mais quel est votre regard sur cette affirmation transposée au réel ?

On n'est pas là pour juger ou faire de la politique. On se contente de poser un regard sur ce qui nous entoure. Pour nous, c’est juste une observation de la société actuelle. On voit une « humanité » qui régresse intellectuellement et mentalement. C’est une réalité omniprésente. Que ce soit sur nos écrans ou dans nos échanges de tous les jours


- À ce sujet, quelles sont vos sources d'inspiration pour les textes de vos chansons ? Des lectures à recommander ou des films appétissants tissent votre imaginaire peut-être ?

On n'a pas de références littéraires ou cinématographiques précises. On se nourrit de ce qu’on vit et de ce qu’on voit. L’actualité et nos expériences personnelles sont nos seules sources d’inspiration.


- Quelle est la suite pour WARSIDE (promotion via des concerts à venir) ?

Quelques fests et dates en France dont le Lions Metal Fest, les autres ne sont pas annoncées encore. Et une grosse tournée en Asie est en préparation pour 2027 mais on ne peut pas en dire plus. D’autres choses également en 2027 sont en cours de discussion…On a hâte !

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