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RHAPSODY OF FIRE
Glory for salvation [ 2021 ]
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CD Album - Durée : 56.00 - Style : Metal symphonique
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.afm-records.de
Contact groupe : https://www.rhapsodyoffire.com
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 09 novembre 2021 - Chroniqueur : IvanJack25
 

                J’annonce d’entrée la couleur, j’ai été un fan fou furieux de la première heure de Rhapsody. Je me rappelle encore mes émois lorsque le tout premier album « Legendary Tales » sortit des limbes du grunge laissant la place à un revival du metal mélodique, époque bénie des Dream Theater, Symphony X et les premiers essais fulgurants de génie de Within Tempation, Nightwish et autres Epica et Kamelot.
               
Cet album a changé ma vie et la suite ne m’a déçu en aucun point, Symphony of enchanted lands et Dawn of victory furent autant de majestueux disques empreints de génie, mélangeant virtuosité instrumentale et vocale (souvenez-vous la voix magique de Fabio Lione qu’il met toujours avec brio au service d’autres groupes et projets, dernièrement aux côtés d’Angra…), d’orchestrations gargantuesques ornées de chœurs tonitruants et guerriers, une musique épique dans sa plus grande pureté, transportant notre imagination dans nos lectures d’heroic-fantasy d’adolescents naïfs et pleins de rêves hallucinatoires.
                J’ai continué à suivre le groupe année après année en déplorant album après album le manque cruel d’originalité, à part peut-être quelques titres de « The power of the dragon flame » et de Triumph of agony » qui m’avait provoqué quelques frissons, les morceaux restaient hélas tous construits de la même manière, les mêmes détails au départ pittoresques revenant systématiquement (ribambelles de flutiaux pour danses de lutins, chansons en italien, une lassitude dans les mimiques vocales de Lione et son vibrato exacerbé et omniprésent, les batteries à fond de double grosse caisse, les soli de Luca Turilli pourtant techniquement parfaits mais si désuets car toujours joués de la même manière depuis des années et des années…)
                Puis le clash, le groupe se scinde en deux fin des années 2000, Luca Turilli part de son côté et Alex Staropoli (claviers) garde le nom de Rhapsody avec le suffixe of fire, décision de justice oblige, et reste jusqu’à ce jour seul membre d’origine rescapé. A l’époque j’ai trouvé que Luca Turilli avait réussi avec ses albums suivants à retrouver une certaine vivacité dans les compositions et collaient parfaitement à l’actualité metal, au contraire d’un Rhapsody of fire qui continuait à nous servir les mêmes clichés désespérants sans plus aucun intérêt. Et j’ai lâché l’affaire…
                Puis il y a quelques semaines, je suis tombé sur un extrait d’un télé-crochet italien où le nouveau chanteur de Rhapsody of Fire, Giacomo Voli, interprétait avec panache le « Somebody to love » de Queen. Monstrueux le type ! Ma curiosité aidant,  je me décide donc à chroniquer ce 13ème album du groupe.
                Je ne mentirai pas, le premier morceau « Son of Vengeance » m’a fait douter de mon choix… Je me suis dit : « Ca y est, ça recommence, la musique des chevauchées médiévales est en route une fois de plus, les hordes de guerriers s’affrontent sur les champs de batailles improbables, les cieux se gorgent de tempêtes et d’oiseaux préhistoriques revenus des âges immémoriaux, accompagnés de dragons, de sorciers et de fées plus maléfiques ou bienfaisantes les uns que les autres… Mais quel intérêt ? »
                Je suis donc prêt à raccrocher, furieux et frustré… mais… serait-ce dans le timbre de ce nouveau chanteur sur les deux titres suivants, « Kingdom of Ice » et « Glory for Salvation », plus lyrique, plus jeune, plus cristallin ou dans le traitement des claviers plus présents que jadis, ou encore de ces orchestrations plus en retrait que la musique du groupe et de ces chœurs un peu plus inspirés et limpides que par le passé… En tout cas je me suis laissé aller, et sans m’en rendre compte l’album est déjà terminé… et j’ai adoré, nom d’un Smaug des temps modernes, nom d’une licorne lubrique !!! Quelle claque, quelle finesse, quelle beauté dans les mélodies et les lignes vocales…
                Alors, non, Rhapsody of fire ne révolutionne rien du tout, c’est clair, il y a tous les éléments connus des italiens, malgré l’absence de Luca Turilli, le guitariste Roby de Micheli se déchaîne toujours en rythmiques saccadées et chorus roulés harmoniquement mineurs et baroques, à coups de montées et descentes de manches jouées à la vitesse du son, la batterie est toujours aussi rapide aux pieds et la basse la suit à la milliseconde près, les claviers de sieur Staropoli sont toujours aussi prolixes et la voix plafonne bien souvent dans les aigus ; à noter que les flûtes à bec et les voix graves narrées en un timbre désespéré et tragique sont toujours présents (« Eternal snow »), les cornemuses et binious font toujours leurs jobs pour nous faire traverser l’espace-temps « Terial the hawk », l’italien et le latin font toujours leurs petites apparitions, « Abyss of Pain II » et « Infinitae Gloriae » … mais tout cet ensemble est tellement bien composé, terriblement interprété dans l’excellence, produit et surtout assumé à mille pourcents qu’on ne pense même pas que nous sommes en train d’écouter un groupe dont nous connaissons par cœur les ficelles et les gimmicks invariables.
On notera en passant l’excellence de l’épique « Abyss of Pain II » où l’on réalise que l’organe de Giavomo fleurte avec la hargne de Symphony X, que n’aurait pas égalé le sublime Russel Allen,
                « Magic signs » est la ballade à ne pas oublier car très douce et mélodieuse à souhait et le single « I’ll be your hero » ressemblerait même à un inédit de Journey, période Steve Perry, très année 80 dans le jeu des guitares doté d’un rendu de chœurs imparables. Dommage que le très commun et attendu « Chains of Destiny » clôture cet album d’une manière si fade, histoire de garder peut-être leurs fans de la première heure qui ne supportent pas trop le changement chez leurs idoles, ce titre aurait pu alors figurer sur n’importe quel album du groupe, du Rhapsody pur jus, mais sans surprise aucune.
               
Sans exagérer, je me prends à ressentir parfois les mêmes émotions que quand ce fabuleux groupe a émergé à la fin des années 90. Une sorte de renaissance, une nouvelle fraîcheur, une envie soudaine de prouver qu’ils ont encore des histoires à raconter et des symphonies à explorer. « Glory for Salvation » est un coup de maître et prouve qu’un groupe, aussi typé soit-il dans son caractère et son style, peut à tout moment se renouveler quelque peu et continuer à évoluer avec le temps et surtout l’inspiration. Du grand Rhapsody !!!




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