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Pavillon 666 - metal rock webzine FLYING COLORS
Second nature [ 2014 ]
CD Album (Durée : 65.58)
Style : Rock pop progressif
Informations :
Interview :
Contact label : http://www.mascotlabelgroup.com
Contact groupe : http://www.flyingcolorsmusic.com
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 17 septembre 2014 - Chroniqueur : Ivan.Jack
 

Après un premier album cherchant un peu sa voie, testant des choses habituelles renforcées ou expérimentant dans chacun des styles de prédilection des membres renommés de ce All-Star-Band, les progueux américains nous reviennent avec ce Second Nature surprenant et ambitieux.

La tendance est résolument progressif, mais on sent une volonté de plaire à beaucoup plus de monde, au vu des refrains calibrés radio et aux sonorités pop du chanteur, limite variété dans certains cas. Apprivoiser cet album est chose ardue, et l'intérêt et l'approche se font à petit pas, pour atteindre une certitude : cet album est d'une habileté musicale rare et appréciable.

Je m'explique : faire cohabiter des pointures et donc des ego aussi prestigieux que Mike Portnoy, Steve Morse, Dave Larue, Neal Morse et Casey McPherson ne doit pas être chose aisée, et je pense que chacun a eu son mot à dire et a dû par la même occasion faire des concessions.

Le morceau d'ouverture « Open up your Eyes » est risqué, de par ces 12 minutes au compteur et une intro instrumentale de 4 minutes.... On pense tout de suite à Transatlantic, autre éléphant prog où Mike Portnoy tient aussi les fûts mais ce morceau s'avère être une belle œuvre de rock progressive, comme en faisaient Yes ou Genesis en leur jeune temps... On se dit que ça y est , Transatlantic le fils est arrivé et ils vont nous bassiner avec des chansons aussi longues que complexes à ne plus pouvoir suivre une mélodie.... Il y a de ça, un peu, mais « Mask machine » nous met dans l'erreur avec son rythme pop electrique presque disco et son refrain sentant le Muse à plein nez ou encore Sixx AM... On aurait aimé se passer de tous ces « ouhhhh ouhhh » et « ohhh ohhh » kitsch à souhait...

« Bomb's Away » nous plonge dans un groove chaud tel un « Have a Cigar » de Pink Floyd survitaminé et le chanteur Casey McPherson au timbre assez neutre habituellement commence à sortir de sa tanière. L'inégalité est souvent de mise dans le progressif et la ballade « The Fury of my love » est très efficace, le plus alambiqué « A place in your world » rappelle le bon vieux Kansas et un certain John Miles, dans les mélodies vocales surtout... « Lost without you » semble tout droit sortir d'un album de Bon Jovi qu'on aurait mixé avec des chants « beatles » et le côté folk-rock de Mike Tramp...

Les musicos en profitent bien sûr pour agrémenter leur mélodies pop de leur savoir-faire, sans être trop démonstratif et technique, la mélodie prime vraiment toujours sur la virtuosité qu'on leur connaît d'habitude (à part Sieur Portnoy qui se sent toujours obligé de placer des breaks en contretemps sur des passage lents et doux...), et c'est un vrai régal, on plane littéralement sur certaines ambiances et les choeurs parfois trop fournis remplissent l'espace sonore et harmonique avec brio... Puis suit le très bon et dansant « One love forever » et son 6 temps qui n'est pas sans rappeler le meilleur du grand Peter Gabriel... Comme vous le remarquez, cet album est très éclectique !

On retrouve au fil des couplets, des refrains, des breaks et des ponts tout ce qui a fait la grandeur de leurs groupes actuels ou d'antan, un peu de Spock Beard par ci, une touche de Dixie Dregs par là, quelques insufflations de Dream Theater et de Transatlantic et quelques riffs Deep Purpli, il y en a pour tous les goûts, personne n'est lésé...

Nous passerons sur « Peaceful Harbor » qui est une soupe imbuvable à la Neal Morse (Ce « Ouhhh » rébarbatif en voix de tête est tout simplement insupportable !) où on sent à nouveau son engagement auprès de Dieu, avec tous les clichés inhérents au concept, jusqu'aux choeurs amples et forcés, d'un gospel gonflé aux amphétamines (pardon, aux hosties..) et la fameuse chanteuse black qui virevolte en plein milieu du refrain à la fin de la chanson... mièvre et sans saveur....

Par contre, le dernier morceau est un petit chef d'oeuvre musical, pas très cosmique, pas très symphonique non plus, je dirais très intimiste plutôt, à la Eddie Vedder voire même Neil Young où l'on ressent encore le talent de chacun des musiciens et la magie de cette fusion qui fonctionne parfaitement, la guitare de Morse toute en retenue, la voix grave de Casey inspirée, les claviers de Neal intéressants, la basse de Dave qui semble vouloir faire son petit solo elle aussi, même Mike reste placide et posé tout en feeling... Quelle belle conclusion !

Ce deuxième album de Flying Colors est donc une réussite, pas très accessible pour les néophytes malgré ce côté pop omniprésent, mais qui ravira tous les amateurs de sensations fortes, de musique expressive et colorée, et d'énergie positive... Tout cela sous une production très limpide et naturelle.... Un beau coup de cœur !





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