CHRONIQUES DE CONCERTS

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BRUTAL ASSAULT 2015
Avec : At the Gates, Ne Obliviscaris, Agalloch, Rosetta, AmenRa, Lantlôs, Katatonia, Be'lakor...
Date du concert : 06-08-2015
Lieu : Fortress Josefov - Jaroměř, République Tchèque [ Hors-France ]
Affluence : 15000
Contact organisateur : http://brutalassault.cz/fr/
Interview : pavillon 666
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Date de la chronique : 21 août 2015 - Chroniqueur : blacklakenidstang - Photographe :


Après avoir foulé le sol de divers festivals allemands (SummerBreeze et Party.San), slovène (MetalDays), belge (Graspop) et français (Hellfest), j’avais envie de franchir un nouveau territoire musical.
Le Brutal Assault, dont l’affiche m’avait déjà fait salivé il y a trois ans, était cette année le candidat idéal à cette expérience grâce à sa remarquable affiche, remplie de groupes que je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir jusque là (notamment Rosetta, Winterfylleth, Lantlôs et Rome). Il faut dire que je ne suis pas une grande amatrice des festivals surpeuplés, bien trop onéreux à mon goût pour moi qui ne vais jamais voir de véritables têtes d’affiches. Ce festival tchèque, doté d’une affiche très intéressante (Agalloch, AmenRa, Be’lakor, Ne Obliviscaris…) et au prix « modique » de 69€ (en comparaison au Hellfest et au Graspop), avait donc tout pour venir concurrencer mon SummerBreeze adoré…

Malheureusement, cette édition 2015 a été noircie par un paramètre externe au festival : la canicule. Bien entendu, ma passion pour la musique est telle qu’elle ne m’a pas empêchée d’aller voir les groupes que j’attendais. Cependant, je regrette que la brutalité des 35/37° degrés subis durant le festival m’ait contrainte à ne pas être présente pour certains groupes que j’aurais voulu découvrir ou redécouvrir (Sunn O))), Marduk, Dødheimsgard, Outre, Anaal Nathrakh).

D'autre part l'organisation du festival m'a refusé au dernier moment l'accès au pit photo m'accordant seulement une accréditation...


Mon premier Brutal Assault a ainsi démarré par la prestation quelque peu étrange de MELECHESH. Ce groupe de black metal aux influences orientales est pourtant une valeur sûre à mes yeux puisque chacune de leurs prestations délivre une grande énergie grâce à la force de leur délicieux mélange musical, presque dansant. Après ma déception au Hellfest (Melechesh ayant été victimes d’un son mémorablement mauvais), je m’attendais à pouvoir en profiter pleinement, ce qui n’a pas été tout à fait le cas. En effet, ce concert s’est révélé agréable, mais pas davantage. La raison ? Des musiciens semblant distraits (jusqu’au recommencement du début du premier morceau du set…) et jouant parfois trop vite (Grand Gathas of Baal Sin), un Ashmedi enroué (la différence étant toutefois subtile !) et peut-être une tentative infructueuse d’atteinte d’osmose avec le batteur temporaire français Kevin Paradis qui effectuait là son premier concert avec Melechesh (depuis un certain temps). J’attends donc avec impatience de revoir le groupe en salle, dans des conditions optimales, pour enfin découvrir comme il se doit les morceaux d’Enki en live…

Mon autre grand espoir de cette journée « pré-festival » était KATATONIA, le groupe qui m’a fait le plus changer d’avis sur un groupe durant un concert. En effet, Katatonia était une formation que je trouvais soporifique et mielleuse à souhait, jusqu’au soir où j’ai été trainée devant celle-ci (SummerBreeze 2012). Quelle claque ! Je ne m’attendais pas à une telle lourdeur de la part du groupe, à une aussi forte empreinte doom.
Etrangement, je n’ai pas du tout retrouvé cette énergie au Brutal Assault et je n’ai donc véritablement pris du plaisir au concert que lors de Criminals. Il faut dire que j’espérais davantage de morceaux de Viva Emptiness (Criminals et Ghost of the Sun uniquement) et que Jonas Renkse n’était pas très en voix, voire faux en début de concert.

La deuxième journée a ensuite débuté pour moi avec BE’LAKOR, l’un des meilleurs groupes de melodic death actuellement. La perspective de les revoir après le SummerBreeze 2012 m’a donc intérieurement fait sauter de joie pendant des mois.
Leur concert était très bon malgré un set malheureusement bien trop court (quatre morceaux seulement), qui aurait pu être considérablement amélioré avec un son permettant d’entendre davantage les nappes mélodiques presque ambiantes du groupe. Le nouveau morceau présenté, quant à lui, semblait quelque peu différent des habitudes du groupe, ce qui n’est pas forcément pour me déplaire… en attendant de pouvoir l’entendre au calme, sur album.
Quelle joie en tout cas d’avoir vu un si grand public pour ce groupe australien, en espérant que sa renommée ait encore progressé !

C’était ensuite au tour d’ENSLAVED de monter sur scène. Comme d’habitude depuis le Party.San 2011 où j’avais été profondément déçue de leur prestation, le concert était d’une grande qualité grâce notamment au growl black très impressionnant de Grutle Kjetil. J’ai toutefois beaucoup regretté de n’avoir pas pu profiter d’un seul morceau issu de RIITIIR, notamment Thoughts Like Hammers et Roots of the Mountain, bien que c’était un plaisir d’entendre les nouveaux morceaux Thurisaz Dreaming et Building With Fire.

Puis, quelques heures après mon interview avec le très sympathique et humble Colin Van Eeckhout (déjà mise en ligne), je me suis rendue sous la Metalgate stage pour procéder à ma seconde expérience live du groupe belge de post-metal obscur AMENRA.
Il y a les mauvais concerts, les moyens, les bons ou très bons, les excellents, les mémorables et ceux qui bouleversent profondément. Ce concert d’AmenRa fait partie de la dernière catégorie. Ce n’était pas simplement un concert parfait musicalement. AmenRa fait partie de ces groupes qui, si vous vous laissez aller, vous permettent de vivre leur musique d’une façon très introspective. J’ai tremblé, j’ai pleuré, j’ai eu mal. Pas besoin de drogue, pas besoin d’alcool pour perdre totalement pied.
Ce concert était ainsi extrêmement intense et prenant et moi qui ne me soucie guère des ambiances de concert, jamais je n’aurais imaginé une telle osmose avec le public d’un festival aussi brutal…
Avis aux amateurs de post-metal et sludge et à tous ceux qui veulent vivre un moment fort et mémorable : allez voir AmenRa en concert.

Remise plus ou moins de mes émotions, j’ai ensuite pu revoir BLOODBATH avec un Nick Holmes plus en forme qu’au Hellfest, bien qu’il ne m’ait toujours pas impressionnée (bien moins que les « Eaten » d’Anders Nyström en tout cas). Malheureusement, des problèmes techniques se sont insérés durant le concert, gâchant les morceaux avec des crépitements, à tel point qu’il a fallu écourter le set. Pas de Soul Evisceration, pas de Cry My Name, dommage !

J’ai ensuite eu l’occasion de revoir AGALLOCH, qui, si je dois en choisir un seul, est probablement « mon groupe préféré » à l’heure d’aujourd’hui (d’où mon pseudo sur le webzine, les connaisseurs l’auront compris). La beauté de leur atmospheric black est immense et ne peut me laisser insensible, leur univers musical me transporte et m’émeut. Il m’était ainsi tout à fait impossible de partir au Brutal Assault sans faire une escale d’une nuit à Colmar pour assister à un concert en salle de leur tournée actuelle promouvant The Serpent & The Sphere (sachant que, pour avoir déjà assisté à un de leurs concerts en salle, ces derniers jouent toujours environ deux heures, de quoi ravir les oreilles !).
Cette escale était d’autant plus nécessaire que le running order du Brutal Assault ne leur permettait pas de jouer très longtemps. Leurs morceaux étant longs, le calcul était rapide à résoudre… Agalloch a ainsi joué seulement cinq morceaux, ce qui est forcément « décevant ». Il s’agissait donc d’un très bon concert avec un excellentissime Ghosts of the Midwinter Fires. Cependant, avec aucun morceau de The Mantle et un son ne sublimant pas le groupe, je suis très heureuse d’avoir pu me rassasier quelque peu en amont de ce concert trop court…

Ma troisième journée de concerts a ensuite débuté par la performance de WINTERFYLLETH, groupe britannique s’inscrivant justement dans la lignée d’Agalloch. J’ai beaucoup vanté les qualités du groupe lors de ma chronique de leur dernier album The Divination of Antiquity et ce festival m’a donné l’occasion de voir ce que le groupe vaut en live. Après un terrible son durant le premier morceau ne laissant entendre que du pur black, j’ai pu m’apaiser en entendant le vrai Winterfylleth : ses passages apaisants, ses chœurs masculins divins, ses nuances subtiles et célestes… Un concert sublimant le black metal, un pur régal.

Le groupe suivant est l’un des autres noms qui m’a donné envie de venir jusqu’en République Tchèque : LANTLÔS, groupe allemand de black shoegaze (famille Alcest, Heretoir, Les Discrets…). Malheureusement pour moi, dans tout festival, je dois toujours surmonter un énorme conflit dans le running order : Lantlôs jouant en même temps que Primordial, j’ai beaucoup hésité, dans la mesure où je préfère Primordial mais que je n’ai jamais vu Lantlôs et que le premier est aisé à voir au contraire de l’autre… J’ai donc choisi de voir les allemands, en espérant vivement ne pas m’être trompée.
Surprise qu’ils commencent par des morceaux très calmes, j’ai pu apprécier la belle voix claire de Markus Siegenhort… jusqu’à ce que le concert démarre vraiment et m’envoûte totalement avec le morceau Bliss, un véritable chef d’œuvre. Un moment précieux, un des joyaux du Brutal Assault.

Killing Joke ayant annulé, j’ai ensuite eu la chance de voir SVARTIDAUðI jouer un deuxième concert pendant le festival, la première performance du groupe islandais ayant eu lieu trop tard la veille avec Sunn O))), à mon plus grand regret.
Si je n’apprécie pas véritablement le groupe, j’ai trouvé leur concert très intéressant, avec de bons morceaux malgré un manque de mélodicité. Je n’ai pas pu m’empêcher, en les écoutant, de me dire qu’ils jouent exactement ce que le trve black metal devrait être, qu’ils réussissent à jouer quelque chose d’encore plus sombre et plus prenant, ambiant.

Je suis ensuite allée voir par curiosité SKEPTICISM, un groupe finlandais de funeral doom, dans la mesure où je m’intéresse de plus en plus au doom, notamment grâce aux excellents Ahab. Si ce groupe n’est pas à l’abri de défauts évidents (tantôt certaines parties au clavier, tantôt la voix), ce concert a toutefois constitué une bonne surprise pour moi dans la mesure où il s’agit d’un genre qui prend de la force en live. Ce groupe a clairement renforcé mon envie de lutter contre la fatigue liée à la canicule (comprendre les horaires de lever très matinaux) pour voir le concert tardif d’Esoteric le lendemain.

Le dernier jour de festival a été marqué par l’occasion pour moi de voir pour la première fois ROSETTA, groupe de post-metal de Philadelphie. Ces derniers, dans un genre où beaucoup de groupes se ressemblent, réussissent sans cesse à se démarquer en jouant une musique céleste, aérienne, légère.
Alors que je ne m’attendais pas à les voir dans un avenir proche, l’annonce de ce groupe au Brutal Assault a été l’élément le plus déterminant dans ma venue à ce festival.
Ce concert m’a finalement beaucoup troublée. Peut-être est-ce dû à une petite déception de n’avoir entendu aucun de mes morceaux préférés et que le nouvel arrivant dans le groupe chante malheureusement faux, ce qui a gâché quelque peu mon plaisir (sachant que le bassiste, lui, possède une belle voix…, cf. Homesick). Ou peut-être était-ce parce que j’étais à ce point émue d’entendre ces mélodies venues d’une autre planète et comblée d’enfin apercevoir sur scène le légendaire Mike Armine, plein d’énergie et d’humour. Un moment très particulier dont je me souviendrai longtemps !

J’ai ensuite revu avec plaisir les islandais de SKÁLMÖLD, toujours aussi souriants et ravis d’être sur scène pour jouer leur énergique folk metal. Un moment agréable grâce notamment au chaleureux hymne Kvaðning et à l’apparition d’Aðalbjörn Tryggvason (Sólstafir) et de sa superbe voix torturée sur Hefnd.

Je suis ensuite allée me reposer à l’ombre pendant le set de CARACH ANGREN. Si de bons passages sont à relever, l’ensemble est peu intéressant puisque le groupe n’a, selon moi, pas de personnalité propre. Un potentiel pour l’instant inexploité…

Mon attente s’est alors terminée, laissant apparaitre le neofolk luxembourgeois de ROME. Reposant et hors du temps, ce concert fait partie de mes préférés de ce festival, grâce à un set apaisant où les sonorités des morceaux étaient tout de même plus puissantes qu’en version studio. Jérôme Reuter et ses confrères ont été très bien accueillis, par un public ouvert et connaisseur, ce qui a constitué une excellente surprise alors que je m’attendais malheureusement à un flop de la part de Rome à cause d’une musique trop calme dans un festival très agressif (l’affiche étant orientée brutal death et grind, malgré les apparences de ce report).

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pu voir SÓLSTAFIR, mais c’était là la première fois que j’ai vu ce groupe islandais avec une certaine rancune (cf. affaire Guðmundur Óli Pálmason). Malgré cela, c’était un bon concert de la part du groupe, bien que je ne peux que constater mon agacement grandissant envers leur setlist semblant quasi-immuable. Toujours pas de morceau de Masterpiece of Bitterness, toujours Goddess of the Ages (certes, un de mes morceaux préférés) de Köld alors que cet album est le plus grand chef d’œuvre du groupe et qu’il contient par conséquent de nombreux morceaux dignes d’être joués sur scène… Et toujours, toujours, toujours ce Fjara et ses horribles percussions…
Pourtant, comme d’habitude, la voix écorchée de Tryggvason, pleine de détresse et de souffrance, a su m’émouvoir aux larmes durant Goddess of the Ages, bien que je regrette vivement qu’il ait choisi ce morceau ô combien dépressif pour attiser et faire participer la foule… une décision inappropriée.

J’ai ensuite décidé de jeter un œil à PHURPA sur l’Oriental Stage, une scène dédiée à cette formation et à Cult of Fire seulement, de quoi éveiller ma curiosité. Phurpa est en fait une sorte de collectif russe qui fait revivre d’anciens rites shamaniques tibétains dans la tradition Bön. Il ne s’agit donc pas à proprement parler de musique au sens où on l’entend communément (instruments de rituel, chant de gorge (cf. tantrisme))…
Pour être honnête, je m’attendais à rester cinq à dix minutes seulement. Pourtant, je suis restée… près de deux heures, regrettant de ne pas pouvoir assister à la dernière heure, ne voulant pas manquer At the Gates sur une autre scène.
Plutôt que de parler de concert, je ne peux parler que d’une expérience vécue. Ecouter Phurpa, assise pendant deux heures, s’est révélée être une sorte d’initiation à la méditation pour moi. Un moment d’apaisement total gâché de temps à autres par des personnes, dans un état second, qui n’ont pas eu le respect d’une pratique inconnue de notre culture.

Je suis donc partie, presque hésitante, voir AT THE GATES. Toutefois, il me semble qu’il m’est impossible de regretter assister à un concert d’At The Gates dans la mesure où il s’agit d’un de mes groupes préférés et d’un des deux groupes qui m’ont propulsé dans le monde du metal il y a quelques années.
Alors que je pensais en 2011 qu’aller au Party.San constituerait ma seule et unique chance de voir ce groupe en live, ces derniers se sont récemment reformés, me donnant l’occasion de les voir cet été pas moins de trois fois : au Luxembourg, au Hellfest et au Brutal Assault.
Mes remarques restent les mêmes que pour mon report du Hellfest : « L’énergie dégagée par Tompa est toujours aussi éclatante, les frères Björler sont toujours aussi bons, les concerts d’At the Gates sont toujours aussi excellents. LE concert du weekend pour se défouler, malgré la fatigue accumulée ! ». Gigantesque amatrice des anciens albums (depuis le premier et tous sur un pied d’égalité), je suis moins admiratrice du dernier album mais je dois cette fois avouer, après trois concerts, que les nouveaux morceaux sonnent aussi bien et ne gâchent en rien un concert d’At the Gates.

Mon immense déception du weekend est liée à CULT OF FIRE, le second groupe jouant sur l’Oriental Stage. Je regrette amèrement d’être venue sur place dix minutes en avance seulement, puisque je suis restée bloquée comme une sardine (sans aucune exagération, croyez-moi) dans les couloirs de la forteresse de Jaroměř… Après m’en être terriblement voulue (car Cult of Fire est très difficile à voir en concert, le Brutal Assault étant le seul festival où ils acceptent de jouer…), j’estime finalement que si c’était prévisible par moi, ça l’était également pour les organisateurs. Une scène spéciale pour un groupe spécial : pourquoi pas, mais dans un espace plus vaste… car il faut le dire : il était minuscule pour un groupe attendu et un concert « collector ». En espérant donc que le groupe sera également à l’affiche lors de ma prochaine excursion tchèque…

ESOTERIC représente ma plus grande découverte du festival grâce à leur doom puissant et personnel. Un moment rompant, je vous l’assure, toute monotonie, mais malheureusement bien trop court... Mention spéciale au chanteur qui utilise un micro-casque pour chanter, assurément la première fois que je vois ça en concert… et si vous pensez que cela parait ridicule, écoutez la profondeur du growl de M. Greg Chandler !

Le festival s’est finalement achevé par la performance de NE OBLIVISCARIS, groupe victime d’une petite malédiction en lien avec les aéroports. Les australiens de Ne Obliviscaris devaient en effet jouer au cœur de l’après-midi mais c’était sans compter le violon supposément rempli d’explosifs de Tim Charles, violoniste et chanteur (voix claire) du groupe. Ce dernier ayant loupé son vol à cause d’une lente vérification de son instrument de musique, la formation australienne a donc été reprogrammée au plus tard, c'est-à-dire à deux heures du matin…
Malgré la fatigue, il m’était impossible de manquer ce groupe, dans la mesure où je le considère comme l’un des plus intéressants et prometteurs de la décennie. En effet, leur extreme progressive metal est devenu absolument grandiose avec la sortie de l’album Citadel l’année dernière, un album que j’écoute encore et toujours en boucle, alors que je ne suis pas vraiment fan du genre.
Les petits problèmes sonores du Hellfest effacés, Ne Obliviscaris a su délivrer un set encore plus majestueux et parfait en nous permettant cette fois d’entendre l’incroyable puissance de Xen. Tim Charles, quant a lui, a encore démontré, malgré sa difficile journée, qu’il est un excellent frontman doté d’une voix superbe et utilisée avec grande justesse, tout comme son instrument. Ainsi, chacun des musiciens sur scène a su offrir une prestation mémorable à un public les ovationnant avec force…
Quel dommage que le set était si court, en attendant le jour où je pourrai entendre Citadel en entier ainsi que Xenoflux et As Icicles Fall…


Malgré les doutes que j’ai pu émettre vis-à-vis de ce festival – qui fêtait son vingtième anniversaire – (principalement à cause de sa lenteur à fournir un running order, une carte du festival, etc.), je suis finalement conquise par ce festival, qui n’a été gâché que par une chaleur étouffante, brûlante.
Je conseille ainsi vivement ce festival, en me permettant de souligner que la République Tchèque ne correspond pas au bout du monde !
J’attends donc avec impatience la prochaine affiche du Brutal Assault aussi intéressante que celle-ci pour mes goûts variés mais précis, en espérant avec force que Cult of Fire sera de retour, sur une scène permettant un espace plus vaste pour le public…


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