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KILLBODY TUNING
CHRONIQUE KILLBODY TUNING - review
Contact groupe http://www.mx3.ch/artist/killbodytuning
Audio / Video
Mise en ligne le : 31 mai 2012  | Intervieweur : Charcoal.Blood | Traducteur :

INTERVIEW francaise - pavillon 666 - webzine metal rock
1.Bonjour KILLBODY TUNING, afin de commencer cette interview, pourriez-vous présenter votre groupe et votre parcours musical ?

Killbody Tuning a été fondé en Suisse en 2005. Ses membres se sont réunis autour d’une passion commune pour les formes déviantes de musique. Autant fans de musiques expérimentales, industrielles, trip hop, ambient, métal, post hardcore, post rock, le groupe s’est constitué avec l’envie de pouvoir s’exprimer sans limites dans ces différents genres, le tout au service des émotions. C’est donc avec un furieux besoin de décloisonner les possibilités d’expressions que le groupe est né.

Le line-up a un peu évolué au cours des dernières années pour se stabiliser autour de Claudio, David et Florent, rejoints en 2009 par un batteur français, Mathieu.

2.Je suis un peu curieux mais pourriez-vous m’expliquer comment vous avez choisi le nom du combo ?
Gronibard et ultravomit étant déjà pris, il a fallu trouver un nom tout aussi puissant. Le choix du nom du groupe est toujours un élément fondateur car c’est une expression de la créativité commune mais aussi de la pratique de la démocratie. Des brainstormings ont eu lieu, en passant même par un Scrabble sous absinthe pour tenter de former un mot unique. Mais personne n’a réussi le mot compte triple avec Z Q X W et H. Lors d’une soirée, l’un des membres portait un T-shirt d’un homme ridicule bodybuildé avec la mention Killbody Tuning et un timbre « Ugly » sur sa poitrine. La violence des mots pleins d’un humour second degré évident reflétait parfaitement la non-prise au sérieux du groupe dont les membres sont loins d’avoir la carrure de ceux de Rammstein. L’évidence s’est imposée à tous. Par ailleurs, il est toujours drôle d’avoir des publicités contextuelles sur google ou facebook pour des jantes alus 16 pouces ou des subwoofers de folie, ce qui est à mille lieux de notre musique.


3.Et en ce qui concerne le titre de l’album, 47°0\'40..00n6°42\'20.00e ?
Lorsque nous avons fini d’écrire la BOF du Film « Dernière Chasse », nous avons profondément souhaité que le disque puisse avoir son existence propre et qu’il ait un nom d’album car c’est aussi ainsi qu’il a été conçu. Il nous a paru important de rendre hommage à un lieu fondamental dans le film. Ce sont donc les coordonnées de la carrière où le héros finit achevé au milieu d’une forêt de croix. De même, chaque titre de cet album fait plus ou moins explicitement référence à des lieux ayant une sombre histoire, mais réelle cette fois.
Il s’agissait aussi d’apporter une touche d’humour et de rendre fou les chroniqueurs en se demandant comment il était possible de choisir un nom d’album aussi difficile à lire qu’à écrire, un peu à l’image de cet album. Nous n’avions malheureusement pas anticipé notre difficulté à le nommer quand nous faisons l’annonce sur scène : « Si jamais, notre nouvel album appelé… euh… Notre nouvel album est en vente au stand merchandising ! »

4.Justement, parlons de votre nouvel album. Pouvez-vous nous expliquer le processus de composition et d’enregistrement ?
L’écriture de cet album a coïncidé avec la rencontre d’un jeune réalisateur suisse. Julien Humbert-Droz nous a sollicité pour l’écriture de la musique d’un court-métrage de 17 minutes intitulé « Dernière Chasse ». L’ambition a été de développer des musiques tout en structurant les passages musicaux nécessaires au film dans des titres qui pouvaient vivre indépendamment des images. La composition s’est donc faite à la fois sous l’angle des besoins du film mais avec l’ambition que ces passages puissent s’intégrer dans des formats plus progressifs ressemblant aux titres de Killbody Tuning, qui sont souvent des plages de sept à quinze minutes.

L’enregistrement du disque s’est fait sur trois jours sous la houlette de Jonathan Nido, guitariste de THE OCEAN et COILGUNS. Basse et batterie ont été enregistrées au Bikini Test, salle de concert mythique de la Chaux de Fonds dont l’acoustique est impressionnante et idéale pour les prises live de batterie. Les guitares ont été enregistrées au bien nommé CHAOS ROOM. Le mix a été réalisé par Julien Fehlmann, surnommé le Steve Albini des Montagnes neuchâteloises, dont nous venons. Il a su parfaitement transcender la musique du groupe et ce en seulement trois jours. Le processus global a en effet pris six jours tout compris, ce qui est exceptionnellement court, mais a permis de conserver la sincérité et l’esprit de la musique. Le mastering a eu lieu à Hollywood par un heureux hasard. Julien avait déjà travaillé avec Gabriel Wallach et apprécié son travail. Le cours du dollar étant bas, cela nous a permis de pouvoir offrir à nos auditeurs cette qualité sonore supplémentaire.

5.Qu’est-ce que qui vous inspire dans l’écriture de vos textes ?

Le premier album du groupe était complètement instrumental, car le groupe privilégie ce mode de composition. Néanmoins, l’apport de voix permet d’éclairer différemment notre musique. Nous avons ainsi toujours laissé aux chanteurs et chanteuses le choix de leur mots afin qu’ils puissent s’intégrer personnellement dans notre univers.

Deux titres ont bénéficié de l’ajout de textes. Le premier titre est le générique de fin du film, Muswell Hill dont les textes ont été écrits par son interprète Céline Bart. Les textes du second titre ont été écrits par Valérie Leimgruber pour Marker of Change. Elles ont principalement cherché à s’inspirer des thématiques tournant autour de la violence tant physique que mentale présente au sein du film.


6.Quelles sont vos influences principales et comment définiriez-vous votre musique ?
Comme dans beaucoup de groupes elles sont extrêmement différentes en fonction des membres. Nous nous retrouvons tous autour du rock indé, du métal, de l’indus, du post hardcore, du trip hop, toutes les musiques à la marge, chacun d’entre nous ayant ses préférences. Ainsi, chacun apporte ses propres influences dans la création de sa ligne, qu’elle soit rythmique ou mélodique, et étonnamment le résultat est cohérent.

Nous sommes souvent affiliés à la mouvance post rock dans la mesure où nous faisons principalement du rock instrumental mais nous sommes sans doute un peu plus violents que la majeure partie de cette scène. Nous faisons en sorte de décloisonner au possible nos titres donc la plus juste classification sera celle de l’auditeur.

7.J’ai lu un article qui relatait votre collaboration avec une compagnie de théâtre ainsi que votre contribution musicale pour le cinéma. Pouvez-vous nous parler de cette expérience qui, je pense, a dû être enrichissante ?
Killbody Tuning est connu pour ses musiques instrumentales, lesquelles confèrent une liberté d’interprétation et appellent naturellement des images. La première collaboration de ce type a été avec la compagnie de théâtre Passaparola. Le metteur en scène a écrit une pièce sur Philippe Léotard et il souhaitait apporter un éclairage différent aux chansons que Léotard avait pu écrire. Killbody Tuning s’est donc concentré à la réécriture des musiques sur celles-ci, dans une interprétation plus rock qu’elles ne l’étaient à l’époque. Ces morceaux ont été ensuite joués live durant les représentations. Le côté intense et éphémère d’une pièce de théâtre a été une magnifique expérience.

La seconde aventure a eu lieu pour l’écriture de la musique de a abouti à la réalisation de notre nouvel album. Le film étant un thriller tout autant qu’un slasher sur certains passages, le groupe avait vraiment carte blanche pour couvrir tout le spectre musical. Ici encore, le souhait du réalisateur était d’apporter un traitement différent de ce qu’on peut attendre sur un film en tensions où les cordes et musiques orchestrales sont un réflexe qu’il a voulu contourner avec un rock dur et atmosphérique.

8. J’avoue honteusement mal connaitre la scène Rock Suisse, pouvez-vous la décrire à ceux qui sont dans mon cas et nous dire par la même occasion le regard que vous portez sur elle ?
La Suisse est un petit pays de huit millions d’habitants avec trois grandes régions linguistiques. Il faut donc imaginer l’Ile de France avec des langues et des lois différentes dans chacun de ses départements. C’est une petite Europe dans l’Europe et naturellement les scènes musicales sont très différentes d’une région à l’autre.

La scène métal est très active : GOTTHARD, ELUVEITIE, CELTIC FROST, THE OCEAN, SAMAEL, LACRIMOSA ou encore THE YOUNG GODS rayonnent sur la scène internationale. D’autres formations émergent avec MXD, SYBREED, KRUGER, IMPURE WILHELMINA. Il n’y a donc pas que Alain Morisod, Patrick Juvet et DJ Bobo.

De manière générale, la scène musicale est très riche. Chaque ville regorge de petits groupes couvrant un large spectre de styles. Les salles et les petits festivals jouent bien le jeu en permettant à chacun de s’exprimer sur une scène. Notre région, bien que très périphérique, regorge par exemple de talents, tant au niveau du metal (KEHLVIN, une partie de THE OCEAN,…) que du jazz. Et le publique semble l’apprécier à sa juste valeur !

9.Avez-vous quelconques projets dans un futur immédiat ?

Nous allons mettre en ligne prochainement un court métrage réalisé par Julien Humbert Droz qui est l’introduction au film « Dernière Chasse ». Ce court métrage est accompagné par notre morceau SEESTRASSE, et nous y faisons une apparition en tant que « supervilains ».

Nous sommes en pleine composition de nouveaux titres pour un prochain album qui ne sera pas une écriture « sous contrainte ». Le groupe est enthousiaste car s’il est passionnant d’écrire des musiques pour un film ou une pièce de théâtre, cela peut générer aussi quelques frustrations quant au processus créatif et à la liberté qui n’est pas totale. Le prochain album sera sans doute fort différent de celui que nous venons de sortir.

Nous assurons également la promotion de cet album. Nous avons joué en France récemment à Besançon avec ZERO ABSOLU, et Saint Etienne avec LODZ où l’accueil a été exceptionnel les deux soirs. Nous jouons en Suisse dans des festivals et cherchons actuellement plus de dates pour évangéliser l’Europe à l’automne, le disque bénéficiant d’une sortie au Royaume Uni via Code7.

10.Je vous remercie d’avoir répondu à ces quelques questions. Afin de terminer cette interview, désirez-vous ajouter quelque chose ?

Le Larsen est à la musique ce que le hérisson est à l’autoroute.

 

original INTERVIEW - pavillon 666 - webzine metal rock

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