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METAL PULSE #3

Avec : ASILIAN · DEHA · NEKRODEUS
Note

Date du concert : 19-09-2026

Lieu : Les Triplettes Social Club - Ambérieux en Bugey [01]

Lien du Label / Event

Chronique réalisée par : TomHunter • Photographe : Didier Kubiak Kphotolive


METAL PULSE #3
ASILIAN · DEHA · NEKRODEUS
Une soirée placée sous le signe de la folie

L’acronyme de cet organisme passionné et passionnant correspond comme suit : METAL PULSE — Médiation Et Transmission Artistique Libre, Passerelle Underground et Laboratoire Scènes Extrêmes. Ce mouvement artistique propose une ouverture d’esprit et un lien direct avec la scène Metal au fil de ses partenaires, de ses stands présents lors de cette soirée, mais aussi de cette atmosphère particulière que tient à offrir Le Petit Salon De Metal, l’organisation génitrice de ce projet.
Troisième édition donc pour ce Metal Pulse qui voit déjà loin et surtout qui propose des formations en adéquation parfaite avec les thèmes de chaque édition.
Cette fois-ci, nous pourrons découvrir une exposition des enfers, prolongement du zinc des Triplettes, où s’installent Camille Murgue avec ses illustrations sinistres et sublimes, Poussières d’Os et ses dessins de feutre noir saisissants et Arcanum Profanum, artiste couturière accompagnée de petites créatures maléfiques dans de jolis cercueils de bois.
La passerelle entre la mort et le coeur battant de la scène est ici accessible grâce à ces drôles de dames dont l’art noir suit le fil rouge de la thématique de l’édition : la folie.

En plein dans le sujet, les trois groupes de ce soir distillent chacun leur grain de folie, tous bien particulier. La folie humaine ou en don des dieux (comme le précisait Platon dans l’Antiquité), est transmissible par bien des manières. Les cordes vocales ou cuivrées vont résonner d’hystérie en ce soir du 19 septembre 2026.


Asilian
C’est tout de rangers et de combinaisons oranges que ces prisonniers aliénés investissent la scène des Triplettes Social Club. L’allure des Vosgiens est pathologique, humoristique. Fortement influencé par le thrash, il s’agit bien d’un death grind que le quintette envoie à grands coups de riffs fracassants, de mélodies thrashy puis black metal. Le chanteur ne reste pas en place, tourne autour de ses musiciens, plonge dans la fosse, importune son bassiste avec rires et proximité, et même éponge sa transpiration dans la combinaison moelleuse de son guitariste. Du pur jus à l’effet réconfortant !
Le docteur / bassiste nous offrira les seuls moments de repos avec des notes de basse isolées en guise de pont entre deux cris et riffs de death metal.
Le public est encore trop peu amassé devant la scène pour ce premier passage de la soirée. En effet, l’affluence est faible et la raison en est peut-être due à l’éloignement des grandes agglomérations et d’une date signifiant la fin des vacances et d’un pouvoir d’achat amoindri chez les spectateurs. Toujours est-il qu’avec cette proximité avec les groupes, nous vivrons au plus près leur folie et témoignerons au mieux de leurs prestations, et ça, ça n’a pas de prix.

Il est 22:35 lorsque Déhà investit la scène avec une vague lancinante de riffs profonds et une voix ténébreuse à souhait.
Les growls caverneux plongent l’audience toujours plus bas mais resurgit à chaque fin de riff.,
Comme une renaissance toutes les 10 secondes, les accords joués vers le haut maintiennent le cap et ouvrent vers une possible résurgence. Cris écorchés, à vif Déhà s’étrangle de désespoir, s’éloigne même du micro et capte l’attention des auditeurs, les yeux dans les yeux.
Le set de la soirée est puissant, harassant pour lui-même, comme il nous en fait part lors d’un moment des plus intime où l’artiste se confie à nous. Éprouvé par l’énergie que l’écriture lui renvoie, c’est un homme entier et accompli qui propose maintenant une petite surprise. En effet, l’artiste termine son passage avec une reprise de Gangsta's Paradise, une chanson de Coolio (1995) qui aura marquer les moins jeunes d’entre nous grâce au film « Esprits rebelles ». Étonnant, sensible, à nu. N’ayant jamais vu Déhà en solo sur scène (uniquement avec Wolvenest), j’en suis ressorti déstabilisé et vidé. Merci !

Nekrodeus
Le gros ampli Orange fait désormais face au public. La déferlante qu’on est sur le point de se prendre va faire remuer le public. Le chant de Stefan Rindler est saturé au maximum. Les riffs de guitare sur une style Gibson SG parfument la scène d’un post metal aux accents furieux de death.
On notera également un côté punk black et thrash metal à la Hellripper.
Pour autant, nos amis Autrichiens ont dans leur line-up des membres jouant en live pour des groupes phares de la scène proche Tyrol, tels que Harakiri For The Sky, Karg ou Ellende. L’expérience pour cette formation plutôt jeune se fait donc ressentir. Nekrodeus clôt une soirée démente et presque privative avec brio.

Pour cette dernière édition du METAL PULSE aux Triplettes Social Club d’Ambérieux en Bugey, ce fût une réussite en terme de musiques et de retrouvailles. En petit comité, il est souvent bon de retrouver des artistes et passionnés pour une proximité plus aisée et conviviale. Reste à savoir où nous mènera la quatrième édition…
Je remercie l’asso du Petit Salon de Metal pour m’avoir accordé ce plaisir de participer à l’évènement ainsi qu’à Didier pour Kphotolive qui a su capté l’aliénation scénique.

GALERIE PHOTOS

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