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OPETH
In cauda venenum [ 2019 ]
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CD Album - Durée : 67.31 - Style : Rock progressif
Informations :
Interview : pavillon 666
Contact label : http://www.nuclearblast.de
Contact groupe : http://www.opeth.com http://
 


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ORIGINALITE
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TECHNIQUE
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PRODUCTION
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EMOTION
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Chronique : 29 octobre 2019 - Chroniqueur : IvanJack25
 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Opeth ne laisse personne indifférent. Depuis leurs débuts dans les années 90, chaque album est une histoire, une photographie de l’époque, un récit unique, un mélange d’influences aussi extrêmes que le Death Metal le plus sombre aux couleurs progressives les plus vintage qui soient. Après leur virage très rock prog depuis l’album Heritage il y a 8 ans, divisant la masse de leurs fans, j’ai fait partie des personnes qui ont voulu aimer cette nouvelle tendance musicale, j’ai voulu comprendre la décision de Mikael Akerfeldt de délaisser l’alternance chant growlé/chant clair, particularité qui je trouve faisait tout l’intérêt et l’originalité du groupe, cette bipolarité entre sombres ténèbres et clartés radieuses enchantait mes sens de la plus belle des façons.

Alors j’ai bien apprécié quelques morceaux d’Heritage, j’ai en revanche très moyennement apprécié Pale Communion et Sorceress, trouvant l’inspiration envolée dans les méandres des mélodies plates à rallonge et dans cette volonté de faire une musique décalée, étrange tout en gardant le style très seventies que nous leur connaissons à présent.

Je me confortais alors en écoutant toujours avec passion le génie de Blackwater Park, la beauté transcendante des mélodies instrumentales autant que vocales de Damnation, et la prestance de Watershed, leur meilleur opus à ce jour pour moi.

Que dire donc de ce nouvel album In Cauda Venenum ?

Juste que le grand Opeth est de retour !!! Non pas que les suédois reviennent à leurs premiers amours, on est loin d’Orchid tout de même, mais l’inspiration est belle et bien revenue, les riffs de guitares sont on ne peut plus orignaux et attrayants, toujours à la limite de la dissonance, comme dans «Heart in hand» et «Next of kin». Nous nous délectons du dérangeant «Charlatan» presque malsain, les claviers ultra-vintage de Joakim Svalberg restent omniprésents ; l’alternance de couplets très prog, à peine déstructurés avec des passages très calmes à la guitare acoustique, comme une rupture dans le temps, fonctionne toujours à merveille et surprend nos sens, les notes d’orgue Hammond et les nappes de Mellotron englobent d’un voile bienfaiteur toutes ces nouvelles chansons, toujours magnifiées par le feeling unique de la rythmique, tout en finesse, et bien sûr par le timbre magique de Mikael, qui je pense est là au sommet de son art vocal, comme sur «Dignity» ou le timbre aérien du début tranche ensuite avec la puissance des mots déclamés… Les claviers éthériques sont omniprésents et complètent les sensations obscures de la musique d’Opeth, comme sur le 1 er morceau «Garden of Earthly Delights» et cette grande plage d’accords ténébreux, laissant place à la voix transfigurée et complétée par une séquence répétitive façon Tangerine Dream.

Nous avons bien sûr droit à des moments apaisés comme cette superbe ballade «Lovelorn Crime», très originale du point de vue des arrangements et l’utilisation d’harmonies recherchées, pour un rendu unique qui fait d’Opeth ce qu’ils sont, uniques et surprenants. Les chants grégoriens désarment l’esprit à la fin de «Charlatan», on sent toute l’envie de libérer sa foi créatrice, le psychédélique rejoint l’obscur dans «Universal Truth», l’atmosphérique se confond avec la folie...

Le jazz mystérieux de «The Garroter» s’invite au milieu de tout cet univers fantasmagorique, et y trouve naturellement sa place. «Continuum» lorgne vers le rock prog soft de Camel orné de ses mélodies doucereuses et cette voix lancinante pour terminer sur un «All things will pass», tout en finesse, où tous les instruments et le chant semblent s’évanouir petit à petit dans l’espace, en une étincelle de beauté immatérielle, éparpillant dans un éclair d’éternité toute vie alentour...

Cet album est un puits de merveilles au sens magique du terme, un maelström de joyaux musicaux, on ne s’ennuie pas une seconde et certaines prises de risque passent sans problème, car on sait qu’on est chez Opeth, et que leur univers est comme les décors d’un film de Tim Burton, décalé, toujours à la limite de la réalité, du conte et du non-sens. Une version avec textes en suédois est également disponible, pour ajouter à l’étrange de l’oeuvre. En un mot, superbe !




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