Tout nouveau venu sur la scène rock hexagonale, Deadly Dust nous présente son tout premier album, en même temps qu’une prestation remarquée au VIP du tout dernier Hellfest.
Ici, ça fleure bon le heavy, le rock, le blues-rock, cinq rockeurs qui nous déversent leur musique brute, sans concession, et aidés d’une production actuelle et énergique. Le chanteur possède un timbre éraillé qui rappelle forcément Bon Scott et on se plaît à imaginer que ce notre vieux Bon aurait pu faire avec AC/DC ou d’autres groupes s’il avait vécu assez vieux.
Mais pas plus de comparaison avec la bande des frères Young, les huit morceaux ici interprétés restent dans une veine heavy-rock avec par moments des riffs métalliques typiques « Pain », de superbes solos de guitare « All together » et des refrains accrocheurs et mélodieux, comme sur « Let me tell you ».
Par contre certains moments sont dispensables, comme ce « She doesn’t forget » pas très inspiré et un peu creux. On a même du mal à reconnaître que ce sont les mêmes musiciens que sur les autres morceaux, les voix sont un peu fausses par endroits, les solos de guitares d’un autre temps et même l’acoustique du début et la fin n’est pas vraiment accordée… Etrange...
La musique de Deadly Dust doit prendre toute son ampleur sur scène, leur rock lourd reste taillé pour les concerts, devant un public d’aficionados, acquis à leur cause. Un très bon premier essai.





