Chronique réalisée le 2026-09-08, par :
Dirty-Charly
Lorsque Exumer apparaît sur les écrans radar du thrash allemand en 1986 avec son premier album “Possessed by fire”, l’espace aérien germanique est déjà bien occupé par les 4 “gros” que sont Kreator, Sodom, Destruction et Tankard, sans parler des Living Death et autre Darkness. L’espace thrash metal allemand est donc bien encombré, et si on y rajoute les mastodontes américains, on peut clairement dire qu’il est difficile de se faire une place au soleil. Pourtant, ce fameux premier album “Possessed by fire” est de bonne qualité et est souvent cité comme référence dans le domaine du thrash. S’ensuivra l'album “Rising from the sea” en 1987, tout à fait correct lui aussi mais qui ne permettra pas à Exumer de jouer en première division parmi les ténors du genre et marquera la fin du groupe.
C’est en 2012 que Exumer renaît de ses cendres avec la sortie de l’album “Fire and damnation” et depuis, le groupe allemand poursuit son bonhomme de chemin jusqu’à aujourd’hui et sa dernière livraison intitulée “Death mask messiah”.
Autant vous le dire tout de suite chers lecteurs, Exumer ne plaisante pas avec cette nouvelle offrande.
Les deux premiers titres qui ouvrent l’album “Death mask messiah” et “Blinding skies” (qui font l’objet de deux clips vidéo) arrachent tout dès les premières notes. Du thrash violent, rapide et agressif. On retrouve la férocité d’un thrash metal old school surboosté par une production moderne qui envoie vraiment du lourd.
L’intensité ne faiblit aucunement sur les deux titres suivants que sont “Sin bleeder” et “Eradication”. Les riffs sont ultra inspirés, aptes à faire secouer la tête de tout fan de metal qui se respecte et qui aime les guitares bien grasses et bien lourdes. C’est speed et virevoltant à souhait et la voix de Mem Stein n’a pas pris une ride.
Le tempo se calme (très) légèrement sur le titre “Ravishing Waste” pour mieux repartir de plus belle sur le suivant “Allocated savagery”. Mon dieu que ça envoie du bois !
Le rythme devient groovy sur “Serpent”, un titre parfait de thrash moderne.
Le titre qui suit “Fatricide” est le titre thrash par excellence. Une pincée de Slayer, une pincée de Kreator, un soupçon de Nuclear Assault et une pointe de Exodus pour obtenir un morceau ultra puissant, agressif, aux riffs tranchants et aux solos aiguisés comme des rasoirs.
“Scorcher” et “Frozen ground” ne baissent ni en tempo ni en qualité d'exécution Des riffs qui vous plongent dans les plus grandes heures du thrash metal, une voix qui sied parfaitement au style appuyée par des choeurs vindicatifs terminent le travail d’achèvement total.
Puis l’album se termine sur un morceau presque “doux” comparé aux autres titres avec un riff qui pourrait rappeler Pantera.
Inutile d’en rajouter, vous l’aurez compris, le Exumer version 2026 offre ce qu’on appelle dans le jargon du metal un véritable “banger”, une tuerie, un déluge de riffs tous aussi inspirés les uns que les autres. Avec ce “Death mask messiah”, Exumer se positionne pour prétendre à la montée en première division et pourquoi pas monter sur le podium en fin d’année. Ce ne serait que amplement mérité.
Pavillon666 utilise Google Analytics uniquement avec votre accord
afin de mesurer l'audience du site. Vous pouvez accepter ou refuser
cette mesure. Votre choix est conservé pendant 180 jours.
En savoir plus.