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Cover TYGERS OF PAN TANG - Electrifyed

TYGERS OF PAN TANG

Electrifyed

Heavy Metal

Date de sortie : 11 septembre 2026
Format : CD Album
Durée : 46.38
Lien du Label Lien du Groupe Lien musical
Note GénéraleNote Générale
OriginalitéOriginalité
TechniqueTechnique
ProductionProduction
ÉmotionÉmotion

Chronique réalisée le 12 août 2026, par : Thunder

Les tigres rugissants nous viennent du Royaume-Uni. Pour les personnes ne connaissant pas encore les Tygers, il faut savoir que le projet original a vu le jour en 1978, il a été formé par Jess Cox, Robb Weir, Rocky et Brian Dick. Les lions ont connu plusieurs séparations et reformations suite à divers désaccords. C'est ainsi que le projet emprunta une nouvelle tournure quand Robb Weir (guitariste actuel et seul membre d’origine restant) prit la décision de reformer les TYGERS OF PAN TANG pour de bon cette fois.

Ce que l’on peut dire, c’est que TYGERS OF PAN TANG a revêtu plusieurs pelages depuis sa première année d’existence, passant d’un heavy metal brut très 70’s à du rock/hard-rock des années 80 avec notamment l’album “The Wreck-Age” qui, pour moi, représente bien cette période du groupe, pour finalement s’accoutrer à nouveau d’un heavy metal efficace. C’est le premier EP “Don’t Touch Me There” qui a lancé la course en 1979 et c’est leur premier album légendaire “Wild Cat” qui a fait bondir le projet de plusieurs cases. Depuis TYGERS OF PAN TANG compte 13 albums sur son tableau de chasse, sans compter le dernier de la meute qui arrivera très vite le 11 septembre, et c’est de lui que nous allons discuter, le terrible “Electrifyed”.

Le petit dernier sort sous le label Mighty Music avec l’intention de revenir à un son plus lourd, plus poignant en gardant une place importante pour les mélodies, véritable marque de fabrique chez les Tygers. Le projet retourne aux sources en empruntant l’énergie des débuts, une énergie pure, celle des premières années du groupe, celle qui a vu naître l’album “Wild Cat” dont je vous ai parlé plus tôt, tout en mettant à l’œuvre la complicité de la formation actuelle et ainsi réaliser un disque à l’image de la créativité de chacun des membres.
Justement, à ce jour nous retrouvons chez les Tygers Robb Weir et John Foottit à la guitare, faisant virevolter les riffs endiablés, Craig Ellis martelant sa batterie afin de donner de l’énergie aux Tygers, Jack Meille avec son chant robuste et enfin Huw Holding apportant du rebondissement à l’ensemble avec sa basse. La formation s’est bien entourée pour nous préparer ce monstre électrique, grâce à une étroite collaboration avec le producteur et musicien Marco Angioni qui aura travaillé d’arrache-pied afin de nous proposer une sortie solide et cohérente.
Quant à la pochette de l’album qui, à mon sens, aura toujours un rôle important à jouer dans la commercialisation d’un disque, c’est Andy Pilkington de Very Metal Art qui a eu pour mission de retranscrire en une image “Electrifyed” et son contenu. Je trouve ça réussi, c’est bel et bien un album à haut voltage qui ne fait pas dans la dentelle.

Cet album se présente à la fois comme un hommage aux racines du heavy metal et ainsi qu’une déclaration d’intention pour aujourd’hui, continuer à faire vivre le heavy metal de la fin des années 70 marquées par l’émergence de la “New Wave Of British Heavy Metal”, un mouvement britannique de la fin des années 1970 qui a apporté au heavy metal des tempos plus rapides et un son plus dur. C’est là toute l’intention de cet album, il est en bonus assaisonné de saveurs très années 80, donc si le heavy metal vous berce depuis les années 70 à 80, vous devriez être conquis(e)s.

Le disque est très complet, chacun des titres apportant une plus-value à celui-ci. De façon générale, oui, c’est un album brut, qui carabine, mais je trouve quand même des nuances intéressantes sur les différents titres, certains allant nettement droit au but et d’autres prenant un peu plus le temps, et j’apprécie ce genre de changements sur les disques, la richesse de chaque morceau, leur caractère propre tout en respectant une image commune orientée autour de la création de l’album.

Dès le premier rugissement avec “Rise Up !“, on nous propose une rapide introduction, légère, aérienne, les notes de guitares glissent tranquillement pour nous embarquer très rapidement sur un son devenant ferme avec des temps très appuyés, le rythme montant crescendo pour s’harnacher de riffs ravageurs et d’un chant draconien et le titre nous tient en haleine de cette façon tout du long de l’écoute, on y retrouve des envolées de riffs rapides, majestueux à la guitare et ça fait très plaisir ! C'est le puissant “Forevermore” qui prend la relève sur l’album, il fait partie de mes coups de cœur de cet opus, un morceau torrentueux, bombardé de riffs explosifs et d’une mélodie que je trouve vraiment géniale, elle vous donnera sûrement envie de tout envoyer balader comme moi. Le titre sait aussi brandir un air plus sage, avec des passages joués tranquillement nous rappelant les fameuses balades du heavy metal, mais ce n’est que de courte durée. Cela dit, cette pause au sein d’un titre aussi pêchu fait vraiment un bon effet, j’aime le fait qu’il y ait des cassures dans les morceaux, des changements de dynamiques. En bref, j’aime le redécouvrir à chaque écoute, c’est certain.

Mention spéciale pour l’efficace “A Shadow On Fire” qui, pour le coup, vous restera probablement en tête, des riffs marquants, tant à la guitare qu'à la basse, une batterie mesurée et un chant plus pondéré que sur d’autres morceaux. “A Shadow On Fire” hisse une allure très groovy, presque bon enfant cette fois-ci, contrairement à d’autres titres qui peuvent sonner un peu plus sombres comme “Dark Divinity”. Mais mon coup de cœur pour cet album va réellement à “Revenge Is Sweet” pour sa mélodie prenante, son attitude sonnant très Rock’N’Roll, un brin désinvolte. J'ai clairement fait un bond en arrière avec lui, le chant reprenant un timbre que l’on avait pour habitude d’entendre dans les années 70, tout ceci en nous parlant de vengeance, mais pas n’importe laquelle. Le titre est bien pensé, il est super entraînant, la basse marque les temps forts avec justesse, la batterie quant à elle est souple, aérienne et les guitares, comme à leur habitude, nous font leur show, changeant de tempos et d’attitudes, évoluant au fil de l’histoire qui est racontée pour ainsi finir par clôturer l’album.

Ce qui est certain, c’est que TYGERS OF PAN TANG sait se reconstruire et faire perdurer sa vision du heavy metal depuis maintenant les années 70 avec son lot de changements, c’est ce qui fait la richesse de ce groupe. Rien de novateur bien sûr, mais on est sur un album costaud, rendant honneur au heavy metal d’antan, tout est très bien exécuté, les morceaux ont été très poussés afin de correspondre à l’image de ce nouvel album et ça se sent. Les fans d’Iron Maiden et de Saxon s’y retrouveront directement, ça c’est promis !

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