Chronique réalisée le 17 août 2026, par :
IvanJack25
Another Rotation sortira le 18 Septembre de la team Klonosphere, nous avons donc l’idée de découvrir un groupe tendant vers le metal prog moderne voire le post metal. Gagné ! Ce troisième album des Svbmariner s’inscrit dans la droite lignée de Klone et Cult of Luna pour le côté atmosphérique et Mastodon et The Ocean pour la lourdeur et l’impression d’immersion dans les profondeurs liquides des abysses métalliques.
Tour à tour léger, planant, contemplatif, puis soufflant une rage lancinante et une colère indomptable linéaire, le post metal du quatuor reste ancré sur une grande influence doom, les tempos sont lents, voire très lents, la voix oscille entre chant clair et chant saturé, pour plus de dynamisme et d’émotion exacerbée.
Parfois des accords acoustiques restent en suspens dans l’éther comme figés dans le temps, souvent les riffs s’enfoncent dans les méandres toujours plus profonds de l’âme humaine, parfois encore des touches d’un piano éthérique viennent nous emporter vers des sphères volatiles et loin de tout ce qui est réel, comme sur la fin de « Served ».
Mais… il y a un gros "Mais" ! Les quatre morceaux que composent cet opus sont longs, si longs et ne se développent pas plus que ça au fur et à mesure du temps, ce qui tend à nous assoupir, en espérant un soubresaut qui ne vient pas, un changement de rythmique improbable, une mélodie qui nous porte un peu plus, qui ressorte enfin de l’ensemble certes homogène mais si pesant. Non, rien ne change, le charme n’opère pas, même si on garde l’espérance jusqu’à la toute dernière note d’être transcendé, ébahi. Même la tentative de pousser un instant la rythmique et le chant vers un Black Metal old-school sur la toute fin de « Season » ou le passage metal prog me faisant penser à du bon Opeth (quand ils jouaient du metal!) sur « Best mistake » ne réussissent pas à passionner mon esprit, trop enrhumé et léthargique par tout ce qui a précédé.
Svbmariner plaira beaucoup aux fans de musique post, dans le sens ambiance dépressive, lourdeur extrême, introspection ultime et oppression constante. Les autres attendront comme moi la fin avec l’espoir d’une lueur qui brillerait enfin quelque part… mais continueront à se morfondre dans le noir infini et sombreront.
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