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Cover XAVIER BOSCHER - Shapshifter

XAVIER BOSCHER

Shapshifter

Jazz rock fusion

Date de sortie : 14 septembre 2026
Format : CD Album
Durée : 36.00
Lien du Label Lien du Groupe Lien musical
Note GénéraleNote Générale
OriginalitéOriginalité
TechniqueTechnique
ProductionProduction
ÉmotionÉmotion

Chronique réalisée le 7 août 2026, par : IvanJack25

Lorsqu’on découvre un album de Xavier Boscher, la certitude d’être surpris se trouve toujours présente, ne sachant jamais quelle expérience nous allons vivre. Le précédent « La cité séraphine », chroniqué l’année passée dans Pavillon, naviguait plutôt dans des sphères metal atmosphériques et progressives alors que ce « Shapeshifter » qui sortira le 14 Septembre explore un univers jazz-rock et fusion avec bien sûr une patte prog et rock indéfectible aux compositions de l’artiste.

D’entrée avec « Hypermnestra », nous sommes happés par cette basse ronronnante (qui se taillera une belle part tout au long de cet opus) qui de suite me fait penser au jeu d’Alain Caron (Uzeb entre autres), tout en finesse et en mélodie, mais le titre dans sa globalité me rappelle également avec nostalgie l’âge d’or du jazz rock des années 70, particulièrement un groupe nommé Spheroe, qui mêlait sonorités terrestres et cosmiques (eh oui, c’était l’époque!). Belle entrée en matière en tout cas !

Ensuite se pose « Fantasseins » entre pop-jazz vintage et new age, qui nous promet un beau voyage totalement déconnecté, suivi du groovy « Love, light and unity » où la fretless s’accorde parfaitement avec le piano Rhodes et la guitare électrique lumineuse et précise. « Morphogenesis » se trouve un peu plus en introspection avec une batterie assez chargée devant des mélodies de guitares légères et virevoltant dans l’éther, en toute liberté.

« Kaleidoscope » s’apparente plus ou moins à une ballade, du moins un low-tempo bien posé où cette fois les chorus de guitare s’enchaînent tout en explorant une partie des modes utilisés surtout dans le jazz et la fusion, ça tombe bien ! Moment très intéressant musicalement.

On continue l’expérimentation avec « Vagina is a pink cathedral », nous avons affaire à un joyeux chaos de rythmiques complexes (chapeau pour la programmation de la batterie) alternées de passage de basse fretless, chorus de guitare, breaks binaires et ternaires et nappes de claviers souples et légères. Décidément, les titres s’enchaînent et dévoilent tout un potentiel chargé et varié à l’instar de ce début de « La porte de tes étoiles », qui s’impose cette fois comme une vraie ballade mélodieuse qui m’a transporté dans des instants de bonheur exquis.

« Odeon » clôt l’album en lorgnant vers un bon vieux Gong période Steve Hillage, très spatial voire cosmique (album Green pour les connaisseurs), où l’on a l’impression de flotter dans les espaces infinis, hors du temps, hors de la vie terrestre. Superbe pour parfaire notre évasion de la réalité.

Étonnamment plus accessible que le précédent qui m’avait semblé quelque peu décousu, je vous recommande cette nouvelle oeuvre de Xavier Boscher, très homogène cette fois, qui montre à nouveau tout l’éclectisme de son inspiration de composition et sa maîtrise des guitares, basse et claviers (seule la batterie a été programmée), un artiste à part entière qui, si vous n’êtes pas fan de musique alambiquée typée jazz fusion, vous fera néanmoins reconnaître le talent de ce musicien unique et toujours aussi prolifique. A noter que l’artwork de la pochette de cet album est encore né de sa patte de peintre, son style abstrait et « liquide » est en tout point reconnaissable. Un beau coup de coeur hors des sentiers du rock et du metal pour une fois.

Line-up

Xavier Boscher – All instruments

Tracklist

01. Hypermnestra<br />
02. Fantasseins<br />
03. Love, Light and Unity<br />
04. Morphogenesis<br />
05. Kaleidoscope<br />
06. Vagina is a Pink Cathedral<br />
07. La Porte de tes Etoiles<br />
08. Odeon

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