Black Mountain est le 2 ème EP des belges de The Roost, formation rock aternatif qui succède à un premier EP de 2018 et un album de 2020 « Alice ». Nous naviguons ici entre rock garage, stoner et soft grunge.
Les six titres de ce EP sonnent très bruts, la batterie surtout ressort très organique, comme si nous étions à côté du groupe dans leur local de répétition. Le morceau-titre « Black Mountain » est très lancinant et accueille un beau chant mélodieux et sombre. Sur « Miss you every day » on pense instantanément à Ozzy Osbourne dans l’intonation de la voix mais qui aurait rencontré les System of a down pour un moment alternatif des plus ambitieux. Morceau très prenant.
On prend un peu plus de vitesse avec « As it seems » et sa basse claquante dès le début, un bol d’énergie qui fait du bien et donne envie de bouger partout et faire le fou-fou, chanter à tue-tête, déconnecter de la réalité pour un petit moment de lâcher-prise. « Wicked Dreams » suit le même chemin et fait penser à nos concitoyens de 7 Weeks et leur stoner-rock envoûtant et bourré d’adrénaline.
« Who’s the king » nous prend par surprise avec cette voix mi-parlée, mi-scandée et le mid-tempo qui l’accompagne, accommodés d’un bon petit solo de gratte sans prétention qui fait du bien à l’ensemble. On termine (déjà!) par « Goodbye bad times », un titre bien heavy où la basse se taille à nouveau une part belle du spectre sonore, c’est si rare que cela en est important et amène une animalité aux titres ici interprétés sans concession, on aurait envie que ça dure encore une heure…
Très belle découverte ce EP qui je suis sûr ravira le public qui assistera aux concerts du groupe, les morceaux sont très courts (trop courts!) et portent en chacun d’eux un condensé d’énergie et de conviction qui font du bien à nos sens. A quand un prochain album ?





