Chronique réalisée le 23 juillet 2026, par :
AVALON
Amis vikings, fans de folk et de metal, approchez !
Gåte (prononcé « gôte ») nous revient avec un nouvel album, « Sigil », sorti cette fois sur le prolifique et excellent label Season of Mist. Un sixième album pour ce groupe qui, rappelez-vous, a représenté la Norvège au Concours Eurovision de la chanson 2024 avec son titre « Ulveham ».
Pour accompagner la sortie de ce nouvel opus, le groupe a également décidé de le promouvoir à travers une grande tournée européenne. En bref : 2026 sera Gåte ou ne sera pas !
Vous adhérez à la musique de Heilung, Wardruna (dont John Stenersen fait d'ailleurs partie) ou Myrkur ? Gåte ne pourra pas vous décevoir, car il est – selon moi – encore plus novateur que les groupes cités.
Oui, ici, on explore à travers les textes les légendes anciennes et les récits folkloriques. On s'inspire des superstitions funéraires côtières pour mettre en scène un dialogue silencieux entre les vivants et les morts. Il y a donc une forte inspiration folk nordique, portée par des instruments parfois anciens (violon, vielle à roue, nyckelharpa…), des chants rituels et des tambours, le tout baignant dans une ambiance clairement païenne.
Mais Gåte a un petit truc en plus par rapport aux autres formations du genre : l’originalité et l’ouverture d’esprit. Si certains se sont enfermés dans leur style, les Norvégiens osent parfois de petites incursions dans l’électronique et le metal, naviguant avec brio entre tradition et modernité.
Nous avons droit sur cet album à 10 titres assez courts, puisque l’ensemble ne dépasse pas les 37 minutes (un format moyen de plus en plus courant aujourd'hui).
Le premier titre, « Bergteken », annonce la couleur : chant clair nordique féminin, percussions, puis des chœurs d’une beauté aérienne. Imaginez-vous à bord d'un drakkar en pleine mer, entouré par le chant des sirènes. Je dois dire que ce morceau est vraiment magnifique, à la fois doux et puissant, progressant crescendo pour s’abandonner dans un metal habité par le violon. Incroyable !
Le second titre prouve la modernité du groupe en allant chercher des rythmiques metalcore, des sonorités électro et un chant plus actuel. C'est également une excellente composition, moins folk traditionnelle, mais franchement très mélodique et contemporaine.
Bien sûr, vous trouverez des morceaux purement folk et « ritualistiques » comme « Sannsiger », ce qui sera d’ailleurs le cas sur 75 % de l’album. Mais ici ou là, vous sursauterez en passant soudainement à du metal bien lourd (comme sur « Aude »). « Mi Jord », par exemple, vous surprendra par son côté électro-folk !
Au final, on retrouve une production impeccable, de l’émotion à l’état pur, de la technique et de l’originalité grâce à un mélange de styles intelligemment mené. Et que dire de la voix somptueuse de la chanteuse Gunnhild Sundli !
Un bon et bel album comme on les aime, et selon moi, une valeur sûre de cette année 2026 !
Pavillon666 utilise Google Analytics uniquement avec votre accord
afin de mesurer l'audience du site. Vous pouvez accepter ou refuser
cette mesure. Votre choix est conservé pendant 180 jours.
En savoir plus.