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Cover DISCOZERO - It was capitalism all along

DISCOZERO

It was capitalism all along

Rock alternatif dansant

Date de sortie : 10 avril 2026
Format : CD Album
Durée : 39.00
Lien du Label Lien du Groupe Lien musical
Note GénéraleNote Générale
OriginalitéOriginalité
TechniqueTechnique
ProductionProduction
ÉmotionÉmotion

Chronique réalisée le 1 août 2026, par : IvanJack25

Au départ, à la première écoute, j’ai cru à une blague, déjà le nom du groupe me fait penser à une bande de jeunes qui ne se prend pas au sérieux, qui joue de la parodie et de la dérision. Je m’attendais à une musique alternative, post-punk, à la limite du grunge, du stoner et de la pop brute, sans grand intérêt.

Alors je ne m’étais pas tout à fait trompé, il y a tout cela dans ce premier album des Discozero, mais au fil des écoutes, je me rend compte que le propos est beaucoup plus artistique qu’il n’y paraît. Le groupe puise dans pas mal de courants musicaux comme je le disais plus haut mais tout en façonnant un style propre et assez alambiqué. La production est roots mais bien spatialisée, équilibrée et tous les moments importants sont reflétés par ce que chaque instrument apporte quand il le faut, là où il le faut.

La voix de Matthieu, d’abord noyée dans un marasme de guitare saturée, de choeurs et de décibels un peu fous apparaît au fil des morceaux chaude, habitée (comme sur la superbe ballade langoureuse « Forgive forward »), et je préfère nettement cette facette mélodique et inspirée de son timbre plutôt qu’à ses accès de cris et de délire.

Côté influences, on en retrouve tellement qu’il serait impossible de toutes les citer. Prenons juste quelques exemples flagrants comme Placebo, Queen of the stone age, Idles, The Bronx… tout cela sous l’égide du fun et du second degré, englobé par des compositions bien structurées et réfléchies. Comme quoi on peut s’amuser comme des petits fous tout en jouant de la bonne musique.

Petits bémols néanmoins, ces répétitions de motifs de deux ou trois mots, et ces choeurs incessants déclamés que l’on retrouve sur tous les morceaux, « hé hé oh oh, yeah... » comme à l’époque de la vague rock alternative et l’émergence des Elmer Food Beat et autres Mano Negra, ou même plus loin si l’on remonte au punk de la fin des années 70. C’est tellement cliché et surtout systématique que cela en devient lassant. « Oh my god (It’s still alive) » en est presque insupportable, surtout sur la fin et ce « Coffee drive » répété à l’infini sur le morceau du même nom donne parfois envie de subitement couper le son.

Malgré tout, ne passez pas à côté de ce disque qui rebutera la plupart de prime abord, mais poussez l’écoute plus loin et vous découvrirez un univers tout à fait personnel, unique, aux influences étrangement bien digérées. Vous devrez tout de même détenir un esprit ouvert et une propension à l’humour potache.

Line-up

Katia Jacob - basse, synthés et chœurs
Nicolas Foucaud - guitares et chœurs
Matthieu Miègeville - chant
Zacharie Mizzi - batterie

Tracklist

Joy & fire
And again
Get it ! Get it ! Get it !
Forgive forward
Mary & Jesse &
Oh my God (it’s still alive)
Coffee, drive
Do you dance ?

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