Voici enfin le quatrième album des Norvégiens de Triosphere, qui sortira seulement le 28 Août. Les trois singles déjà sortis, « Of tyrants », « Oceans above, stars below » et « Monster’s ball » nous donnent déjà l’eau à la bouche quant à leur heavy-thrash puissant et mélodique.
J’avais été impressionné par la voix d’Ida Hauckland dans le fabuleux Fantasmagoria de Epysode, projet impressionnant collaboratif de Samuel Arkan. On la retrouve ici toujours flamboyante, dotée d’une tessiture large et un grain de voix écorché comme les excellentes Nora Loohimo (ex-Battle Beast) ou encore Netta Laurenne (Smackbound, Black Sun), je ne suis pas déçu une seconde, grande chanteuse qui officie ici également comme bassiste !
Cet album est un pur bijou de heavy metal puissant, mélodique, empruntant certains riffs assassins au thrash moderne ou metal progressif comme Evergrey savent si bien le faire. Les musiciens sont excellents et tous investis dans leur musique, inspirée et bourrée d’énergie. La production est dantesque et permet d’apprécier tous les détails de ce monstre de musique. Les refrains restent souvent catchy et très facilement chantables, comme sur les trois singles ainsi que « Orpheus Bane », les chorus de guitares virtuoses et impressionnants de légèreté malgré leurs qualités techniques indéniables, et la voix d’Ida, qui surpasse tout, sait également se faire douce et envoûtante comme sur la ballade « Encore ».
A noter en final « Gjenkland », magnifique de pureté, reprenant certains thèmes de l’album dont « Through the phantom wall » en version quatuor à cordes, doux et passionné.
Il aura fallu 12 ans d’attente depuis le précédent « The heart of the matter », c’est un retour flamboyant et un album parfait ! Un de mes gros coups de coeur de l’année, et il y en a déjà beaucoup.







