Troisième album des suédois de Grand, Guilty Pleasure continue à enjoliver nos sens avec des mélodies léchées et des harmonies très mainstream, les plaçant en dignes successeurs des Toto, Giant, Foreigner et autres Journey, rien de moins.
Les onze titres de cet album sont un régal musical et nous filent la banane pendant près de 45 minutes, où l’on navigue avec clarté et joie dans un monde peuplé de couleurs flamboyantes et d’énergie à vouloir danser jusqu’à la fin des temps. La musique de Grand est positive, dans le sens qu’elle nous fait nous sentir bien, heureux, léger et insouciant.
Certains connoteront cela comme de la soupe, de la musique à minettes, une énième musique mielleuse pour radio généraliste (néanmoins rock), insipide et entendue des millions de fois. C’est peut-être ce que j’en aurais pensé il y a quelques années en arrière mais quand les compositions sont fortes, sincères et apportent autant de baume au coeur, on balance nos préjugés et on se laisse flotter par les notes et les accords des synthés aériens de Maja, on se prend à mimer les solos de guitare de Jakob, on tape du pied au rythme de la section basse/batterie Johannes/Axel et surtout on se fait envoûter par le timbre particulier, presque androgyne de Matthias, impeccable pour ce style de musique Classic-rock et easy-listening.
Mon coup de coeur va à « Wild heart », single charismatique du style du groupe dans lequel j’adore les claviers gonflés de couches bien grasses et « Still so beautiful » dont le petit Toto groovy ternaire me plaît tant. « Beggin’ » fait également penser à un bon vieux Elton John, avec ses ersatz de cuivres, le son orgue Hammond, les choeurs fédérateurs et le rythme assez rapide et entraînant, encore un bon moyen de faire la fête, tiens ! Et n’oublions pas la ballade « Love me or leave me », kitch à souhait, faisant penser à la bonne époque de Brian Adams, guitare acoustique, percus lascives, violons tout devant et chant d’une beauté divine.
Ce disque se trouve être une bonne thérapie, tout ce qu’il nous faut en ces temps incertains pour ne pas sombrer dans les méandres de l’obscurité et la dépression universelle. Merci Messieurs et Madame, pour la bonne humeur et l’inspiration que vous nous apportez ici. L’album s’appelle Plaisir coupable et on sent qu’ils en ont mis du plaisir à enregistrer cette perle, ainsi que leur bonne humeur et leur amour de la musique. Et rien de coupable là-dedans, bien au contraire. A mettre dans vos playlists de l’été, avec le Firesky que j’ai chroniqué la semaine dernière, dans la même veine de positivité et de joie !





